‹ Journal d'un voyage à Paris au mois d'août 1802Chapitre 57 sur 60 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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4. C’est-à-dire : du prince de Condé. — En P. -S., M. Chodron ajoute : « J’ai eu l’honneur de voir aujourd’hui M. le duc d’Enghien, qui se porte bien». 11 est évident qu’à Ettenheim, d’où il arrivait, il avait été longuement interrogé sur son voyage.

CHOnnON A CONTRE

[Fribourg,] ce 20 octobre 1803.

Je vous ai promis, Monsieur le Chevalier, de continuer à vous donner des détails ; je m’empresse de vous tenir parole, et j’entre en matière.

Vous avez entendu parler des impôts énormes qui pèsent sur ce malheureux pays : pour vous en donner une idée, je vous citerai, par exemple, les droits de timbre et d’enregistrement. Ces droits ont produit dans un des plus petits départements, où il y a peu de grandes villes et un commerce très borné, dix millions en une année ; ainsi, en partant de cette base, calculez combien les io4 départements qui composent la République doivent rendre, et vous trouverez plus de six cents millions rien que pour un droit1. Un notaire de Paris m’a dit avoir payé jusqu’à cent mille francs dans un mois pour les actes passés dans son étude. Si vous ajoutez à cela l’impôt sur les terres, l’impôt mobilier, celui sur les portes et fenêtres, les revenus des forêts

i . En i8o3, le budget entier des recettes s'élevait à peine à cette somme. Quant au produit des droits d'enregistrement, même additionné à celui des domaines, il ne dépassait guère aoo millions (Duc de G acte, Mém., t. I, p. 304. Cf. Mollien, Mém., t. 1, p. 3GG).

l3§ JOURNAL D’UN VOYAGE A PARIS

et domaines nationaux, les droits de barrière, les octrois qui se rétablissent dans presque toutes les villes, etc., etc., vous jugerez que les impôts sont plus que doublés. On crie, mais l’on paie ; sans quoi on vous envoie garnison, qui reste à vos frais jusqu’à ce que vous ayez soldé l'imposition à laquelle vous êtes taxé. Avez-vous à recueillir une succession de cent mille francs, par exemple, mais qui est grevée de cinquante mille livres de dettes ? On commence par percevoir le droit d’enregistrement sur le pied de cent mille francs, sans égard aux dettes ; viennent ensuite les frais d'inventaire, qui sont très chers. Avez-vous une demande à faii’e à un ministre ou autre homme public quelconque? Il faut du papier timbré. Les lettres de change doivent être sur papier timbré, plus ou moins cher suivant la somme ; celles qu’on reçoit de l’étranger doivent être également timbrées avant d’en faire usage ; les affiches, annonces, journaux, etc., tout est timbré.

Une chose qui exaspère les pères de famille, c’est la conscription. Après avoir beaucoup dépensé pour l’éducation de leurs enfants, c’est à l’âge de 21 ans, époque à laquelle il s’agit de leur donner un état, qu’on les enlève pour le service des armées. Si le conscrit s’évade et ne rejoint pas à l’époque prescrite, ses parents sont condamnés à une amende de i.5oo livres, et le malheureux enfant est arrêté, garrotté et conduit de brigade en brigade jusqu'à un des ports de mer désignés, pour y être embarqué et envoyé au service des colonies 1 ; et pour exciter la surveillance de la gendarmerie, on lui alloue cent francs par conscrit qu’elle arrête. On se plaignait autrefois de la milice : ceci est

1. C’était surtout pour l’expédition de Saint-Domingue que ces rigueurs avaient été exercées.

appendice

mille fois pire, car personne n’est exempt et, en temps de guerre, tout est mis en réquisition et doit marcher. On prétend que ceux qui n’avaient pas 25 ans en 1 79^ et qui n’ont pas fait les quatre ans de service, seront obligés de servir pendant ce moment-ci. Si cela est, beaucoup d’émigrés rentrés seraient dans ce cas.

Depuis quelques mois il y a eu beaucoup de banqueroutes à Paris h On en craint d’autres, qu’on annonçait comme très prochaines au moment de mon départ. Le commerce est anéanti, et toutes les villes maritimes ruinées.

Les préparatifs de guerre1 2 se continuent avec activité; les bois, les chanvres et les ouvriers propres aux constructions de la marine sont mis en réquisition. Les opinions sont partagées sur cette grande expédition. Les uns la regardent comme infaillible, les autres croient qu’elle échouera ; d’autres, enfin, prétendent que la paix se fera avant qu’011 en vienne sérieusement aux mains, et ceux-ci se fondent sur ce que le Premier Consul a un très grand intérêt d’avoir la paix pour consolider son autorité et son gouvernement ; qu'il y regardera à deux fois pour tenter la descente, parce que, s’il échoue, les suites peuvent être très fâcheuses contre lui : elles sont incalculables.

