REPRISE B0 JOURNAL OR RICHARD
coré doux de mourir; maisTintérét et la soif de Yùv étoufient tQU^ autre considération. >>
Mon frère mWsât enfin rejoint <; et pendant que la barque venait du rivage vers nous , j'avais gkrdé mon poiste près du canon; c'était le seul qui * Jîàtii bord, mais il avait, été chargé comme le capitaine ta avait donné l'ordre^ et pointé vers. ''Icrpàsâe-avantf, par où les gens de Bràss devaient arriver* Les fusils étaient prêts e^achés dans l'endroit que Lake avait désigné la veille, et il merépé.ta de nouveau ses instructions, sur la part que mes gens devaient prendre à l'afiaire; Il reçut mon frère avec asse^ de politesse, mais expiima hautement sa déterniina tion.de congédier Boy ^ans hii rien donner I et de manœuvrer de son tnieux pour sortir dç suite de la rivière. Bientôt après, un canot aborda à la plage, ayant à bord, comme prisionniér, M. Spittle ,, le lieutenant du brick', qui envoya sur-le-champ un billet au capitaine, l'informant que. le prix de sa liberté était l'argent dà au pilote pour avoir guidé Iç vaisseau au passage de la barre. JI ajoutait qu'il était étj*oitem'ént gardé , mais qu'en dépit de tout il ne désespérait pas de s'échapper^ si Lake pouvait l'attendre un peu. Le vaisseau était entré dans la rivière il y avait trois mois , et Lake n'avait jamais voulv payer le prixtiu pi-^
ANXIÉTÉ DE BOY. 3og
lotace. Maintenant tout ce qu'il fît fut d'envoyer à M. Spîttle un peu de pain et de bœuf. La somme demandée se montait à environ cin* quante louis en marchandise^ et il était évident que lé capitaine n'en paierait jamais un sou.
Pendant ce temps , le roi Boy, plein de sombres prestentimens, errait sur le pont. Il avait assez de prévoyance pour soupçonner ce qui aU lait se passer, et il «paraissait troublé, inquiet, et comme égaré. Le pauvre diable était un tout autre homme; sa hauteur habituelle l'avait abandonné, et avait fait place à des manières humbles et |:*ampante5. On lui servit un plat de viande , dont il mangea modérément ; il était clair qu'il pensait plus à son salaire, qu'à satis<* Élire son appétit. Il but avec la même insou* ciance, et sans paraître y prendre goût, une quantité de rhum qu'on lui donna.
Sachant comment I^s choses pourraient se terminer, nous essayâmes de rendre à Boy un peu de bonne humeur, en lui disant que certadnement il aurait un jour ou l'autre tout ce que nous lui avions promis ; mais nos exhdrtatiions ne produisirent sur lui aucun effet. Ce fut une tentative inutile; le présâit ^Fâbsorbait tout en^* lier. Nous le plaignons du fond de Tâme; maU in. 00
3 10 i CADIÀUX.
heureux de peDsqr que nos piromesseà ne Taient être remplies. Arec •^elle joie n'eussioits-» nous pas fait un sacrifice persosnel pour déga^ ger notre parole ; ear, quoique nous eussions £iilli mourir de iaim entre les mains du roi nègre , cependant nous lui savions un gré infiw de nous aroir tires d^£boe..^et conduits jusqu^au brick. Je fouillai partout dans nos- maUes^ tournant et retournant le peu qui nous restait depuis notre désastre de Kirri , et^ à nnon agréable sur^ prise ^ je trouvai cinq bracelets d'arg^at, eny^ loppés dans un morceau de flanelle. Je ne me savais pas si riche , et m'empressai de les offrir à Boy, avec un sabre de fabrique indigène , qne nous avions apporté du Yarriba , comme une très-grande curiosité , et que nous nous fbisîôns^ féie de montrer en Angleterre. Boy accepta cea eadeaux , et mon frère y joignit sa montre , à laquelle il tenait beaucoup ^ parce qu'elle lui i^naÂt d'un de ses plu) anciens et meilleurs amis; mais le :noir, «e connaissant pas la valeur d€^ cet objets le' reftisd avec dédain. Il appela méfiue ui^ de $es^nScp<Mftr lui montrer ee que jàmB youlioÀs lui imposer 4 la place de ses har-*^ res; txms' deux se détourndrent ^aisee vm. gépiiEh sèment significatif, et une exptefisioin d^uidL<» gnation et dedédaîn , ae daignant plus ni niins
|mrlery in it^as* régarder. Notre inortificaiidn létàit CûmpleteV mais^ nous ne ponlTioiiis mieux faire , et la faute n'en était ^pasT à nous.
