I. KCOLF, UE LA MISSION
» écrit : Tu ne tenterm point le Seigneur ton Dieu ' ! » — C’est cet homme encore; il est .Trméd’iiii fouet, il renverse les tables des marchands et des changeurs; son regard les effraie plus que son geste : « Ma maison sera appelée une maison de prière, mais (I vous en avez fait une caverne de voleurs* ! » — C’est toujours cet homme; une foule tumultueuse l’environne; debout devant lui, une femme baisse la tête; toutes les mains la lui désignent, mais lui, écrivant avec son doigt sur la terre , prononce quelques mots: les vieillards interdits sortent un à un, les jeunes gens après; la femme reste seule, cet homme se relève : « Nul ne t’a-t-il condamnée? — Nul Sei- « gneur. — Je ne te condamne pas non plus : va , « et ne pèche plus »
Mercredi, 26 avril 1848. — La chaleur a fait monter hier le thermomètre si haut, que le tube sc serait rompu si nous ne l’avions retiré; il marquait 64 degrés.
Plusieurs cas de choléra sporadique se sont déclarés dans la ville. On a ramené du Jourdain un pauvre voyageur, que la chaleur avait fait tomber comme mort de son cheval. C’est la température du mois d’A-oùt, arrivant sans transition en Avril: on espère un changement ce soir.
Lu attendant, je n’ai pu quitter le logis; mon
'Luc, IV.— «Matlhieii, XXI. — > Jean, VIII.
l'hôpital de la mission. 27.S
mari a visité seul les établissements de la mission.
L’École ouverte aux enfants Juifs, Chrétiens et Musulmans, contient une pension qui compte six jeunes filles, et plusieurs externes, parmi lesquels quelques petits garçons. La pension, comme l’école, est dirigée par M*le Harding, qui consacre sa vie à cette œuvre. L’enseignement se donne en anglais. Mon mari assiste aux leçons de ce matin; une explication de l’Élvangile précède les exercices. Les enfants sont heureux, bien disposés; MH« Harding les entend souvent à la promenade et dans les récréations, s’entretenir de la parabole ou du point d’histoire qu’elle a lus le matin. L’établissement est d’une exquise propreté, gai, soigné, fini dans les détails, tel que les Anglais savent seuls les fonder et les entretenir. L’intelligence des enfants est constamment en jeu dans la classe, leur activité y trouve un plein essor, l’esprit de Christ y règne avec sa liberté. Ceux qui envoient leurs enfants à l’école, savent d’avance qu’ils les envoient à l’Évangile; l’Évangile forme la base et le couronnement de l’édifice.
Le second établissement fondé par la mission est un hôpital pour les Juifs. Les Juifs seuls y sont admis, des Juifs seuls le desservent. H n’y a de chrétiens que le docteur Mac-Gowan, sa femme, et le directeur de la maison ; cet hôpital pourrait servir de modèle par sa tenue. — Le prosélytisme y est formellement interdit : pas un mot de Christ ni aux
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