Il fait très souvent manœuvrer les troupes des environs de Paris, et il ne néglige rien pour les électriser. Il n’y a rien de beau comme sa Garde, pour la tournure, la figure et la tenue des hommes. J’aurais bien

1. Les rapports du préfet de police, à ce moment, signalent des faillites peut-être plus nombreuses que d’ordinaire. (Lanzac de Laborie, Paris sous Napoléon, t. VI, p. 22-3o, et Aulard, Paris sous le Consulat,

t. III et IV).

2. La rupture de la paix d’Amiens avait eu lieu pendant le séjour de M. Chodron en France.

X '|0 JOURNAL d’un VOYAGE A PARIS

voulu voir une parade pour vous en faire le détail ; mais il n’y en a pas eu pendant mon séjour à Paris. Il a une grande prédilection pour le militaire. Les places dans le corps diplomatique, dans les trois Chambres, au Conseil, dans les préfectures et généralement dans toutes les parties, même de la finance, sont, pour la plupart, occupées par des militaires1.

Quant à l’opinion, il serait difficile de vous en donner une idée bien juste. Certainement il y a beaucoup de gens bien pensants qui désirent l'ancien ordre de choses, mais qui, étant encore dans la stupeur de la révolution affreuse dont ils ont éprouvé toutes les horreurs, ne se montreraient que dans le cas où ils auraient la certitude d’être soutenus par une force imposante. Et où pi’endre cette force dans ce moment-ci, que toutes les puissances (excepté une seule), tremblantes pour elles-mêmes, sont aux pieds de l’homme du jour?

Je crois qu’on ne tient à cet homme qu’en raison de la tranquilité qu’il a procurée après les secousses qui ont précédé son élévation, et par la crainte que le parti des Jacobins ne reprenne le dessus. Du reste, on ne se dissimule pas que l’on est pour un gouvernement d’autant plus despotique qu’il est purement militaire, et, pour ce rapport, on ne peut pas l’aimer. Mais le chef, ayant à sa disposition l’armée, les finances et la nomination à tous les emplois quelconques, même les places de commis dans tous les bureaux et jusqu’aux places dans les collèges, se fait nécessairement un nombre prodigieux de créatures. Ajoutez à cela tous les acquéreurs de biens nationaux, qui ont un grand intérêt à ce que le gouvernement actuel se maintienne. Toutes

i. Cette assertion est exagérée, Bonaparte affectant, au contraire, clans Lien des occasions, de mettre l'élément civil en relief.

APPENDICE

ces circonstances contribuent nécessairement à donner à ce chef un pouvoir et un crédit fort étendus. Néanmoins, on ne peut prévoir les événements futurs ; c’est quelquefois dans les moments les plus désespérés que la chance tourne, et qu’un changement heureux, arrive.

(Autogr. N. S.J

BELLE-ISLE A CONTYE '

[Fribourg,] 3 mai 1803.

J’ai reçu aujourd’hui, Monsieur, votre lettre du i4 avril, et quoique je vous aie écrit avant-hier, voici encore une lettre de moi parce que j’ai sur le cœur « la ph rase qui accorde de grandes qualités à Bonaparte ». En recueillant les matériaux qui ont composé ma lettre du 16 mars, j’ai pris les impressions du bien et du mal qu’on m’a dit de lui1 2. J’en ai, d’après mon jugement,

1. M. Neuville de Belle-Isle (Louis-Jean-Grégoire), né en Champagne en 1 760, avait d'abord servi dans la marine, Après avoir pris part au combat livré en avril 1781 par l'escadre de i\l. de Grasse, et fait campagne sur mer jusqu’en 1783, il émigra en septembre 1791 et entra dans l’armée de Condé. Au moment du licenciement, en 1801, il était second lieutenant-colonel dans l’état-major du régiment de Durand. Il ne devait retourner en France qu’en 1 8 1 4.

2. A la fin de 1802 et au commencement de i8o3, M. de Belle-Isle avait fait en France un voyage de même durée que M. Chodron. Voici un extrait de sa lettre du 16 mars, sur Bonaparte : « Ses généraux sont ses plus grands ennemis, et les corporations [corps de l’État] qui gouvernent sous lui sont ses juges les plus dangereux. On dit qu’il ne craint que les jacobins ; cependant il les emploie dans les dignités et les charges de l’État. Ils sont pour lui irréconciliables. Ils l’accusent de les avoir trompés : il leur a promis une république, et il leur donne une monarchie qui est la sienne. On assure que leurs efforts, que leurs travaux ont pour objet de remettre la maison de Bourbon sur le trône, non par attachement pour elle, mais par haine pour le gouvernement actuel ». Ces appréciations et d’autres semblables écrites sur le même ton, n’ayant pas paru à Londres assez défavorables à Bonaparte, une espèce de blâme était venue de l’entourage de Condé,

1 44 JOURNAL D’UN VOYAGE A PARIS

fait l’explication dans le délai 1 que je vous ai envoyé. J’ai pensé qu’il fallait premièrement être juste, et secondement, être vrai ; sans cela ma lettre n’aurait aucun intérêt. Pour bien vous expliquer ma phrase, il est assez remarquable de penser que me voilà obligé de vous faire un éloge de Bonaparte. Cela n’empêchera cependant pas tout ce qui est à son désavantage de surnager.

