‹ Journal d'un poète (volume 2)Chapitre 118 sur 167 · L ORGUE · texte numérisé non relu

L ORGUE

Les églises du Christ jour et nuit sont ouvertes; Mais les piliers sont seuls, les st.illes sont désertes, Le m.irbre bleu des morts est humide, et chez nous Personne ne sait plus l'essuyer des genou.x. L'étranger n'y vient voir que les lignes du cintre ; Les tableau.x des martyrs n'ont devant eu.\ qu'un peintre Qui, debout, l'œil en flamme et la main svir le cœur. Adore saintement la forme et la couleur ;

iriS - POÈMES A FAIRE

Et l'é.^lise sans toi, ce triste corps de pierre Qui dans l'autre âge avait pour âme la prière, L'église est bien heureuse encore qu'aujourd'hui Les lévites de l'art viennent prier pour lui.

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