‹ Journal d'un voyage au LevantChapitre 197 sur 199 · TRAVERSÉE DU DÉSERT DU SINAÏ · texte numérisé non relu

TRAVERSÉE DU DÉSERT DU SINAÏ

Cuisinier. — On le paye de 60 à 70 fr. par mois; en outre, des étrennes considérables. Cinq francs par jour pour sa nourriture dans les villes où le voyageur loge à l'iiôlel.

Scheik. — Le contrat se passe avec lui, au consulat ; c’est lui qui traite avec les Bédouins ; on n’a affaire qu’ù lui seul. — Avant le départ : deux talaris d’arrhes. — Un bakschich aux chameliers.

Chameaux. — On paye 150 piastres — 37 fr. 50 cent. — par chameau, du Caire au Sinai; 100 piastres — 25 fr. — du Sina'i à Nùkie ; 1 00 piastres — 25 fr. — de Nùkl» à Dahrieh, situé à cinq lieues d'Hébron; 50 piastres — 12 fr. 50 cent. — de Dahrieh à Hébron. Les bakschichs au Scheiks et aux Bédouins sont en sus. Le <lroit de passage au Scheik des Bédouins Tiahs qu’on rencontre dans les environs de Nùkie, se paye encore en sus ; il est de 160 piastres — 40 francs.

On prend, sans y être tenu, une provision de biscuits et de lentilles pour les Bédouins. On leur donne le biscuit le matin et les lentilles le soir. Le Scheik mange avec le drogman.

Du Caire au Sino'C nous avions seize cbaœeaux, y compris celui du Scheik. Ce nombre jtarait considérable; mais il faut songer qu’outre les malles et les cantines, ces chameaux portent les tentes.

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