Peut-on ne pas dire que Bonaparte a des idées militaires ; qu’il a la force de supporter le poids que sa politique a placé sur sa tête ; qu’il en impose comme roi et qu’il règne comme usurpateur P Tout homme qui verrait ces deux attitudes doit concilier la clémence avec la tyrannie ; et il est vraisemblable que celle-ci appartient à son caractère et que la clémence est un sentiment pénible pour lui. Il ri'est pas question de ce qu’il souffle et de tout ce qui doit troubler son repos et son bonheur; mais son ambition l’énerve, son bon hasard le sert, son orgueil le soutient et son génie, qui se forme par l’habitude du travail, le conduit. Enfin vous serez d’accord avec moi sur un point : c’est que les qualités d’un homme doivent être relatives à son état ; et il a celles du sien, et on dira un jour de lui qu’il a été grand, parce qu’il aura été extraordinaire. Voilà comme pensent ceux qui le servent et ceux qui le craignent. Comme ceux-là sont nos ennemis et que leur nombre est le plus fort, j’ai dû vous avertir de leur opinion qui s’accrédite tous les jours. Il est bien certain que Bonaparte ne veut point le Roi. Il y a trop longtemps déjà qu’il gouverne, pour ne pas s’accoutumer à la propriété de sa couronne ; et, comme je vous l’ai mandé, notre espoir se retrouvera dans ses vices, dans ses défauts, dans ses ennemis et dans ses revers.

APPENDICE

Alors nous retrouverons l’homme dans sa nature : mais jusque-là nous ne pourrons pas lui refuser des moyens.

Vous me demandez ce qu’on dit et ce qu’on pense de notre malheureux maître1: je croyais m’être expliqué encore dans ma lettre du i(i, et j ’avais cru plus respectueux pour lui de vous laisser débrouiller les fils du système dont je vous ai parlé dans cette même lettre.

Comme je dois être sûr que, lorsque j’avance une chose, on ne peut pas me soupçonner (si elle est désavantageuse à mes maîtres et à ceux de leur sang) de partager et d’avoir aussi à moi seul des idées révolutionnaires, je puis, sans risque de leur déplaire, leur découvrir les vérités que je sais et qu’ils ont, sans doute, besoin de savoir. Celte tâche est cependant très difficile à remplir, quoique j'aie pour garants mon respect et mon dévouement.

On veut un Roi, on veut un Roi de la maison de Rourbon parce que le droit est pour elle ; maison voudrait qu’il fût irréprochable, el le parti qui repousse le Roi allègue deux démarches de Louis XVIII, qui trouve cependant beaucoup de défenseurs dans la marche des circonstances d’alors. Le parti qui n’est pas franchement républicain en faveur de Bonaparte, veut un Roi : mais trouvant de la honte à revenir sur le passé et à ne pas conserver et maintenir quelques-uns des changements amenés par la Révolution, désigne tantôt Monseigneur le duc d’Angoulême2, à cause de la fille de

1. Le prince de Coudé. Plus loin il est désigné par le mot on.

2. Depuis quelque temps, des royalistes, mécontents du peu d’initiative de Louis XVIII et du peu de courage du comte d’Artois, parlaient de leur substituer le duc d’Angoulème ou le duc de Berry, son frère, à qui, d’ailleurs, ils prêtaient assez gratuitement des qualités de chef de parti. Le duc d’Enghien lui-même a rapporté ces propos, si peu conci-

JOLll.NAL l>’lN VOYAGE A PARIS.

lü

JOURNAL D’UN VOYAGE A PARIS

Louis XVI, tantôt Monsieur le prince de Condé, à cause de lui-même. Mais il y a toujours là quelqu’un pour dire qu’il a trop bien servi son Roi ; et que, si jamais on le voyait l’épée à la main, ce serait pour lui rendre son sceptre, et non pour le garder.