. Boy se hasarda enfin à approcher du aipil;aine '«itr ,1e gaillard d'arrièt^, et Itti demanda , avec «me physionomie îoquiète et suppliante, les marehanclises ^ui lui ai^ieiit été promises. Préparé au tmkt inlâme qu'U méditait , Lake avait mtérét à gagner le plus de teînps possible , afin que le vaisseau fût en marche lorsqu'il en viendrait à une rupture ouverte. Il feignit donc d'être très-^oecupé à écrire , et pria Boy d'àtitendre un moment. Impatient^ et fat^ué d'un ^ long ^ délai) Boy répéta sa demande une seo€»nde fois puis une troisième : a Donnez-^moi mes barres. »•— ^ Je nb vbux pas! » dit enfin Lake, ^\iBe voix de tonnerre,, qu^on ne s'attendait pas à enteiidire sortir de ce corps débile*. <t fe ne veuï pa9, vous dis-je; je né vous donnerai pas un Hard. Rendez^Knoi mon lieutenant, votrs, mis^bl^^ drftie ! fripon de noir! ou , duns un jour ou deux , j'amène ici mîtle vaisseau^ de gutti^re. I\$ viendront brôfler vos viHcs , et vous tueb jo^^^'att deryiiér: Reudëz^-moi moi mon lieaten^Dt)) i^ Êptf«ivantë' de cet accueil, des fuvmis ék des meMices qui Paceoni^agnaîent , le pauwe Boy ba%til bien vite eu retraite; et ,
3i;2 NAVIGATION.
voyant les .hommes monter au* mât pour déta-. cher les voilçs^ saisi d'une tendeur panique d'être amené en mer^ il disparaît tout^àrcoup de des-^ su$ le pont , et npos le vîmes bieutôt regagnée la terre « dans son canot . a vee le reste de ses* gens. Ce fol; là notre dernière entrevue. Quelques mpinens iiprès le départ de Boy , le. lieutenant , Af.Spittle , fut renvoyé à bord ? tant les gens de Brass avaient peur ^e Lake ne i>Bvint avec un y^i^eau de guerre , et ne mît ses menaces à exécution;
A dix heures du matin, le brick était en march^., et nous descendÎ4>ns la rivière. A midi, la . brise tomba, et nous fûmes obligés de jeter Fancire , pour empêcher le navire de dériver sur les brisansdçf l'Ouest, à l'embouchure : quelques minutes de plus nous eussent été fatales. Le vais^ sçau fut heureusement arrêté , quoique la profondeur des eaux ou il était ne fut que de cinq \ b;rasses« Les houles, qui arrivaient dans la ri^ vière, par dessus la barre, étaient si hautes, qu^ellçs passaient qi^lique^G^is sur l'aviint etxendaient. difficile; d^ tenir l'ancrage; Npus avions étéjforcés de mouiller jufift6.par le travers de la Ville d^ pilotes , et nous nous attendions dé momçnt en moment à r^ççvpir le feu de leur batteriq^ U^taitpoiir.nous de la plus haute im»-
-LE PILOTE. 3t3
portance de mettre le temps à profit. Boy était notre ennemi , et nous pensons qu'ayant notre sortie de la rivière , iï pourrait rilsseinbler lès siens et nous attaquer , tandis que noUs n^étioris que vingt en tout, dont devtx Africains.
