‹ Journal d'un voyage à Temboctou et à Jenné, dans l'Afrique Centrale, précédé d'observations faites chez les Maures Braknas, les Nalous et d'autres peuples; pendant les années 1824, 1825, 1826, 1827, 1828 (volume 4)Chapitre 45 sur 56 · EXPLICATION · texte numérisé non relu

EXPLICATION

ou trop peu conservés, ou trop incomplets pour être gravés.

M. Caillié en a fait des esquisses qui ont semblé également

insuffisantes pour être données à la gra,vure. •

1. Nom du pays , SaulÉ-kémé. — Sa fleur a dix étamines, deux grandes d’un jaune foncé, et trois petites supportées par un filet très-mince et entortillé. La fleur mérite’ de l’attention par sa beauté; elle paraît susceptible d’orner les jardins ; elle exhale une odeur douce et agréable : la couleur est un jaune clair; le pistil est vert. L’arbrisseau qui la produit vient en buisson, de la hauteur de huit à dix pieds. On ne l’a pas trouvé en fruit. ( Notes de M. Caillié. )

L’esquisse cpi’a tracée M. Caillié , et le petit échantillon qu’il a recueilli, font connaître assez bien le feuillage ; c’est celui des légumineuses ; les folioles sont ovales, arrondies; la fleur en grappe , le pédoncule garni de stipules , les anthères bifides , le style long filiforme.

Selon le savant M. Rimth, qui a bien voulu examiner cet échantillon et les deux suivans, cette plante n’est autre chose qu’une casse, le cassia fishila , espèce qui donne , comme on sait, un arbre très -élevé.

2. Nom incopjiu. — La fleur nouvellement éclose est blanche; plus tard elle est jaune; le parfum qu’elle exhale est trèsagréable. L’arbuste a neuf ou dix pieds d’élévation; j’ai pris d’abord cette fleur pour celle d’un calebassier d’Amérique. [Noies de M. Caillié.)

La feuille est lancéolée, pointue; la corolle est grande, monopétale, infundibuliforme, à long tube, à sept grandes divisions , ovales , très-profondes ; le calice paraît avoir iiuit divisions; le fruit est ovoïde; la tige est garnie d épines longues , obtuses. Cette plante paraît être une rubiacée.

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