LE COUVENT DES CHEVALIEHS DE SAINT-JEAN
Unes , en face de ce mont des Oliviers, en face de cette vallée de Josaphat, tu as souffert! Ici tu as étendu tes bras cloués sur le bois pour attirer les ♦ hommes à toi ! Ici tu as crié; « Tout est accompli ! » Ici Seigneur! — Ab ! nous n’avons pas besoin qu’une pierre nous parle : toutes les pierres de Jérusalem ouvrent la bouche et nous racontent ton amour; nous n’avons pas besoin de retrouver le sentier, de retrouver la place : tous les sentiers, toutes les places, les montagnes et les vallées, les torrents et les fontaines, tout nous dit : Jésus t’a aimé, Jésus t’a sauvé.
Comme nous passons, une procession musulmane se précipite vers nous avec les tambourins, et les drapeaux , et ces cris sauvages : Allah Allah, Il Allah! Il y a toujours un caractère convulsif, effrayant, dans les cérémonies du culte de Mahomet.
^ous voyons encore la porte Judiciaire, la porte Gétane, le couvent des chevaliers de Saint- Jean, détruit, encombré de carcasses et de peaux de mouton — il sert d’abattoir. — Les arceaux du cloître sont habités par une famille musulmane. De la terrasse on embrasse la vue de Jérusalem, les débris montent jusqu’à la plate-forme, et donnent une idée de l’amas de décombres qui forment le sol de la ville actuelle.
Le long du temple, extérieurement, près du mur dont la base est composée de blocs juifs, nous entrons plus tard dans une espèce de place longue,