‹ Journal d'une expédition entreprise dans le but d'explorer le cours et lChapitre 77 sur 99 · INFAMIES DES CAPITAINES · texte numérisé non relu

INFAMIES DES CAPITAINES

meroun : et nous nous dirigeâmes de nouveau à l'Est

Mercredi ^ i*' décembre. — Ces deux jours ont été employés à la traversée de Fern^ndo-Po, et ^ ce matin ^ à notre grande satisfaction , nous avons aperçu Tile. Nous étions heureux de Quitter le brick, car, malgré \e^ services que nos hom-* mes avaient rendu à Theuredu péril , et bien qu'ils n^eussent épargné ni peine ni efforts pour aider le vaisseau à* sortir de la rivière , faisant avec zèle tout ce qu'on leur commandait , l'impitoyable capitaine employa tous les moyens en son pouvoir pour noua tourmenter , et nous mettre inal à l'aise tant que nous fûmes avec lui. La nuit , lorsque nos gens dormaient , il leur faisait jeter, par ses matelots, des seaux d'eau sur le corps , par pur amusement, il y a pliisieui^ capitaines , aussi méehans 4jae «lui sur la côte, et qui semblent rivaliser entre eux à qui fera le plus de noirceurs et de cruautéSi^ Le commandant du brick V Elisabeth^ qui est main* tenant dans la rivière, de Calabar pour un cbargeiu^lit d'huile de palmier , a fait blanchir, à la chaiu]s;^,de la tête aux pieds, tous les hommes de son équipage , ^tapdis que ceui^-ci , malades de la fièvre , étai^t hpr$ d^'état de se dé- £^ndre : son cuisini^^, par suîtetle cette infamie,

ARRIVÉE A FBIWAIIAO-PO. 3^5

a perdu toUtr^f^*^ l^^^S^^^'**^ ^^ v®* y ToHà

;péân6 de l'aUtre* • »* y

: D^os Paprès-inidi, nous débarquâmes heài^eosèni^aai à Claiîénce-Cove, daasis l'île- de EemaBdo- Po y où nous fûmes parÊiitenieiit accueillis pair le surintendant en fonctions^ Mv Becroft.. Ce digi^ homme nous approvisionna de liiige^ et de tout ce dont nous avions besoin , faisant tout te qui dépendait de lui pour nous rendre un peu de bien-être. , Nous gnixîerons unje reconnaii-^sance étemelle de ses bontés, et de celles dk docteur Crichton. ^

Accoutumés que nous étions, depuis un mois, à la monotone uniformité d'un pays baset pJat, à dés riv^s c^^uvertes de mangliers ^ se recourbant sur l'eau , et dans plusieurs endroits y f^^ r^isçsint croître dans la rivière même , k cause de sa hauteur extraordinaire ,» c'était up spectacle sublime et nouveau que le sommet de Ferfiando-Po , et , sufr le coiïtinent, les montagnes encore plus hautes des Gamérouns se dessinant à rhoriw>n, La plus élevée de ces dernières; a environ; treize millepieds de hauteur, etfm^me un des traits caractéristiques de cette partie de la côte. Le sol qui l'avoisineest baset plat, ce qui rend l'aspect de la montagne encore plus

imposant. Dominant majestueusement' tout' le III. ai

MSPECT DB l'Île «

pfii]^ datis ^ solitake grandeiu*^ elle sépare les embouchures des larges rivières du Càlabar et -del Rey^ à l'Ouest ^ de tcelle du fleuve Cameroun, ëgaleinent in^orUnt, à l'Est. L'île de Fel*ûandô- Po se détache de la côte d'enyiroh TÎngt milles, et nous apparut^ pour la première fois^ sous la £3rme de deux pids élevés, liés ^a^tre eux par une haute levée de telrre. Le pic Nord , plus .haut que Fautre cpii est dans la partie Sud de l'îlei, s'élève graduellement de la mer à la hauteur de dix milles sept cents pieds « Par un temps clair^ l'île se voit à une distance de plus de cent milles : mais ce n'est pas toujours ainsi, le soùsmet étant souvent enveloppé de miages et de brouillards, qui sont fréquêiis à certaiiiies époquies de l'année. .

