Voir i)lus haut, p. 245, noie i
en faiblesse. Je revins bientôt, mais le mal ne passa pas. On me chercha une chambre, parce qu'on vit bien que je ne pouvais pas partir en cet état. L'ayant trouvée on m'y conduisit et j'y fus assez mal pendant huit ou neuf jours ^ Mais mes compagnons, et surtout M. Masson, me rendirent tous les services qui furent en leur pouvoir, jusqu'à coucher dans ma chambre pour avoir soin de moi pendant la nuit. A force de bons soins et des remèdes que je pris, ma santé commença à se rétablir; en sorte que, comme on craignait de jour en jour l'arrivée des Français, je voulus partir avec tous les autres et je montai avec plusieurs sur un char qu'on avait loué pour nous conduire jusqu'à Ulm. Nous arrivâmes dans cette grande ville. Tout y était en rumeur. On craignait les Français. On avait peine à trouver à y loger. A force de courir, nous trouvâmes chez un protestant, chez lequel nous fûmes fort chèrement.
Il se présenta là une occasion d'aller plus loin. Un jeune homme, qui avait un char et deux bons chevaux, s'offrit de nous conduire à Kaimbourg- le lendemain. Nous fîmes prix avec lui et, en effet.