VIII AVANT -PROPOS
appris combien ce commerce , depuis si long-temps languissant, avait besoin de débouchés et de relations nouvelles dans l'intérieur du continent ; mais, pour établir ces nouvelles relations , pour imposer aux populations lointaines le tribut de notre industrie, il fallait de nouvelles découvertes, de nouvelles connaissances géographiques absolument indispensables pour les elForts que tenterait le Gouvernement et les encouragemens qu'il prodiguerait à nos comptoirs delà côte. Le vif sentiment de cette nécessité , de ce besoin urgent qui presse notre commerce d'Afrique, devint en quelque sorte l'ame de mes informations et des directions que j'ai prises, sur -tout dans une certaine partie de mon voyage j'étais convaincu de l'influence puissante qu'exerceraient tôt ou tard sur nos colonies et sur nos relations
AVANT-PROPOS. ix commerciales, des renseignemeiis nets et positifs, puisés aux sources mêmes, et déposés entre les mains du gouvernement du Roi , protecteur zélé et éclairé d'intérêts aussi importans, et qui, sur -tout aujourd'hui , touchent de si près à la prospérité du royaume , et peut-être à son repos intérieur.
Ai-je été assez heureux pour réaliser sous ce rapport les vœux que je formais, les espérances que j'osais concevoir, avec mes anciens compatriotes du Sénégal, pour remplir cette partie de la tâche que je m'étais imposée , et payer ainsi mon tribut au gouvernement de mon pays ? C'est à mes juges naturels , aujourd'hui dépositaires du fruit de mes recherches, c'est au succès des entreprises qu'elles doivent provoquer, de répondre pour moi à cette question. Quant aux progrès que les sciences géographiques