Gomme nous approchâmes de l'île par un beau jour et un vent doux , nous erûmes tout le loisif de l'examiner. Le rivîtrge se compose presque entiè^ment d'un rocher de couleur sombre y couvert de bois qui descecndent jusqu'au bord de l'eau. Sur toutes les basses terres de nie croisseïit.de beaux arbres de haute futaie, d'e&piece$ variées:^ garnisnantl^ flancs delà mon*i^gne jusqu'aux trois quarts de sa hauteur; U., iU ideviieiuient clairsemés, rabougris, d'une croissance: dotétive , et sont entremêlés de

HISTORIQUB BB FERKANDO-PO. 827

buissons , et d'une herbe brune et sèche.

On aperçoit çà et là , autoui* des cabanes des naturels, de vastes terrains cultivés, dont la fraîche et vigoureuse végétation se marie admirablement avec l'épais feuillage des bois , formant une masse de verdure de l'aspect le plus enchanteur. Ici , la nature a prodigué ses largesses; l'ensemble de l'île est d'une beauté rare, et justifie pleinement le nom à^Ilha Formosa , ou la Belle Ile , qui lui fut d'abord donné. A mesure que nous approchions , la scène devenait plus distincte : l'obscurité qui règne au fond des imtnenses précipices et des énormes crevasses dont le sommet de la principale montagne est déchiré, faisait ressortir encore ces rochers, pour ainsi dire suspendus dans les airs , et renvoyant au loin les brillans rayons du soleil. Mais , plus près de terre , tout s'évanouit ; le spectacle disparut derrière un rideau de collines qui bordent le rivage.

Jusqu'en 1827, l'île avait été délaissée et abandonnée à son état primitif^ les Portugais et les Espagnols n'y ayant attaché aucune importance. Enfin , elle attira l'attention du gouvernement anglais, qui y vit un poste favorable pour réprimer la traite des nbirs daiKs cette partie de l'Afrique. Située à quelques heures de navigation

3^8 HISTOfUQUB DE FERNANDO-PO*

de la côte , dans le voisinage immédiat de cetlê ^uite de rivières qui ^ commençant h celle des Camérouns , à l'Est , s'étend s^r toute la Côted'Or, servant de principaux débouchés au plus honteux et au plus inhumain trafic, Fernando-Po offrait £tàsez d'avantages pour que l'on s'occupât d'y former un établissement : et }e capitaine W. Owen partit d'Angleterre sur le vaisseau de Sa Majesté , PEden, muni des instructions de l'Amirauté, avec le titre de gouverneur, et ayant sous ses ordres le commandant Harrison. Le capitaine. Owen avait été employé à la longue et diiOScile exploration des côtes d'Afrique, dans l'Atlantique et l'Océan indien , et les rivages de Fernando étant compris dans son inspection , il avait déjà visité l'île et connaissait la nature du sol, ses ressourcés et son climat. Avant l'arrivée du capitaine , quelques vaisseaux de guerre de la station d'Afrique y avaient abordé, pour se procurer des végétaux et de l'eau ; peut-être aussi, de temps à autre, voyait-on un bâtiment de Liverpool s'y, arrêter pour attendre un chargei^ent d^huile de palmier, ou rétablir la santé de l'équipage , attaqué des fièvres que l'on gagne si facilement sûr les rivières qui bordent la côte d'Afrique. Comme les insulaires habitent à quelque distance dans l'intérieur, tout vaisseau

HISTORIQUE DB FERNANDO-PO ^ 32g^

de haut))ord annonçait son armée par un coup^ decanon^qoi attirait les naturels au rivage avec des provisions de légumes, de volailles^ et autres denrées à vendre. Ils demandaient surtout en échange des morceaux de cercles eu fer, des* couteaux et des clous. Ils attachaient tant de prix à ce métal , que , dans le commencement , un morceau de cerclede fer, d'environ six poucesde long, étaitle prix d'une couple de volailles ou; de quatre ignames.