Mais nous ne devons pas douter aussi que le plus grand ennemi de la maison de Bourbon est le temps, les puissances qui semblent d’accord pour la tenir dans l’éloignement1, les écrivains payés pour motiver l’oubli dans lequel on la laisse (voyez un article du Journal des Débats du 22 décembre2), les orateurs qui distillent le poison du républicanisme. Il ne reste en sa faveur que ses amis, qui sont sans appui, sans armes, sans argent. Une grande vérité doit naître de cette triste position : c’est que, s’ils perdent patience, ils se feront une autre existence, et s’ils se croient vaincus, tout est fini, tout est perdu, parce que cette génération s’use.

C’est avec le sentiment d’une profonde douleur que je vous écris cette lettre, Monsieur, parce qu’il m’en

liables avec les idées de légitimité (voir Corr. du D. d'Engliien, t. I, p. 1 1 3 ; t. IV, p. g6 ; etc.). — Parmi ces royalistes impatients on pensait quelquefois au duc d'Orléans, mais fort peu à Condé, et c’est sans doute pour ilatter ce vieux prince, que M. de Belle-Isle le mentionne comme étant aussi l'objet de leurs visées et de leurs espérances secrètes.

1. Le roi do de Suède était alors le seul souverain en Europe qui mit en avant la cause des Bourbons. L’Angleterre était décidée à la délaisser, quoiqu’elle fût en guerre avec le Premier Consul.

2. Il s’agit d’un article intitulé « Quelques réflexions sur les dernières séances du parlement d’Angleterre », où les prétextes que les Anglais pourraient avoir de reprendre la guerre étaient passés en revue et combattus. Pouvait-il être question de la cause des Bourbons ? « Ils ont successivement perdu tous leurs partisans : la rentrée des émigrés et le rétablissement du culte catholique ont détruit leurs dernières espérances... Leur existence est presque ignorée ; l'Europe les connaît moins que les généraux français du second ordre. Dans le siècle de la gloire et des réputations chez un peuple où l’honneur militaire a tant d’empire, l’oubli est le dernier opprobre, et les Français ne veulent point être gouvernés par des hommes oubliés » (J. des Débats, i" nivôse, an \1).

APPENDICE

coûte de m’expliquer sur une matière qui intéresse un nom 1 qu’on ne doit prononcer qu’avec le plus grand respect; et tout homme qui réfléchit sur le sort de la France peut encore espérer, mais il a, malheureusement, le di'oit de douter.

Dans une correspondance aussi délicate, une chose me rassure : c’est votre lettre, que j’ai sous les yeux. Nous voulez savoir? C’est en honnête homme que je dois vous répondre. Dans un temps, j’ai servi la cause royale mieux avec mon amour pour elle qu'avec l’épée ; aujourd’hui, je crois la servir avec la vérité ! Je vous ai parlé du temps présent ; je puis aussi vous dire ce que je pense de l’avenir. Bien certainement nous aurons un autre ordre de choses ; nous avons, pour l’espérer, deux raisons puissantes : l'autorité des Bois de la terre et la dignité des nations qui est compromise, l’ennui qu’éprouvera la France d’être ballottée par un gouvernement incertain et dur; et si le cœur des Français se rouvre pour être juste, il est pourtant vrai qu’il faudrait encore que le Boi fût là pour pardonner. On disait cet hiver à Paris : « Si Madame la duchesse d’Àngoulême arrivait ici, elle serait portée en triomphe aux Tuileries » ; mais, disait-on, « Nous serions dans un nouvel embarras, à cause du droit de Louis XVIII. »

Enfin, Monsieur, pour ne rien vous cacher, je dois vous raconter une circonstance très simple, mais très nuisible, du retour des émigrés en France. Ceux qui désirent un Boi, comme ceux qui le craignent, se sont informés des moyens des deux princes, l’espérance de la maison régnante de Bourbon : on n’a pu dire que du bien de Monsieur le duc d’Angoulême, et on en dit

i. Le nom de Bourbon.

1 48 JOURNAL D’UN VOYAGE A PARIS

davantage de Monsieur le duc de Berry. Les espérances n'en ont été que plus divisées, et cela fait un parti de plus, soutenu par ceux ou qui veulent la République, ou qui ne veulent que le désordre qui les enrichit.

Je crois, Monsieur, avoir rempli vos intentions ; et si, dans ma manière de voir et dans mes expressions, il se trouve quelque chose d'invraisemblable, on me fera sans doute grâce : je ne me suis jamais cru appelé à décider du sort des Rois, et, mon opinion ne devant être d’aucun poids, je me renferme dans l’état modeste d’un sujet fidèle qui n’ose fixer le trône que pour savoir où il est, pour le soutenir et le défendre...

... Votre lettre du i4 ne me parle point de la lettre de M. de Ferval1, que M. Chodron a mise dans son paquet. Il a cru vous faire plaisir de vous informer de l’esprit des provinces ; quoiqu’il ne soit pas consulté pour celui de la capitale, il est pourtant bon de savoir que le mécontentement des départements serait d’un grand secours dans une secousse...

