‹ Journal d'un poète, recueilli et pub. sur des notes intimes d'Alfred de VignyChapitre 13 sur 51 · àLfftED DE viem · texte numérisé non relu

àLfftED DE viem

tl'où ses piedfi nettoochai^t pas la tenB et> pntdaîefit à quatre pooceftde distance. Ses jauges mat. fort courtes , sfô épaideB faaoÉesr^ ia droite très^-grosse^ sa tète-àiorme et son nez long et pointu ; — ses manières pleines de bonne gr&œ du; grand monde.

— Efa faôea , monsieur, m'ant-â dit, rom tous présentes pour rAcadémie? Vous êtes le plus^beau nom d'à ptésent^ vous avez réusm dans tous les genres et vous êtes le seul ayant des succès aus^ sûrs, de poëme^ de théâtre et' de livipsjiistoriques etdepMloaophie^ Vo1arB.plaee est à PAca* démie, etTOus dci^ez y étretm ,jour, .etun jour produon.

Id, j'ai pris la? parole.

— Ce jourrlà^ mon^uc^ luiai-jedit^:seraâtpeat*âre d^ «rrivé,.^ j'avais Toala naepi>é8enter, et j'en ai étévivemeiâ s(dIidtépard6shânmiesquinesQ9it^)asle&mj^ célèbres derÂcadénûe. Mais, id, j'auratS!trouTé;queiqueoonvenanoô à. remplacer monseigneur d'Itermc^lis;. j'aurais aimé à parler de sa vie, et je Taurais fait avec sympÉ^hie,mroiqai n'ai servi que sous la cocarde blanche. Je ne sais s'il conviendra bien que cet éloge soit fait par M. Pasquier, qui n'a cessé de le combattre et de le poursuivre.

11 dansait sur son petit fauteuil et croisait ses petites jambes sous sa chaise. 11 rougissait comme m eniant; visiblement très-embarrassé.

— £fa I monsieur , m'a-t-il dit, vous avez hiett rason , M. Pâsquier n'a rien que d'hostile à cette mémoire-là.

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M, Pasqukr n!a liende isomouin avec le» lettres ; maifi je le connais depuis (juaranfte ans, il voit s^uivent madame de Chateaubriand,, il est brt aimable wec nous. Puîs,^490urâaBt :

— D'ailleurs, aulrdiais^ il m'a Mt exiler, oa a'oid>lie par ces services-là.

— 11 ^ gàyiéfeux d'ouUier^ lui sn^e dît.

Oh.! j'y tiens jieu^.'et Je n'irais pas à cette êLodàmy si ÎB ne devais pas i^ttter pour le second fanlieail en même lemps et mon paaw^e fiaUanche ; il T soîKante ans c^e je connais Ballanche.

— ie.aongfiiS'^t je connais mtre awitié^dfiB^e ; mais la BMiileuce &Qan de lui assurer te seocuiâ fauteuil «st de ne pa&aattiiaeF M. BaB<|uder au premier.

— Je oeoifiy moMet»; repniiil, que ywb émiserez une lutte tBës^lû^gue et très-obstinée âms FAcadémie. ^ Trcii, et BOUS veBFOBS dans le comblé ce qui peut anriver. Je ne £spas4H'iln'y aiileUe combinaison poss&le qui amène des^cbences pour vous^ — d'ailleurs, je "wsm donne ma pasale pour teaèes tes élections futures; vous êtes, je te répète, le plus beau nom actuel.

— Monsieur, je ne bois à la mort de personne, et j'espère que, d*ici à vingt ans, il n'y aura pas une place vacante.

— Vous pouncîez l'atteodre, vous; mais nous... ?

Id, il a pris son bras droit de sa main gaucbe et s est

tordu douloureusement sur son fauteuil ; ce bras droit était paralysé et il le soulevait avec Tautre bras. En ce moment, avec son dos voûté et son air morose, il me rappela Kean lorsqu'il jouait cette scène de Shakspeare où Richard III gémit de ce qu'une sorcière a jeté un sort sur son bras.

— Nous avons trop vécu ; les honunes de mon âge doivent vous faire place, messieurs, c'est juste; nous devons disparaître de la scène, nous l'avons occupée trop longtemps. Je suis prêt, je suis tout prêt, moi : la Providence n'a qu'à ordonner.

