‹ Journal d'un prêtre Lorrain, pendant la Révolution (1791-1799);Chapitre 115 sur 148 · ARRIVÉE A CONSTANCE. = L'ESPOIR DE RENTRER EN FRANCE · texte numérisé non relu

ARRIVÉE A CONSTANCE. = L'ESPOIR DE RENTRER EN FRANCE

s'Évanouit. = visite a l'évèque de toul. = table commune FONDÉE PAR l'aRCHEVÈQUE DE PARIS. = LE BON SUPÉrieur de saint-claude dans le tyrol. = le tyrol ou eichstatt? = installation a constance. = plus de cinq cents prêtres français et de deux mille émigrés. = organisation de la table commune . = conférences d'Études pour les prêtres. = sermons et cathéchisme

POUR LES émigrés ET LEURS ENFANTS. = ÉTABLISSEMENT d'une INFIRMERIE. = RECHERCHE DES M.\LADES. ^ M. L'aBBÉ PICHET. = LA VILLE DE CONSTANCE ET SES ENVIRONS.

IL y avait ce jour-là une foire dans cette ville, et beaucoup de monde. Au milieu de ce monde, un soldat aperçut que j'avais un sac. Il m'arrêta. Il me fallut le suivre à travers cette foule pour aller parler au sergent de garde qui était sur le port. Ce sergent me demanda qui j'étais, où j'allais, si je venais demeurer ici. Je répondis à toutes ces questions et, à la dernière, je dis que je voulais seulement dîner à Constance, et que j'irais coucher à Schafîouse. Sur cela il

A COSSTAyCE 235

me laissa aller et je fus encore obligé de percer la foule pour entrer dans la ville.

Pendant ce temps-là, mes compagnons étaient entrés. Par bonheur nous étions convenus d'une auberge qui est à l'entrée de la ville. J'aperçus cette auberge et, y étant entré, je les y trouvai qui commençaient à être inquiets de moi.

Nous laissâmes nos sacs dans cette auberge et nous nous dépêchùmes d'aller rendre visite à Monseigneur notre évêque *, parce qu'en effet nous voulions partir tout de suite pour aller à Schaffouse. Nous étions devant la cathédrale, lorsque nous aperçûmes M. Guillot, secrétaire de Monseigneur, qui sauta à notre cou, et nous dit : « Mes amis, vous venez trop tard. Le décret qui nous rappelait- est cassée Tout est renversé et il y en a un nouveau qui chasse tous nos confrères du terrain de la République ; ainsi , il vous faudra demeurer ici. »

Nous fûmes atterrés de cette nouvelle et bien fâchés d'être venus. Il nous conduisit chez Mon-

Page 1