... Adieu, Monsieur, conservez-moi votre amitié; je crois la mériter, et si on daigne recevoir les hommages de mon plus profond respect, offrez les.

fAutogr. N. SJ

i. M. de Ferval était un des émigrés réfugiés à Fribourg. On voit qu’il avait aussi envoyé en Angleterre ses impressions sur l’état de la France.

TABLE SOMMAIRE

Abbeville, 25, 27, n5.

Ambassade d’Angleterre ,

Amiens, 29, 1 1 3 , 1 1 4 , n5.

Andrieux (F. -G. -J. -S.), 79.

Andromcique, io3.

Angoulême (Duc d’), 1 45, i47-

Antheaume de Surval (André-Joseph), i35.

Antiquités (Marchands d’), 58, 61 , 77, 78, 81 , 102.

Archives nationales, 128.

Armand (Madame), 63.

Armée, i3g, 1 43 .

Arsenal de la Bastille, 55.

Artois (Comte d’), 1 45.

Assignats, 43.

Augustines de Bellechasse (Couvent des), i3o, i3i.

Avenue du Coq, 5g.

— de l’Opéra, 34-

Bains chinois, 35, 36.

— de rivière, 52,

Banqueroutes, i3g.

Barbier, comédien, 79.

Barouche, 7, 21, 3o. Voir aussi Voitures.

Bastille, 55.

Batli, Angleterre, 74.

Beaupré, danseur, 63, 102.

Beauvalet, hôtelier, 33.

Befroi (Madame), 79.

Bellechasse (Couvent de), i3o, 1 3 1 .

Belle-Isle (L.-J.-G. Neuville de), 123, i43, 1 46.

Belloy (Mgr de), 72.

Bernardines de Panthemont, i3o, 1 3 1 .

Berry (Duc de), i45, 1 48 .

Bertin, chanteur, 63, 102.

Betz (Château de), Oise, 129.

Bibliothèque nationale, 62,

— des Invalides,

Biens nationaux, i4o.

Bonaparte, Premier Consul.

I oo

TABLE SOMMAIRE

38, 3g, 65, 67, 71, 7a, 70, 101, io3, io4, 122, ia3, 1 3 9 , 1 43 , 1 44-

Bonaparte (Madame), io3.

Boulevard Bourdon, 55.

— de la Chaussée

d’Antin, 35.

— de Clichy, 59.

— Haussmann, 86.

— Henri IV, 55.

Boulevards (Théâtres des), 1 34 ■

Boulogne - sur - Mer, 2 i-2 5 , 1 15, 1 17.

Bourbon (Maison de), x 46 .

Boutin (S.-C.), 69.

Boutiques, 85.

Branchu, danseur, 63.

Branchu (Madame), 102.

Breteuil, Oise, 3o, 1 1 3 .

Briges (Malbec de Montjoye, marquis de), 126.

Brocanteurs, 58, 61, 77, 78, 81, 102.

Bruno (Saint), i33.

Cabriolets, 36-37, 91-

Café (Consommation du),

Calais, 12-20, 117, 118.

Cambacérès, 102-103, 129.

Camus (À. -G.), 128.

Canaletto, 5i.

Carmélites de la rue de Grenelle, i3o, i3i.

Carrousel. Voir Place du Carrousel.

Catulle, 80.

Chalot (Jacq. L.), 108.

Chambre des députés. Voir Palais Bourbon.

Champs-de-Mars, 65.

Champs-Elysées, 127.

Change, 20, 35, 4 x-43 , 101.

Chantilly, 108-1 10, 129-1.35,

Charles II d’Angleterre, 66.

Charrettes, 86.

Chartreux (Couvent des), 129, i33.

Châtelet (Le Grand), i33.

Chelsea, Angleterre, 66.

Chevaux de Venise, 38, 3g,

Chinoiseries (Commerce de), 102.

Chodron (Joseph), 121-127, i3 7-

Cinq-Cents (Conseil des),

Clausel (Maréchal), i32.

Clément (Madame), 79.

Clermont, Oise, 3 1 , 1 10-1 12.

Clotilde (Madame), 63, 102.

Clozel, comédien, 79.

Coach, 7, 108, n3. Voir aussi Voitures.

TABLE SOMMAIRE

Il3I

Commerce, 85, 1 3 7, i3g.

Condé (Louis-Joseph de Bourbon, prince de), 110, 121, ia3, 1 45-i 48.

Conscription militaire, 1 38 .

Contye (Chevalier de), 122, 125, 137, 1 43 .

Corps-Législatif, voir Palais Bourbon.

Costumes, 12, i4, i5, 23.

Voir aussi Modes.