La fondation d'un nouvel établissement est chose difficile , et qui exige certaines qualités de l?àme , qu'il n'est pas donné à tout le monde de posséder. D'abord , il fallait parer aux funestes influences du climat sur des constitutions européennes ; puis , bien que les naturels ne pussent opposer d'obstacles sérieux aux progrès de la colonisation , il était essentiel d'éviter toute causé d'hostilité y et de se concilier leurs bonnes grâces ; personne ne pouvait mieux que le capitaine . Ov¥en remplir cette tâche difficile. Quels quei soient les motifs qui l'ont déterminé à quittei^ ses fonctions de gouverneur, il est certain qu'au-* cunes mesures li'étaient plus propres que les* siennes, à gagner Tamitiédes insulaires, et à> les inUéresser à la conservation et à k pi^oepérîté de l'établissement ; tous les^ jours encore , les«.

33o HISTORIQUE DE FSpUfANQQ-PO.

che£s GÎtept spp i^om aveq afTection et regret. Le terra^i qu0 I'qq avait choisi^ est la piuiie Nord de l'île , ai^ bord d'une petite anse formée pa^ une étroite langue de terre ^ qui s'ayancedu rir^ige ver5 TE^t. On lui doii^na le nom de Pointe WilUam. La crique ^ ain^ que l'ensembl^ de l'établissement , furent nommés Clarenœ^ en l'honneur du roi d'Ai)gleterre àqtuel , qui était alors grand amiral. La pointe Adélaide^ et deux petits îlots réunis par uq banc de sable^ fprmemt l^ limites de l'anse à l'Oitest, et sont éloignés d'un demi-mille dç.la pointe William. La baie Godericb, est à l'Est^ et Panse Cockburn, à l'Ouest de la crique Glarence. Tandis que l'on déblayait le terrain , le plan des bâtimens se traçait sous la sage direction du capitaine Owen. Un pavillon qui flottait autrefois à re^trémité de la pointe William , a été transporté sur la maison du gouverneur. Le premier objet qui frappe aujourd'hui les regards et attire l'attention, est un vaste et commode bâtiment, environné de quelques palmiers isolés ; c'est là que l'hôpital est établi , et on ne pouvait lui assigner un local plus convenable. Il r^oil les salutaires influences de la brise de mer, et il est complètement séparé des autres habitationsi; précautions d'une haute importance dans le climat

da ^f ri2a<34o-4?Q. Upç petilecûnstruetion teiw

entonnée d^ p$lii^^4e$ !> . aîmI ^âicfueiiquesroaw hautes qflki T^^i^tércameiit ,^«st l'anoietti magasini' A^p^èfi^^gt^P)a«ti^ grand: Jbâtûpe^sttiiya de c^ç§^© paw Iqs.. trompes «Mrîoea. lies ^aa*tîfir&

s^kH*i uoe^ ^ièoe :d'a»tmeii6 mofutée siiraffût{^ . epbtm^^é^mr h crique , iodi^^e le caraetère^; miJitsiifQ de J.'^i$ce< L'babkatiûà du^goonrèrHi nem* c(m$ist£ ^n im va9te;bâtiiaQfit^ trèiienï yilje^ jdjs^is {lutiiprd d'uo préoi^oe;, an'opiittéi duquel ^'éteDfi )a plage oàtl'oii^ défcai^^ue.. Qik) c^rWé aw château par ij*e pwte:;roi4e let fetârî gaïute, d'ufle i^e^laiwe de pi^dfl. Uu^ . Imtteri^î de sept pièces de canon y appoj^tée par Jie ^^* sepu de S. M. l'i?^^ , est placée e» aT^lc^'Ia ma^fPP. % 4e ra^ftiçre à domipi^f m hnm hi rive» ^M Vi^^-. h^ bâtiment qu m îtielidra^la corawiisk sM)i% qui dqii; |w^di?r . à l'adjudlcatio» des w^ifir) seaux négrieijs^GaipAuré^ v n^m% ^ftas encore ,tei>-) n^péi* II. est situé à p^u^d^ di^1:a^ce:de ^elui dip gouverneur. Di,¥ers$5 a^trejà ^onstrujqtions ;gai>ri nÂ$$çntla pwAtj? WiiUani„ Quftlqu^îftrferpSL^çi^ tremélés avec les m/u^o^s , dwne^t à l-eipi^etUT] bl*., v^ d^ la iperot w«e appa^re^^e pîAti»9¥sqrte. Cetçe re^iarq^^. a été f^ite^paç tauf^ceiM; qu^ti

