‹ Journal d'un prêtre Lorrain, pendant la Révolution (1791-1799);Chapitre 116 sur 148 · Le décret du 24 août 1707 (voir p. xui · texte numérisé non relu

Le décret du 24 août 1707 (voir p. xui

3. C'était la loi du 19 fructidor (5 septembre 1797). Le curé de Troussey, Charles Morel (voir p. 118, note 2), qu'Alaidon avait rencontré a Warendorf, avait quitté cette ville en mars 1797 pour rentrer ea France. 11 dut y exercer le minislèrc secret et vivre de charité; il fut arrêté à Nancy, le 11 floréal an VI (lundi 30 avril 17'J8). (Voir E.Mangenot, les Ecclcsiasliqucs, p. 307, note 1.)

seigneur qui nous répéta la même chose. Nous gémîmes et nous causâmes quelque temps avec lui; ensuite M. Guillot dit : « Ce n'est pas tout, il faut tout de suite vous chercher une chambre et vous introduire à la table commune ». Ce Monsieur logeait vis-à-vis de Monseigneur chez un chapelain de la cathédrale. Il y avait précisément dans cette maison une belle chambre vide que ce chapelain nous loua. Il nous conduisit ensuite chez M. Leriche, secrétaire de Monseigneur l'archevêque de Paris S qui était à la tête de la table commune à laquelle il nous admit, en sorte que tout fut arrangé dans la matinée et pour le logement et pour la nourriture. Nous allâmes à onze heures pour dîner à la table commune où nous trouvâmes entre trente et quarante prêtres qui la composaient. Dans la soirée, nous allâmes chercher la permission de demeurer à Constance. On nous l'accorda sans difficulté, et par là nous nous vîmes fixés dans cette ville, sans nous y attendre quelques moments auparavant. Vous êtes juste, Seigneur, et nous adorons et adorerons toujours votre sainte volonté sur nous.

Mon bon supérieur de Saint-Claude ' ne resta avec moi que huit jours. Il s'ennuyait dans cette

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