Creil, Oise, 1 10.

Crispin médecin, 87.

Curiosités (Marchands de), voir Brocanteurs.

Danseurs de l’Opéra, 63.

Dejoux (Claude), 129.

Demmenic, mécanicien, 5p.

Dentelles, 57.

Dépôts littéraire, 78.

Desaix (Monument de), 1 34 • Deseine (Louis-Pierre), 129.

Deshayes, danseur, 63, 102.

Dessin, hôtelier à Calais, 12-

Dessins à vendre, 61, 81.

Douvres, 7-12, 1 19.

Dov (Gérard), i3i.

Duchesnois (Mademoiselle), io3.

Ducis (J. -F.), 94-95.

Dufresne, chanteur, 63, 102.

Dulau (Comtesse), 86.

Dupiéris, hôtelier, 33.

Eau de Seine, 61.

Eclairage du musée du Louvre, 47,

— des rues, 5i.

— des théâtres, 63-

Ecole de Droit, 57.

— militaire, 65.

— de natation, 62.

— Polytechnique, 128.

Écouen, 3i.

Eglise des Invalides, 66.

— de la Madeleine, 74.

— Notre-Dame, 67-70,

— de Panthemont, i3o.

— Sainte-Clotilde, 1 3 1 .

— Sainte - Geneviève ,

— Saint - Sulpice , 78, i3o.

Enghien (L. - Ânt. - Henri de Bourbon-Condé, duc d’), 122, 124, 127, 1 35 .

Étalages, 85.

Étienne (Ch.-Guill.), 79.

Faillites, 139.

Falstaff, i5.

TABLE SOMMAIRE

Fancelli (Giov.), 182.

Fantasmagorie de Robertson, 83.

Ferval (Marquis de), i/|8. Fesch (Cardinal), 71.

Fêtes révolutionnaires, 66.

Feuillants (Terrasse des),

Feux d’artifice, 69, 70, 75.

Fiacres, 55, 99.

Fitz-James (Château de), Oise, 110, ni.

Fitz-James, ventriloque, 83-

Fiers, Somme, 1 13.

Flûte (La) enchantée , 63.

Frascati (Jardin et Salons

de), 34, 49-5o, 5g, 64, 80,

Gambais, chanteur, 63.

Garchi, glacier, 49- Garde-Meuble. 37.

Gardel, danseuse, 63, 102.

Gaugiran-Nanteuil, 79.

Gisors (À.-J.-B.-G. de), 127.

Gobelins (Manufacture des),

Goyon, danseur, 102.

Grégoire, hôtelier, 34- Grenouilles (Consomma tion des), 69.

Guimard (Mademoiselle) ,

Hanovre (Pavillon de), 34,

Hauteroche (Noël de), 87.

Hébert (Madame), 79.

Helvétius ou la Vengeance d'un sage, 79.

Henri IV (Portrait d ), i3i-

Henry (Madame), 63.

Hogarth (W.), 69.

Holland (W.), 69.

Hôtel d’Auvergne, 43.

— de Caraman, 43.

— de Charost, 44-

— d’Elbeuf, 126, 129.

— de La Rochefoucauld

d’Estissac, 43.

— Lecoulteux, 49-

— de Longueville, 126.

— de Montmorency, 4g.

— Necker, 86.

— Perregaux, 86.

— Récamier, 86.

— Richelieu, 34-

Hôtel meublé, à Abbeville, hôtel de la Tête de Bœuf,

Hôtel meublé, à Boulogne, hôtel d’Angleterre, 22, 1 15.

TABLE SOMMAIUE

Hôtel meublé, à Calais, hôtel Dessin, tenu par Quillac, 12-19, 1 17- Hôtel meublé, à Chantilly, hôtel du Roi d’Angleterre, 109.

Hôtels meublés, à Paris :

Hôtel de Courlande, 33.

Hôtel des Etrangers, 33.

Hôtel Richelieu, 33-35, 88, jo5, 107.

Illuminations, 70, 71-7G.

Impôts, 137, i38.

Incendies, ko.

Inscription : Liberté... ou la Mort, 67.

Invalides, 66, 77-78, 1 33 .

Jackson (Francis), 43.

Jardin Boutin ou Tivoli, 34, 58-Go, 64- — Frascati, voir Frascati.

— de Hanovre, voir Pavillon de Hanovre.

— de La Bouëxière, ou

nouveau Tivoli,

— du Luxembourg. Y.

Luxembourg.

— des Plantes, 82, 129.

Jardin des Tuileries, voir Tuileries.

Jeux de hasard, 39.

Joyeuses (Les) Commères de Windsor, i5.

Jugement (Le) de Paris, 102, io4-

Kemble (J. P.), 88.

Labat (Eugène), 22.