Le pilote, que Lake a si grièvement offensé, est connu aussi pour un mauvais garnement^ astucieux et traître. C'est lui qui a conduit le brick la Suzanne au milieu des brisans, * où ce variâseau fut tout près de périr , et pei*dit son cabestan , une ancre et un câble/ Le misé^ râblé avait agi de la sorte uniquement dans l'espoir d'avoir une partie des débris du nau- ' frage, que la mer jeterait à la côte. Un autre vaisseau , venant de Liverpool , pour charger des huiles, se brisa à la barre parla perfidie du même individu , qui^ ayant atteint son but en le plaçant dans une situation des plus périlleuses, et d'où il ne pouvait échapper, sauta par dessus bord, et regagna h la nage son canot^ qui était à peu de distance. Les souffrances qu^endurèrent les malheureux échappés au naufrage, sont hideuses à raconter. Us frirent dépouillés de leurs habits ^ laissés nus , et moururent de faimi On ne finirait pas, si l'on citait tous les méfaits dont cet homme est accusé , toutes lés mauvaises actions dont il s'est rendu
3l4 SITUATION P^RIt'I'HUSE.
coupable , et cpie la renommée à dû menl; grossir. Mois ^ même en faisant Ja part l'exagéra tioii, soUk caractère se knontre encore sous un jour odieux ; et le £ait d^avoir &it pérîjr exprès des Tlaisseaux ^ an, passage de la baire , prouve que c'est un scélérat consomoié. On le dit plus artifijdeuxet plus inte]lîigeiit<{ii'aucun^^ de ses compatriote^ et c'est h^ plus beau nègre c^ue nous ayons vu.
Peu après avoir jelé l'ancre , nous observa* mes^ à l'aide d'une lunette ^ le pilote qui mar* chait sur la plage ^ et nous surveillait dé l^MU* Une multitude dliommes , demî-nus, et d'appar TCnce suspecte^ étaient épars sur la rive^^ tan*^ dis qu'on en voyait d'autres sortir d'un bois'de cocotiers, et d'épais buissons. Tous étaient amés^ principalement de fusils ; ils ^e réunirent par groupes détachés , au nombre de plusieurs cen-^ taines^ et semblèrent se consulter pour attaquerle vaisseau^ Nous nous attendions à cette hostilité , et au feu des batteries ; et il n^y a nul doutq que la force et l'aspect imposant du brick, les empêchèrent seuls d'en venir là. La menie> f^ule continua d^errer sur le rivage jusqu'à uxie heure fyrl avancée» Enfin, ils se disfiersèrent. Cependant^ même à minuit, nous eH; distinguâmes encore plusieujk*s , et fîtmf^s oMî^
DANGERS. 3l5
gés de faire bonne ^rde jusqu'au matin.
Jeudi ^ 2S novmrArt^ — Le Vaisseau roula et latigaa sur son ancre toute la «Miit , à cause clés longues et lourdes laines qui venaient' de la barre^et queles tnaritis xitàtam^ïïtlaméldieterTe^ parce qu'elles difiSènent des vagues qui s'élèvent quand le vent est haut; ces dernières se brisent généralemeiit à leur oime ^ tandis que le^ autres sont tout-à-fait unies, et roulent avec une grande impétuosité ^ se succédant sans relâche y et formant entr'elleS un sillon profond , qui , joint' à la force delà vague ^ est fort dah^rèux pour les vaisseaux à L'ancre. Les nafci^ls épiaiast toujours nos mouvemens avec laf pïus grande attention. Vêrâ "ooze heures, nous recommençâines à uiKirqher , mais il nous fallut mouiller de nouH veau dans l'après-midi , Feiui n'étant pas assee <pro£[)nde pour que le navire pùl passef^ la barre ^ Le lieuttoant jeta de nouveau la sonde , et plaça une bouée pour indiquer l'endroit où il y avait le plus d'eau.