33a LES KACUIMAÏTS.

seiEt Tenu» Tilîter ce f^ajrs , donl'le premiei* a^ pect plait {généralement. M. Lloyd habite ohe i»aison ass^ biofi liônstruite , qui vient c^élre^ finie. Il y ett a mie aussi destinée an chimrgi^i de là; Goionie , qtù est un officier de knarine . Lés Kronmans etles^nigres libres^ ail noinbï^ (f environ deux arillé ^ h^tept pnèfir de là résidence du gouTemeur^ dans de petites Oisibanes tràs« pro{lres^ constrai4;es en bois et courertes de feviUes de palmkr^ ils sont très^oignelit^ eii-= toetiennent Içors-hattos on bon état, leséntoniJent de pe^tii- îirdins devant et derrière, ou ils* oiiltÎTent du niaïs, des bananes, des poivriers.' Leurs huttes alignées fornietit de petites rues qui s'alongent jourtiellennent par l'arrivée d&

nouveau]!^ colons^ ' .

On s'occupO sans relâche à hétoyer et défiîclier le terrain. Les nègres libres, les troupes africaines et les Kroumans, sont ei'tiployésf à ceis* traivatix. Les maladies les plus ^fréquentes parmi'' eux, sont les ulcères aux jambes^, causé» jM^è^ que toujours par des'aceideitssui^enus^en abat* tfittt les arbres, eh extirpant les broussailles^ etc. Sefee hoiiimes étaient à Fhospîbe pour y êtretraités de ces sôrteig de ittkux. —

Les Kroumans sont utie race à' part, qui nV riep de eotnitiun avec les àutres'tribus de FA-^

LES KHOllltfÀJ^ë. 333

iVicpievIls^liaftitMt tinpây» appelé SettmKl^ui; sur la <î6te,-pTès du eap de Palttes; tous sèhç manns, et <c'eM même leur prhvcipale ocdupàlâûti .' Ils difiOTent de leurs Voisins par leur langa^ Cjl; par leur caractère. On en prend toujours un c^tain nombre à bord des raisseaax de guerre , qui ci'oiâentsur la oMe d'Afrique, pour te^employer aiji}( nianoe«iTi*€ls les plus fatigantes -et qu'on ne peut eiécîûter qu'en s'exposant à l'ardeur brùlafnte du soIeiL Cette tie errante les di5$émine sur lousles pointsde la cote, et la leur &it connaître âsse^ bien pour servir de pilotes ; îls^ày établissent dans Pespôir d'être ainsi oècUpés, ne laissant que les afncièns de la tribu dans leur pays natal, à moins que la guerre, Tenant à éclater; ne réclame leur présence ; autrement , ils ne retournent chez eux qu'après une absence de plusieurs années , et lorsque , par lëut ifâduS*' trie, ils oh t amassé de quoi Tivre à l'aise; U y a parmi eux quelques hommes actifs, et intelli-^ gens, lâai^on né peut toujours s'y fier; quèiqua tout prendre , ce soit une race fort supérieure aux autres tribus Africaines.

Outre l^aiguadè , à droite, près de la maison du gouverneur, deux petits eourans, qui pot^ tent te nom de ruisseau de Hay et ruisseau Hot^ Ion, sedéchargent dans là baie de Goderi^h* Ils

334, pojPiiiiATioNv

fourms^wt 4'ei[<:aUe»te e$iu fi» «boiniaiice. et pflHTeAt porter b9teâ|i«Ii'^iguadev dont nous yç^oi^ de parler, ^t^géi|éral6i¥iQnt4idô{)tée^ à cause des fsicUitës cp^i^Ue. présente pô^r faire de reau.{Lepuîsseauest eonànii josfju'au boni de la mer par nn aqueduc en bois ^ swis lequel les chaloupes peuvent, se placer , et remplir leurs tonnes très-facilement sana- tes débarquer.