La Chaussée, Seine-et-Oise,

Laffitte (Jacques), 86.

Lafond, tragédien, 87, 88.

Laforêt, chanteur, 63, 102.

Laïs, chanteur, 102.

Langlois, traiteurà Trianon,

Lanternes, 5i.

Laquais, voir Valet.

Lecomte, architecte, 127.

Ledoux, architecte, 86.

Légé (Madame), 79.

Legs (Le), io3.

Lemoyne (J. -B.), compositeur, 102.

Lenoir (Alexandre), 02.

Lenoir (Nicolas), 36.

Le Paon (J. -B.), i33.

Le Sueur (Eustache), i33.

Lignereux, march. de curiosités, 92.

TABLE SOMMAIRE

Lobé (Madame), chanteuse,

Lolive, mécanicien, 5g.

Londres, 68.

Louis XIV, 66, 96.

Louis XY, 96, 97.

Louis XVI, 95, 97, 1 46 .

Louis XVIII, 1 45, i47-

Louveciennes, 99.

Louvre (Musée du), 38, 44- 48, 62, 68-69, 102, 122, i3i, i33.

Luxembourg (Palais et Jardin du), 128, 129, i3o, i33.

Maisons (Aspect des), 36-

Maillard ( Mademoiselle ) , chanteuse, 63, 102.

Malbec de Montjoye, marquis de Briges, 126.

Malmaison (Château de La), 98-99-

Manège des Tuileries, 126.

Mangot, voirMengaud.

Marie- Antoinette (La reine),

Marivaux, io3.

Marly, 96, 98.

Martin, mécanicien, 5g.

Méhul, 69, 60, 102, io4.

Mengaud (J.), 12, 18.

Merry (Anthony), 43, xoi.

Ministère de la Marine, 37.

Modes, 12 i5,23,5o,55,57.

Molière (Mademoiselle), 79.

Monnaie. Voir Change.

Montjoye (Malbec de), marquis de Briges, 126.

Montreuil-sur-Mer, 26-28, 1 15.

Morel de Chédeville, 63.

Mozart, 63.

Musée du Louvre, voir Louvre.

— des Monuments français, 62.

Mystères (Les) d’Isis , 63.

Natation (École de), 62.

Neuville de Belle-Isle (L.- J.-G.), i43.

Notaires, 137.

Officiers anglais, 73.

Oise, rivière, 110.

Olivier, mécanicien, 5g.

Ombres chinoises, 69.

Opéra, voir Théâtre de l'Opéra.

Otto (L.-G.), comte de Mosloy, 42, 74.

Ovide, 79.

TABLE SOMMAIRE

Pacha (Le) de Suresnes, 79.

Palais Bourbon, 70, 127, 128, i33.

Palais-Royal, 3g, f\o, 67, i3i .

Paris comparé à Londres,

Parker, hôtelier à Boulogne, 22, 1 15.

Parnell (Thomas), 80.

Parsons (W.), i3.

Passeports, ia, 33, 44, 101, n7.

Patin (P. -F. -B.), notaire à Chantilly, 109.

Pavillon de Hanovre, 34, 49,

Perregaux (A. - C. - C. -B.), banquier, 4i-44, 86, 101.

Petite (La) Ville , 79.

Physiqu+^fTours de), 83.

Picard, comédien, 79.

Picard (Louis-Benoît), 79.

Picquigny, 29.

Pigalle (J. -B.), 129.

Pistol, i5.

Place du Carrousel, 38, 120, 126, 129.

— de la Concorde [Place Louis XV, Place de la Révolution], 33, 37, 126.

— Royale, 55.

Place Saint-Sulpice, i3o.

— Vendôme, 74, 1 34 -

— des Victoires, 1 34 - Pont des Arts, i3o.

— d’Austerlitz, i3o.

— de la Concorde [Pont

Louis XVI], 75, 127.

— Neuf, 5 1 , i3o.

— Royal, 38, 128, i3o.

— Touinant, aux Tuileries, 126.

— de la Volière, à Chan¬

tilly, l32.

Porbus le Jeune, i32.

Préjean, mécanicien, 5g.

Prétendus (Les), 102.

Prisons, voir Bastille, Temple.

Prostitution, 4o.

Pugin (Aug.), 74.

Quai des Orfèvres, 5i.

— d’Orsay [quai Bona¬

parte], 128.

Quatre - Nations ( Collège des), i3o.

Quillac, hôtelier à Calais, i3, 117.

Racine (Jean), io3.

Ramsgate, Angleterre, ri8-

TABLE SOMMAIRE

Religion (Étal, de la), 28, 68, 72.

Rente française, 4^- Richelieu (Cardinal de), 34.

Richelieu (Maréchal de), 34.

Robertson (E.-G.), 83.

Robespierre, 43.