Vendredi^ 26 nés^tmkré^ ^ Le vent nous fa^ v«risan€ ce matisi^ nous finies* une autre teétaK tive.poùrsortir de la rivsère* NbilsavîosM déjà £uLt quelqixe progrès , quand la brise mollit de nouveau^ et te courant nc^s poussant rapidement sur les brisans de l'Est, nous fAmes obligés
3 i 6 * DANGERS.
de jeter une ancre pour nous sauver d'un péril imminent. Nous ne pûmes Toir la bouée, qui avait sans doute été emportée par le couraat ; noire mouillage était de trois barres et demie d'eau; i^ la houle , qui i^'établit alors , souleva le vaisseau ^ le poussant de haut en bas d'une manière si effroyable , que de moment en monient, nous nous attendions h voir nos câbles se briser. Aussitôt que nous -eûmes jeté Tancre, la marée courut le longdes flancs du brick, avec une vitesse de huit mille$ à Fheure. Quand la mer fut totit^ à-fait haute , les houles s'abattirent peu-à-pèu , et le vaisseap put marcher.
-I Le lieutenant retourna sonder la bari^, et, au bout de trois heures^ il revint dire qu'il ne trouvait à l'endrbit le plus profond que deux brasses trois quarts d^eau. La barre traverse l'embouchure de la rivière en forme de croissant, laissant, au imilieu,.un passage, fort étroit et sans profondeur, habituellement caché par le ressac et l'écume des brisans. Quand le vent est léger , la marée haute , et la surface de l'eau uilie^ exiœpté sur^elques points ^ la barre est extrêmement cU'ngereuse. Nous vîmes les naturels allumer sur la plage plusieurs feux, que nous supposâmes être des appels et des invita* tioDS À revenir*
Samedi ) 2^ novembre. -^ La nuit fîit des plus agitées et des plus inquiétantes. Le capi* taine et Téqiiipage Craignaient beaucoup pour la sûreté du brick. Les fortes houles àyaient re* commencé , accrues encoite par la violenpce de la marée montante, qui faisait balotter le yàisseau et le fatiguait au point qu'on fut obligé de met«tre un homme en sentinelle pour veiller 9u câble^ et avertir du moment pu il Fen tendrai t/'/ai>ie/re^ expression technique pour exprimer Tespèce de gémissement dé là corde avant de se briser* Le jour pointait à peine lorsque le linguet du cabestan cassa. C'est le crampon qui empêché le cabestan de tourner sur son axe ^ quel que soit le degré de tension qu'on lui fasse éprouver. Aussi , à peine cette force de résistance vint-elle à manquer, que la roue tourna avçc une incroyable vélocité, n'ayant plus rien qui résistât au tirage du câble. Le câUe-chaîne se déroula si vite, qu'en une demi-mipute le cabestan fut en pièces.. Mon frère, moi et nos gens, aidâmes de tout notre pouvoir la manœuvre, pour empêcher le Vaisseau de dériver. Nous réussîmes à amarrer le oâble aux chevilles-à-i-boucles du .pont , gardant assez de la chaîne pour la tourner autour du cabe^an, ce qui ne fut pas plus tôt fait, que les chevilles cédèrent , arrachées aussi du pont par la force du tirage .
3l3 PàTfGBM*
Vers huit heures , une bme terrible, de celles que les ûiafritis nommctnt un œupdemer^ frappa le vaisseau avec ixwe iacroyable force^ et rompit le câble-chaîne. i( Le câble est cassé I » dit une t^ix , et, lé luometit d'après, le capitaijM cria , d'atr ton cal»le et ferme : a Jetez l'ancre de imiée ! » On obéit Wr^lenchamp, et ie navire , arrêt!é à temps, ne dériva pas sur les éeueiis^ L'hoâime qui veillait au câble vi^t, «a courut de Farrière sur le pont , aussitôt qutl eut averti du danger, citant que tout éiaitfitiî. t« Bon Dieu! » iht l^xelamation générale, et il s'ensuivit uu • peu de tk^ouble. Mais Je capitaine, s^tendantà ce qu'il y avait de pis , donna ses obdres avec fermeté, et déplôjnsi beaucoup de présence d'esprit et de décision .
