LE TEMPLE
n’y montent plus pour adorer; on ne voit plus le penchant de Morija, la vallée de Josaphat, le mont des Oliviers, le vallon des llls de Hinnom, la vaste plaine des Réphaïms, se revêtir au temps de la fête des Tabernacles de vertes cabanes de feuillée; non, le muezzin monte sur le minaret, et il envoie aux échos des tombes d’Asalom et de Josaphat son cri d’infidèle: « Dieu seul est Dieu, Mahomet est son prophète! •>
Il en est du Temple comme de Jérusalem : les souvenirs y écrasent la pensée. Parmi tant de scènes, quelques-unes se détachent d’une manière toute particulière. C’est Athalie qui s’avance vers la colonne où se tient Joas, la couronne en tête, entouré de ses capitaines, au bruit des fanfares :
« Conjuration, Conjuration ' ! » — C’est Siméon qui prend entre ses bras le petit enfant : « Mes yeux ont vu ton salut *! » — C’est un jeune garçon assis au milieu des docteurs; il les écoute, il leur adresse des questions; ceux qui l’entendent sont ravis de sa sagesse, et quand ses parents en peine lui adressent ce doux reproche : « Pourquoi as-tu ainsi agi avec « nous? » — « Ne saviez-vous pas qu'il me faut être oc- « cupéauxaffairesdemonpàe^?...» — C’est un homme debout surle faite du temple; Satan se tient derrière lui; il lui montre la profondeur de Josaphat : «Si tu « es le fils de Dieu, jette-toi en bas. » — «Il est
< 2 Chroniques, XXIII. — *Luc, II. —