Le 30 juillet
2. Henriot, chanoine régulier de Notre-Sauveur, en résidence à l'abbaye Saint-Léon, située au faubourg Saint-Evre de Toul. Il avait prêté serment de fidélité à la Constitution civile du clergé lo 30 janvier 1791. Il se déprètrisa en 1794 et épousa une demoiselle Gérard, de Tuul. <■ 11 devint l'un des orateurs habituels des fêtes révolutionnaires. Lorsque la ville (de Toul) réorganisa le collège communal dans les anciens bâtiments de Saint-Léon, M. Henriot fut nommé professeur de la classe élémentaire de latin. 11 avait fait inscrire sur la porte de sa classe ce qui suit : Ici on s'honore du titre de citoyen. Or, les élèves invités à se donner ce beau titre avaient de neuf à douze ans. M. le professeur usait volontiers de la férule et du fouet à lanières. Aussi ses élèves avaient-ils gardé de lui un vif souvenir. >• (Mme Frangois, Études, p. 85-86.)
d'un ton fort honnête qu'il était envoyé pour m'annoncer qu'il viendrait, le lendemain, chanter ma messe et les vêpres; qu'il était bien fâché de me déplacer; qu'il y avait été forcé; qu'il espérait que cela ne durerait pas longtemps, et que le plus beau de ses jours serait celui oii il me remettrait tout entre les mains. Je lui répondis que je ne pouvais pas m'y opposer, mais que je ne renonçais pas à ma qualité de pasteur; que je le serais toujours; qu'il avait eu sans doute de bonnes raisons pour se déterminer à une telle action; que je désirais, au moins autant que lui, l'arrivée du beau jour qu'il me promettait, et, après quelques discours à peu près semblables, nous nous séparâmes.
Le lendemain', je fis sonner ma messe à sept heures, après avoir été au confessionnal. Les paroissiens, qui étaient instruits de tout, vinrent en foule, de sorte que l'église se trouva pleine comme aux plus grands jours de fête, et j'appris que l'intrus n'avait eu à la grand'messe qu'environ une dizaine de personnes.
Ce qu'il y eut de remarquable, et ce qui frappa quantité de personnes, fut la circonstance de ce septième dimanche qui a pour évangile de