‹ Journal d'un poète (volume 2)Chapitre 55 sur 167 · LASSAILLY · texte numérisé non relu

LASSAILLY

Encore un désolant exemple des supphces d'un travail excessif

I. Lassailly (Charles), littérateur français, né vers 1812, mort en 1843. Venu à Paris pour y suivre la carrière des lettres, il fut quelque temps secrétaire de Balzac, puis de Villemain. Il fut surtout connu par un livre étrange, écrit en style apocalyptique, intitulé les Roueries de Trialph, notre contemporain, avant son suicide (Paris, i833), qu'on regarde comme une sorte d'autobiographie de l'auteur. On cite encore de lui : Poésies sur la mort du fils de Bonaparte (Paris, i832) ; la Revue critique, publication mensuelle qu'il fonda en 1840 et rédigea seul. Il est resté comme un des types les plus excentriques de la génération de l83o.

dans une organisation faible. — Le goût très fin des lettres développé outre mesure dans ce jeune homme, la fréquentation des plus hautes intelligences, lui ont donné le désir violent d'atteindre la plus grande supériorité intellectuelle. — La surexcitation du cerveau est venue de ce désir joint à la nécessité de gagner sa vie, et ce n'était, dit sa sœur, que lorsqu'il était malade que venait le talent d'exécution pour lui; encore venaitil désordonné et obscur, ne scintillant que par rares éclairs. — Il vient de succomber, et une fièvre chaude l'abat. — Il est chez le docteur Blanche, le plus dévoué et le plus généreux des médecins; mais il est douteux que sa santé renaisse, et même sa raison.

Sa sœur a remarqué que, dans la santé, il ne pouvait pas travailler. La maladie était la lampe qui illuminait sa tête.

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