PRIERE POUR MA MERE
Ah! depuis que la mort effleura ses beaux yeux, Son âme incessamment va de la terre aux cieux. Elle vient quelquefois, surveillant sa parole, Se poser sur sa lèvre, et tout d'un coup s'envole; Et moi, sur mes genoux, suppliant, abattu, Je lui crie en pleurant : « Belle âme, où donc es-tu? Si tu n'es pas ici, pourquoi me parle-t-elle Avec l'amour profond de sa voix maternelle? Pourquoi dit-elle encor ce qu'elle me disait, Quand, toujours allumé, son cœur me conduisait? Ineffable lueur qui marche, veille et brûle, Comme le feu sacré sur la tête d'Iule... »
Septembre iS33.