Rochon de Chabannes, 102.

Roi (Le) Henri IV, 96.

Roi (Le) Lear, 9, 94-96.

Rubens, i33.

Rue d’Amsterdam, 09.

— d’Antin, 34.

— d’Athènes, 5g.

— Ballu, 69.

— de Bellechase, i3o, i3i,

— de Berlin, 69.

— Blanche, 69.

— Boissy-d’Anglas [rue

des Champs-Elysées],

— de Bourgogne, 43.

— de la Chaussée-d’ An-

tin [rue du Mont- Blanc], 42, 86.

— de Choiseul, 36.

— de Clichy, 5g.

— Denfert-Rochereau[rue

d’Enfer], 129.

— du Faubourg Saint-

Honoré, 44-

— Gaillon, 34-

— de Grenelle, i3o, 1 3 1 .

Rue Halévy, 86.

— Jacques-Cœur, 55.

— Laffitte [rue d’Artois],

— de La Michodière, 35.

— de Londres, 59.

— Louis-le -Grand [rue de

la Place Vendôme],

— Louvois, 62.

— Lulli [rue du Théâtre

des Arts], 62.

— Matignon [Petite rue

Verte], 44, i3i .

— Meyerbeer, 86.

— de Milan, 5g.

— de Miromesnil, 44-

— de Mondovi, 126.

— de Port-Mahon [rue de

la Fontaine], 34.

— du Quatre-Septembre,

— Rameau [rue Neuve

Lepeletier], 62.

— Richelieu [rue de la

Loi], 4g, 62.

— de Rivoli, 126.

— Royale [rue de la Con¬

corde], 33.

— Saint-Antoine, 55.

— Saint - Augustin [rue

Neuve Saint-Augustin], 34.

TABLE SOMMAIRE

Rue Saint-Dominique, i3o, i3i .

— Saint-Lazare, 5g.

— Saint-Nicaise, 3g, 126.

— Saint-Thomas du Lou¬

vre, 126.

Rues (Éclairage des), 5i .

Ruggieri (CL), 5g.

Saint-Amour-Goossin, 12.

Saint-Cloud, 1 34 - Saint-Denis, 32.

Saint-Fai, tragédien, 87.

Saint-Germain (Faubourg), i3o, i3i.

Salle de Hanovre, 34, 4g, 88.

Salon de peinture, 44, 47- Sancho-Pança, 120.

Sansovino (Giacopo), i32.

Saulnier (Mademoiselle) , danseuse, 63, 102.

Seine, fleuve, 5 1 , g2, g8.

— (Eau de la), 61.

Séminaire de Saint-Sulpice, i3o.

Sénat, voir Luxembourg.

Sèvres (Manufacture de), g2.

Shakespeare, g, 10, g5-g6.

Smith (Sir Sidney), io4- Somerset-Iiouse, à Londres,

Staines, Angleterre, 5i.

Suzanne (Mademoiselle), 7g.

Taglioni, danseur, 61.

Taglioni (Mademoiselle) , danseuse, 63, 102.

Talma, tragédien, io3.

Talma (Madame), io3.

Tamise, fleuve, 5i.

Temple (Prison du), 56.

Temple de Mars, 66.

Théâtre à Calais, i3.

— Français, 87, 88,

— Louvois, 7g.

— Montansier, 62.

— de l’Opéra [des Arts, de la République, de la rue de la Loi),

Théâtres des Boulevards,

— (Éclairage des), 63.

Tivoli (Ancien), ou Jardin

Boutin, 34, 58-6o,

— (Nouveau), ou Jardin

de La Bouëxière, 5g.

Toilettes, voir Modes.

Tortoni, glacier, 88.

Traiteur, 35, 4g, 62, 6g, 102,

Trianon, g3, g7-g8.

Tribunat (Palais du), i3i.

Trottoirs, 36.

TABLE SOMMAIRE

Tuileries (Palais et Jardin des), 37, 71 , iaS, 126.

Valcour, comédien, 79.

Yalet, 35, 72.

Valmont de Bomare (J.-C.), i3o.

Vanhove, tragédien, 87.

Valse, 5g.

Venise (Chevaux de), 38, 3g, 125.

Ventriloque, 83.

Versailles, 77, 91-99, 1 34i35.

Vestris, 63, 102.

Vigny, comédien, 79.

Voilures à Paris. Circulation, Accidents, Police, Fiacres, Cabriolets, 35- 37. 55, 64, 72, 99.

Voitures de voyage. Barouche, Coach, Chaise de poste, Diligence, 7, 1 5 , 21, 3o, 91, 108, n3.

Volière, à Chantilly, i32.

Voltaire, 87.

Water-closet, 35.

Whitworth (Lord), 43, 44-

Zaïre, 87.

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