septembre
232 L\\ PRÊTRE LORRAL\ PESDA^T LA REVOLUTION
arrêté que nous partirions à sept heures du matin. M. Gobert, mon ancien compagnon, voulut aussi partir avec nous. Nous fimes nos adieux, et nous partîmes en effet ce mercredi, 6 du mois de septembre, à l'heure fixée, pour nous rendre à Augsbourg et de là à Constance pour recevoir et les ordres, et la bénédiction de Monseigneur, qui était dans cette dernière ville.
Arrivés à Augsbourg qui est une grande A'ille, partie catholique, partie protestante, fort commerçante à ce qu'il m'a paru, généralement bien bâtie, mais irrégulière, nous nous informâmes du jour auquel partait la diligence pour Constance et on nous dit que c'était le samedi. Cela nous accommoda fort bien. Nous allâmes aussitôt retenir nos places, et, après, nous eûmes le temps de bien célébrer la fête de la Nativité de la Sainte Vierge ' dans l'église des R. P. Jésuites, où nous eûmes le bonheur de dire la sainte messe, ce jour-là et le lendemain. Je fit connaissance d'un de ces révérends pères et je vis avec bien du plaisir qu'ils avaient encore leurs robes, qu'ils avaient aussi le collège, et qu'ils y vivaient comme avant leur suppression.
Nous partîmes de cette ville le lendemain vers