‹ Journal d'un voyage en Europe [microforme]Chapitre 1 sur 59 · ME° JOSEPH-OCTAVE PLESSIS · texte numérisé non relu

ME° JOSEPH-OCTAVE PLESSIS

ÉVÊQUE DE QUÉREC

Publié par Mgr HENRI TÊTU

PRÉLAT DE LA MAISON Lx SA SAINTETÉ

QUÉBEC LIBRAIRIE MONTMORENCY - LAVAL PRUNEAU & KIROUAC, libraires-éd: eurs 34 — rue de la Fabrique — 34

AVANT -PROPYS

M Plessis, qui a été l’un des plus grands, sinon le plus grand de nos évêques, avait évidemment peu de te.aps pour écrire des ouvrages de longue haleine. Mais telle était son activité, que durant ses visites Pastorales, il trouvait le moyen de rédiger des notes extrên ement importantes pour l’histoire des paroisses et & l'Eglise du Canada. Le Foyer Canadien à publié son Journal de voyage de 1811 et 1812 dans les Provinces Maritimes, et si cette revue avait vécu plus longtemps elle aurait sans doute imprimé la Mission de 1815, plus intéressante, Je crois, que les autres. Les archives de l'arche vêché sont en possession de ce précicux manuscrit que je me propose bien de faire connaître aussitôt que cela me sera possible, Mais J'ai cru qu'auparavant il valait mieux publier le Voyage de Mr Plessis en Europe, car outre que l'ouvrage est plus important, on peut certifier qu’il était demandé depuis longtemps Par tous ceux qui en connaissaient l'existence. I] ne faut sans doute pas chercher dans des impressions de Voyages, des études approfondies et des jugements définitifs sur les hommes et les choses, Et à ce point de vue, on pourrait se demander si cette publication ne Pourrait pas nuire à la mémoire de l'illustre Prélat.

Je pense au contraire que M® Plessis, évidemment mieux

gent. Après avoir lu la Magnifique biographie écrite par l’abbé Ferland, qui nous raconte les grandes œuvres et la

vie officielle de l’évêque, on sera heureux de le surprendre pour ainsi dire sur un autre théâtre, et dans le rôle d'un voyageur entendu et d’un subtil observateur. Ici, pas d'erreur possible, c’est lui-même qui se livre tout entier, qui se fait connaître par ses impressions et ses opinions clairement manifestées. C’est ainsi que l’on découvre que cet homme d’Eglise et cet homme d’Etat était non seulement capable de régler les affaires les plus graves et les plus difficiles, mais encore qu’il s’occupait des moindres détails, qu'il pensait à tout, que rien n’échappait à son regard d’aigle. Il va sans dire que je n’ai pas recranché un seul mot de la relation, je n’y ai rien changé non plus, et je me suis cuntenté d'ajouter quelques notes qui seront peut-être utiles, si elles n’ont pas le mérite d'être agréables.

Le Journal manuscrit de M* Plessis est divisé en cinq parties, une par chaque volume. J’ai cru qu’il valait mieux supprimer ces parties et mettre un certain nombre de chapitres avec sommaire. Cela rendra, je crois, la lecture plus facile et séparera agréablement les différents sujets du récit.

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