Nous marchions suie^ la petite ancre de tanée , la seule qui !noùs restât, et de laquelle ééj^^" dait tnaintetiant tout notre salut. Les brisant . étaient immédiatement ons n<ytre poupe, et neo!^ n^espérîonS)>asque l'ancre pût tenir di& minutes; c'était uno dernier «t bien ^fàible ressource. Tous les ytnt étaient fixés sur le bouillonnement dea vagues , autour des écueils ; tons les coeurs palpitaient d'effroi ^ «royatit voir, à dbaque in^ stant , le vaisseau ft^cassé^ur les^peinfesde to*' cbes. Quelques minutes longues et^sèlenneHe^
DÂKGBRS. 3l9/
s'éceulèrent aiiiisi^' et noua ofat kuské daxis Tâme ' une iuipressioD in^açàblt^ Jamais Je n'oublierai la yoix du premier lieutenlant ^ lorsqu^il me dit : (( A présent^ monsieur^ chacun poiir soi! Encore quelques minutes^ et c^ 3era &it de nous ! >» La mer^ gixM^e et violen^ment agitée^ nous envoyait du large d'énoi^mes Yagues ^ couvrant d!ëcutne le$ flancs du bri<;k ^ qui n'avait à opposer à leut* impétuofiiié .que la faible résistance d'une: petite ancrç et ide son câble» Les naturels ^ desquels nods ne pouvions attendre aucun secoure, af«iluaient sur le rivage^ faisant de grands, fehx et autres signaux , pourn<>usjengag6r à abandonner le brick et à débarquer à ctiii^ics . endroits i) comptait, sans doute , voir le bâtiment se fen^ dre snr les écueils, 6t désirant que. ceux qui échapperaient âu. naufrage tombassent. entre leurs mains « La mer eût été plus miséricor*' dièuse.
Tels étaient kio$ dangeti$, lorsqu'il s'éleva tôut** ii*coup tme brise de mer qui nouç sauVa d'unt mort en apparence inévitable; les voiies'furelit déployées peur soulager l'ancre du poid$ du vaisseau , qui soutint le reflux sans dérivferi. A. dix heures ) la nier était à peu près retirée!, et sa fureur $e calmAit , inais il était, tout-àtfait im- Ipossibleque le bi^ick pùtisupjperter lecband'un^
320 PASSAGE DE LA BARttË.
autre marée à l'eiidroit où il était ^ n^ayant pour point d'appui que Fancre de tôuée. La seule chonoe qui nous restât était donc de gagner la mer, et le capitaine se décida à tenter Te passage de la barre, malgré le peu d'espoir de succès» A dix heures et demie, il fit descendre deux de nos hommes dans le bateau , et deux Kroumàns appartenant au brick, et les envoya en avant pour nous remorquer, taqdis qu'on lèverait Fancre. Cette dernière opération ne fat pas plus tôt faite , que le vent faiblit et au lien de dériver sur les écueils , à l'Ouest , comme hier e!t le jour d'avant , le brick fut poussé rers ceux de la rive Est ; nous échappâmes encore par miracle. A l'aide du bateau et d'habiles manœuvres , nous passâmes enfin la barre ^ entre les brisans, dans une profondeur de deux brasses trois quarts, et fîmes voile à l'Est. Nos peines étaient enfin finies; une providence mi-^ séricordieuse nous avait sauvés de dangers dont la pensée nous glaçait d'horreur; et, le cœur plein de reconnaissance et de joie de tant de grâcçs signalées , nous lui offrîmes tout bas nos actions de grâces*
