‹ Journal d'un prêtre Lorrain, pendant la Révolution (1791-1799);Chapitre 122 sur 148 · février · texte numérisé non relu

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DE CONSTANCE A EICHST/ETT 257

aussi de dames bernardines. Les chemins étaient si mauvais à cause du dégel que nous ne pouvions presque pas nous tirer. Nous mîmes plus de deux heures pour faire cette lieue. Nous en fumes plus fatigués que d'avoir marché toute une journée. Nous arrivâmes cependant enfin, et on nous reçut bien. Nous y demeurâmes à peu près trois jours, bien logés et bien nourris.

De cette abbaye, nous vînmes à Riedlingen. MM. Toussaint et Masson', qui s'étaient séparés de nous à Klosterwald, y étaient et même se proposaient de s'y fixer. Nous renouâmes encore avec eux. J'allai voir en arrivant M. Kaulin-, de Saint-Dié, qui" s'était aussi réfugié là. Je ne le trouvai pas, mais je vis sa société. J'avais chaud quand j'arrivai et je fus refroidi dans cette maison. Nous en sortîmes pour chercher une voiture pour aller plus loin. Nous avions déjà trouvé un grand char qui retournait à vide, et nous nous étions déjà accommodés avec le conducteur, mais Dieu en disposa autrement.

Je commençai à sentir un mal être. Nous allâmes dîner dans une auberge. Sur la fin du diner, je me sentis faible, je sortis, et je tombai

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