Le persoiinel âe la^^olpnie oonsisti^t^ quand* nous arriyén^s , 'en. un suwntesndoB* i 'Uii g«iverneur par iutério»^ M% Becroft,, 09nnu;g(éinémUt^eot spus le titi?e.dM. mfÀtmnn^h capitaine Bjeatiti , 4^o,rnn|^ndattt ia Porciisk% p^t^eb^ de \^ colonie ; M« Cricjbctpp.^ çbirurgi^^ 4^ lieutenant Stockwell) avec cinq qu six soldats det marine sous ses ordres; un mulàti^ ^^ enseigne du corps royal Africain., avec dçiux cçtl^pagniea de npirs de Sierra-Leone ; quelques. . cbârp^nftiers ^' dçs puvriei'S en voiles , et un auJrre muJ^ tre , ;&is9nt Toffiee de scribe^ lOu de seonétaire der ^. Becroft; enfin ^ un négociant anglaî$)) nonnuié Lloiyd , chargé d'affaire^ de M. Smith .jef qui ha-^ bite aussi dans l'île. , . . * j...

On ! ne pouvait choisir pour un étabttsaeiiiietit, un terrain plus favo^^ble^ un ti|3u {^woo.mr^ mode que celui où est si^ué Clarence. La bai^ offre un mouillage sûr; le? vaisseaux y sout à, l'abri

I|ISULAIR«S« 335

de ces épouvantables tornades, ^i fréquensdans ces parages* Elle est assez grande pour recevoir autant de navires qu'il s'en trouvera j a à) aisà«^lafois h proxinaité de l'île. Elle abonde en pois*^ sons; il n'existe point de roches sous l'eau; le rivage est élevé , et cependant d'un accès facile aux bateaux. A l'Ouest de l'île est une autre baie, nommée la baie de George; rasas elle a l'inconvénient d'être ouverte de ce coté, et, parconsé^: quent , de n'offrir aucune sé<Hirité au^âtimens. La proximité de la côte d'Afrique était un antre point important en faveur de la crique Glarence , vu le but poui* lequel l'établissement

éiait fonde- Les nalrurels^e Ferhando^Po sont bien la

r^ce la plus sale qui existe sur le globe. Us n'ont rien dans les moeurs , ni dans l'extérieur, qui rappelle leurs voisins de la côte , avec les-< quels nous avons eu tant de relations; le seul' trait de ressemblance serait un penchant irré-^ sistible au vol. Sous le rapport de la civilià^iion . ils sont encore plus reculés que les habitants de. Brass, qui certes n'y ont pas la moindre piéten^ tion ; il n'y a aucune analogie dans les langues , et pas le moindre rapprochement. Une preuve du peu de relations qu'ils ont eu avec le reste du monde , c'est que , tandis que les outres

336 uiaoi AIRES.

îles du golfe de Guinée sont inondées d^iomiue^ de la même race que les habitans des cotes^^ Fernando^Po , qui eh est beaucoup plus rapproché ^ est peuplé d'individus tout-à-fait diffe-rehs. £n général ^ la population de l'île se compose d'honïmes robustes ^ bien proportiotinés et d'une constitution athlétique; iïi0fiensiF6, doux^ d'un caractère pi&isible ^ quoique chaque insulaire -soit anné, d'une pique ^ d'environ huit pieds de Wig , faite d'un bois dur , aiguisé à l'une des extrémités. Ils paraissent sains et bien portans, car ^ si l'on rencontre, ça et là, un^oudeux individus moins bien partagés que les autres, comme avantages physiques, on nevoit nul signe des maladies si communes sur le continent d'Afrique. Nous avons déjà dit queces naturels étaient fort sales, mais rien ne peutdonner l'idée de leur dégoûtante malpropreté- Ils portent de longs cheveux, horriblement mêlés, et qu'on distingue à peine sous un enduit de terre ^oUge et d'huile de palmier. Cette terre et l'huile sont employées avec une telle profusion que le tout forme sur la tête une sorte de bouclier impénétrable ; et les longues tresses , qui tombent sur les épaules, y laissent égoutter Phuile dont elles sont imprégnées. Quoique ^ cettéiCoiâUre soit un abri suffisant cocrtre toutes-

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