‹ Journal d'un prêtre Lorrain, pendant la Révolution (1791-1799);Chapitre 101 sur 148 · EN BOHÊME 2H · texte numérisé non relu

EN BOHÊME 2H

j'étais en sueur, que je rafraîchis dans une chambre où il y avait un air pesant et de mauvaise odeur, je me trouvai mal. Je sortis, et le guide s'en étant aperçu sortit avec moi. Alors je tombai en faiblesse. Je revins, mais je retombai une seconde fois. M. le curé, qu^on appela, vint aussitôt et me fit donner tous les secours qu'il put : on me prépara un bon lit oîi j'allai me reposer; j'y dormis bien et je ne sentis plus aucun mal le lendemain. Je fis mes excuses à M. le curé, je le remerciai et lui dis que je me trouvais assez bien pour continuer ma route. « Non, vous ne partirez ni aujourd'hui ni demain, me répondit-il ; a^ous vous reposerez, et nous verrons comment cela ira ». Je restai donc chez lui ces deux jours-là; je payai mon guide qui s'en retourna à Dresde, où il répandit la nouvelle de mon accident, en sorte que quelques-uns crurent que j'étais mort, ou que j'allais mourir.

M. le curé me traita fort bien, me fit acquitter des messes dont il me donna la rétribution, et le lundi S après m'avoir fait déjeuner, il me permit de pousser plus loin. J'étais déjà en Bohême alors. Comme il y avait poste dans ce village pour aller à Toplilz où j'allais, je priai

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