‹ Journal d'une expédition entreprise dans le but d'explorer le cours et lChapitre 63 sur 99 · FOURMIS NOIRES · texte numérisé non relu

FOURMIS NOIRES

lassés , et me sentant hors d'étal de recommencer la même vie , j'ai pris nia natte et suis descendu sur la plage, déterminé à coucher à terre. Vaincu par la fatigue , je n'étais plus sensible à la crainte d'être attaqué par les crocodiles ou quoi que ce fût, et, après avoir choisi un lieu sec, je hi'étendis sur ma natte, et tombai de sommeil. A peine endormi , je fus éveillé par plusieurs piqûres très-tives, et je me trouvai couvert de fourmis noires ; elles avaient monté le long de mes pantalons, et me tourmentaient horriblement. Ne sachant comment m'en débarrasser, je n;ie mis à courir de toutes mes forces, croyant les secoifiîr ainsi de dessus moi ; mais cet expédient ne put m'en délivrer. Nos hommes, Paskoe, Sam et Jaoudie , voyant à quelles extrémités j'étais réduit, descendirent du canot, et ^Humèrent de grands feux en forme de cercle : au centre de cet anneau magique je dormis jud-* qu'au jour. La piqûre d'une fourmi noire est aussi douloureuse que celle d'une guêpe.

Dimanche^ i4 novembre. — Ce maiiil,*a[u^ point du jour, quand les naturels apportèrent leurs poissons et leurs ignames à rendre, ils ne parurent nuUçment surpris de nos figures blanches, d'où je présume qu'ils ont déjà vu desr blancs à la côte. A cinq .heures du matin , lious

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