' La baroe s'étend à environ quatre ou cinq milles de l'embouchure de la rivière , dans une direction Sud , mais n'a pas du' tout été explo-
RENSBIGNEMENS NAUTIQUES. 02 I
rée. Ce ppint-'ci est, de tons ceax de^la cote^ celui où (le petits naviFes penrentplusl^cile-^ ment charger de L'iiuile , le pays d'Eboe , doht rhuile de palmier est réputée supérieure h toutes celles qu^on apporte de L'intérieur du pays , et qui en a toujours abondamment , nM* tant qu'à une petite distance. La rivière n'tstr pas très-fréq uen tée^ sans doute parce qu'elle est peu connue , et que le passage delà barre est difficile* On ne cite comme y étant entrés, que cinq raisseaux anglais , dont deux ont péri^ et tin trôisièn^e a touché ; mais le bâtiment , étant neuf et solide, a résisté an choc, .et regagné l'eau pitifbi^> et. Ileeonsetllerai à tout capitaine de navirci mar^ chand qui remontera la rivière, pour y prendre de l'huile à» palmier, de se munir de dçux èbiis et fbrts bateaux à six rameurs pour le remorqw^, e t d'un double renfiwrt de Kronmansf Xa" dépense de dix où douze de ce& honuties est peu de ehose^ d'autant mieux qu'ils se contentent , pour touSe nourriture , de quelques ignames et d'un peu d'huile^ et qu'ils* sont tpajours prêts à etèûvoét les travaux les plus péniblea. Si les maîtres <b ntayire, en arriyant à la rivière , ayaiènt^hipt'e^ caution d'envo}rer en avant Jun bateau poùr^oUf der, et d'en avoir deux forts de; reinorqfie^ je crois qu'il n'y aurait point de danger d'échlôuer
3^^ nSVS^IGNEMËNS MAUTIQUESv
^wç I9 bdVre > eominevcela est arrivé à ijudques^ uMr J^vlU d'avaûr adae^ à^ monde à bord. Soo^ Tçifib le Taîssoau ^ mfet eo mareàe par une belle bri^^ locgqiii'il arrivée h YefB^rqït le plus ihn-* gOt^euiC) le iKQntjmoUit^ et, s'il s'a pa& de Imh teàui; pvéks à le renorquef^ rien iw peut k
, Oj9i,K^ikmm9m40 ovdioaiMmcpfit aus bâtlmeos qui $orteDi^ de hk rivière de se tenir aussi près t^^ip^éhUi 4e3^brîâ%a& à rOuieai; msà& je crois ç^^e n^reKe» très*dangereuae , h vaoms ^u'il a'y f4^ 9§m^ de yf»t ptoHiÉ ptMLY^r J^^uvoyer. Un 5w;$Ma«if (9A<[mttaiiV9Qi^ t^ailkgedai^a riiHière d^iti s^'^jt^endire à être p^naié piu' le iMuroai smt hA hmmns det l 'Quieafc, et à être MJeté ^ à vi-^ ptiemÎA de: la baxwe ^ siur'cjeiiix de VEit , comne Afemi^ l'ai/toos. é^v lies: iiaois dei décembre et de îa»Yi(^' SQUt.^ rîe:canaui^.FëpM[tte Ja pihis.'sAire , les pittifts éhaa^ fiiaiesr^daEDS> fiavtévieoir^ e& te sat^ltt^ df ew qpM( /^ m vîcrû oreçoit ilaw^ retombé de pftjs q¥['|ellâ parcc^M'iii^éUniî^eiVbgriaYdepaiM^ écoulé. i^wA i\. J^y ^ foi^ TaisBeafi anglais aa jri^oml^ge.yiôa geas.derB^miy vienneiït àBrass aehf tairi (ki. l}h^sle^idcI ^knieir , probab^o'^ pOfiir:la);cbargedient idkfô naviiW'da^ laiiPi'î^ T^^re^ iaiofii'i|ueipalnx)leM propre iisage.