— Eh ! grand Dieu ! monsieur, lui ai-je dit, qu'il n*y ait plutôt plus d'Académie que de voir un bonmie comme vous regardé de côté par ceux qui épient sa place.

Il s'est calmé et a souri de nouveau; je me levai en lui répétant que je me contentais de la promesse qull me donnait pour les places à venir, que j'espérais qu'elles tarderaient et que je les attendrais fort patiemment. — U m'a reconduit en me répétant qu'on ne savait pas ce que la lutte amènerait, qu'il irait et qu'il me répétait sa parole.

Lundi 7 février

THiERS. — Dans une maison de la rue Saint-Georges, qui ressemble à une jolie petite maison de campagne, ar-

rangée avec goût^ j'ai trouvé Fauteur de V Histoire de la Révolution. On m'a introduit dans un cabinet orné d'objets d'art, de tableaux et de bronzes, qui en font un séjour élégant, reposé et gracieux. — Le maître de la maison est monté; il était en habit noir et non en négligé et en robe de chambre ; cela m'a plu, j'ai senti l'homme d'action, prêt de bonne heure, et l'homme d'affaires, dressé à l'habit noir du procureur. J'ai causé une heure avec lui, d'abord de rélection, puis du sens général des élections académiques, auxquelles je reprochais d'être trop politiques; puis de l'étude, de la retraite, puis enfin de ses travaux historiques sur Napoléon, travaux sur lesquels il s'est étendu.

J'ai trouvé en lui, dès l'abord, la tète la plus saine que j'eusse rencontrée dans les académiciens et l'homme le plus sûr de lui dans la conduite de ses idées à travers les phases de la conversation rapide que nous avons eue. L'article du National intitulé les Parques le préoccupait, et il a commencé par s'excuser de connaître les vieilles femmes qui dirigent l'Académie par leurs intrigues. — Il m'a dit qu*il était loin de ces influences ridicules et m'a déclaré que, dans son opinion, fêtais le premier qui devait passer à l'Académie, qu'il était temps de sortir des nullités et des médiocrités ; que ce corps savant était devenu trop politique, il en convenait, mais qu'il ne fallait pas trop s'en alarmer, que cela ne continuerait pas et qu'il allait montrer à l'Académie même le bonheur qu'il

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aurak ày voâr mm mm^ si, 43®ame I repérait, on se 4ibnit sur Baltaache, hxfdA tgpmàmit Fiiitâtsssaît par

^«€S imniâlm par Itafoléoa, trésor inappréciable est sur ieqiid il bas»» ses travara; pense qoe feaip^raor a mal ^colé les ionses âe la aaicm, •et que le manqoe dTéqniaibve jeQ&e les forœs les «tra^ises fut sa plus grande

Il mt promet sa vote pour ^ tFoisième électioin et tmises tes autres, pisqu*à oe que je sois noamé, s il ne peotici, à pt^opos ée ces âettK AiilfteHils, !^re surgirim iacntest heureac

5 mars

Il arriva, krstpie la bataille (tes trois jours fut finie, qiR Se oo](SBel Fabmr fit inscrire les noms des héros de Jittllet 1 tôO et le nomlnre d^bonïmes qn'fis avaiend tués.

L'un liisrit wigt, Tauflre cent, plus ou moins. — Le vde^ donaa tsini^ante-cinq miDe hommes de la garde royale. Or, â n'y en avmt que six mfOe en garnison à

^l'est ainsi qrffl m'arrire dans le dénombrement des

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fauîl. aeadtnidena qoi m'ont donné leurs vdx de ne plus pouvoir en trouver jamais moins de quatorze* Chacun me dk«qQHl a^vDté pour moi Lamartine me ïiaBsure et ajoute que cela ne pouvait être autrement

Aiqotirdrhiiî^ le bon Ballanôhe me cBt que sa voix est à moi lorsqu'il aura le droit de voter. — Il cause en paix et agréablement avec moi. HoMête et bon vieillard, il a Tair satisfait et heureux.

— Dans un salon, dit-il, sur quarante hommes, chacun prend les siens ; je ferai* de même, et vous aussi, à l'Acadéraie t nous prendrons les nôtres.

17 mars.

Condamné par la mort de Roger à recommencer mes visites, le mal de cœur me prend au moment d'écrire tout ce qui m'est dit de niais et de ridicule.

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