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parties^ qu'une trompe d'hommes accompagnée d'un des gens du ichef , fit son entrée : tout le jour^â'est passé de la sorte.
La persuasion où sont les naturels que nous n'ayons qu'à vouloir pour accomplir les choses les plus difficiles, nous a d'abord amusés, mais leur importunité est devenue des plus fatigantes. Us nous demandent des charmes pour détourner les guerres et autres calamités nationales, des talismans pour s'enrichir, pour empêcher les crocodilesf d'emporter les gens, pour pêcher tous les jours un plein canot de poissons ; cette dernière requête nous a été adressée par le chef des pécheurs, avec un présent convenable*, toujours offert à l'appui de la prière, et d'une valeur proportionnée à son importance. C'est ordinairement de la bière du pays, des noix de goura, des cocos, des limons, des ignames , du riz , etc.
La curiosité du peuple p^ur nous voir est si intense que nous n'osons faire un pas dehors ; et , pour avoir de Fair , nous sommes forcés de tenir tout le jour :1a -porte ouverte , marchant et tournant autour de notre hutte , seul exercice qu'il nous soit permis de prendre , comme des bétes féroces en cage. Les gens nous regardent fixement, avec des émotions de terreur et de surprise ; à peu près , comme on regarde en
4o UN important: VISITEUR.
Europe^ les tigres d'une niénâgerie. Si Qousavuii: çons du c6té de la porté, ik» reculent aVec le
plus grand effroi, et tout fréroig^ans ; raais^^lès (Ju'ils nous voient à Tautrê botit de la hutte , ils se rapprochent autant <juè leur éràinte le letii* permet, en silence et avec les plus ^aiîfdes précautions. Uniii^ôl^nt Fèllan , et un où âeux enilliyeux persônnàj^ès , qu'il serait iînfpo^Iilîque d'oflFènser,hôùs ont persécufés encore davantage. Ils nous poursuivent conimédè mauvais esprits; entrent dans notre hutte lé matin , quelque chose éjne lious piiissiôiis aVôir h ùlire , s'i^tâllerii- sur nos iiattes avec* Une inci^oyable effronterie^ et né nous laissent pkis^ qu'à de très-coUrt^ intei'v'àlles , mêÀié long-tèhips aprè^ ^îue nous sommes couchés.
Un (( grand )> , un étranger tfimpértance nous a visités aujôùVd'hui: il déploî^aiturt luxe extraordîriaire , et nou^ 6ffi4t un piot dé mîèl', comme reco'mraandatiôn. Il pointait ùhé tobé de damas crarfioîfeî', de larges pafhtalbns dfé soie'^ uhé calotte et un tùrbah roirgès. , et des pàntôtiflés dé lîiarbqùin de même couleur: Il'iîb'à's appHt, sans' en être prié , qu'il était Pagënt' envoyé par le prince de Rabbà pour percevoir les tributs dus par les dîfierens villages des bords dti Niger; et que son i'ang ne le cédait en rien â celui du