‹ Journal d'une expédition entreprise dans le but d'explorer le cours et lChapitre 7 sur 99 · ASPECT DES RIVES · texte numérisé non relu

ASPECT DES RIVES

pûisqu'aUcun des nata]:els de Fofo ne nous of^ frait une hutte , nous senoas bien venus à prendre la leur. Charmés de nous mettre sou$ leur' prol^ectio», nous avons accepté avec empressement. Aussitôt notre installation, on nous a apporté^ trois grandes calebasses de gâteaux faits aVec du maïs , et frits dans de Fhuile de palmier. Ces dons , qui venaient si bien à point, nous étaient envoyée *par les. femmes , qui semblent prendre à nous beaucoup vplus d'intérêt qUe« les hommes. •

Le chef s'est tenu à Técart, étant fort fen peine dans ce moment dé réunir asse^ de cauri§ pour payer l'impôt annuel dû à là ville de Rabba, et que les messagers sont ici pour préiçver. Il est d'usage d'accorder un ceirtain nombre de jours ^ mais , si à l'expiration de ce temps le tribut n'est pas payé , l'envoyé guette une occasion favorable et enlève un ou deux habitans , qui , amenés au marché de Rabba, y sont vendus comme esclaves. Le produit de la vente paie la taxç. Nciis avons vu pratiquer la même cou-^ iume à Lever, même après le paiement de l'impôt.

Nous avotis dépassé plusieurs îles aujourd'hui. La rive du côté du Nyffe est haute et montueuse,*mais bien cultivée : il y a sur les deux

34 EMBOCTGB^IlEf^ ^. L4 qOirDOtTNIA.

1)^^ Aow^rf 4© TUfsgftse^ b^i^oup 4^ eut-

flçr newfli aypïis tpi^Ir recpnjçi^ître les^^tteotûms

^ q^ét d'^gViUle^ qui les II ço(bbléiei$ de joie. Le$ We^îî^f î^s^ F^Uw^ Pffiî? OBl appris que ^lo^s de^ YQfl^çe m^tî^ p^ss^r d^Y^l^t la mière Cbû</Qif^ >2ia> U tnéme qiip jip tvayer^ïuii près d§ CuU^p^

lors de 1^ première rni$aiQû, Orâce w cadeau dci

quelques boutons ,, nous nous sçmnieç quitta fort bous aipis. I^a nfiatiqi^ (éttiV^^^g^^^^^^^ terne; il toni^a^Ç par noioipippt des ayersçs; i9iiÀ9 e ten^ps paraissant se r^mont^r ^u pcïu avaal huit Jipures ^ nou^ ayqp^ qiiitte J'il^ de Fofa# Q^elques-uns de^ p^ç^rels d^ cw cçsitrée3 m jnqntrlnt ^\is?i pfu c^ri^x d^ nous Voir, qUft si nous étions tquf;, aus^i noirs qu'eux. Au bpftl d'me bç^re , npus passâmes dei^anl l^mboa*^ cbl^^ d'imç rivièr0 asaiez considérable qui dfist^ cêndait du ^ord daii$ le Niger. G'^t sans aueui:! doii|;e la ÇQu^oui^a, que iious a¥aiçnt%nno»c^ leçJ^Qllai^. Ce matin', les |>ords ont plus belle apparence que depuis plusieurs jours, mais sans a^cup ^ttrÉ^it d* nouveauté* He^ terres élevées apparai^^li^t dq cliaque cgté de ta rivière aussi loi^ que rpeil pouvait $'ét;f^dre. It pafaii cpe

c'est «ne ckaîiie de colUnes qui court dbi lUim^r Nofd-pEst au Sud^-Sud-Ouest. A onze heures^ n(ms ayons touché à un griibd village, pour qous informer d'Egga jlà on nous a dit que noua a^»* wons plus beaucoup de chestin à taàre.

. Une l^eure après ^ i^ous aV^ms aperçu , derrière un immense, .^marais coupé de petits eik* . naux et de criques , une grande et \>eUt ville de plus de deux milles de longueur^ située à eo-f Viron trois^iilles des bords de la rhrière. C'était Ëgga^ tant cherchée; nous ayons gagné le lieu de débarquement ^ en i*epiohtant une baie en-* cOiubrée d'un nombre infini de grands et massifs canots \} remplis d,^ marchandises^ et de timtes espèce^ d^ denrées d^n pays. U y avait des huttes construites à bord, comme d^hs ceux que nous avions dé]k vus. Tous avaient leurs^proue^ bar*? bbuillées de. sang^ et des plumes y #aie<^t '^ fixées, Êomme charmes ou présery^tifs c^ntri^ . f es voleurs et les gens mal ' intentionnés •

Nous i^tondimes quelques minutesi avant de débarquer , personne n'étant allé porter au chef la àouv elle de notre an:ivée. Un jeuue Fellan nbtis invita le piîemieje k prejjdre terrç , pt aDijiç dépéçbâtnes Faskpe au gpinverneur ym^ lui-dirô q«û nous étions, et ce que nous yôuUjow^ B revint desufte nous rapporter que le tieux ^hef

36 LB CHfir b'fiGOA.

rait chai^mé de nous T<m*^ et nous nous mimes en marché^ . . • .

Au bout de quelques minutes, nous arrivâmes à la Zollahe onHutteiTêntrée^ daus laquelle . ^ se tenait le vieux chef, prêt à nous recevoir* Il était assis , les jambes repliées sous lui^ sur une peau de vache tannée étendue à , terre , fumant une pipe d'environ trois aunes de long , et. en*^ tolère; de beaucoup de Fellans et de plusieurs vieux Mallams. Nous fûmes reçusl d^la façon la ^ plus amicale , et invités y comme marque parti- f culière de distinction , à npuis asseoir près de sa * personnp. Il nous regarda , avec 4a .plus grande i^rprise, de la tête aux pieds, nous dit que nous étions des gens d'une mine fort étrange , et qui Valaient bien la peine d'être vus. Après avoir rassasié sa curiosité, il envoya chercher toutes ses vieilles^ femmes,, afin de leur donner le même plaisir ; mais, comme nous commencions à i|0us fatiguer de notre rôle de bêtes cùrieuises^ . nous le priâmes de, nous faire conduire à une hutte. .

C'est un vieillard^ £^ longue barbe blanche^ de l'aspect le plus vénérable ^ et qui aurait l'air d'un* patriarche , s'il ne riait , jouait et se divertissait comme un tout petit enfant. Une maison^ « digne d'un roi , » selon ses propres expres-

CURIOSITÉ nSS FATURBLS. 37

sioi!i^, &Lt promptçment dispo^ pour nous y et q[iiaxid il eut appris , avec bemtcoap de sur^ prise^ que nous ijnangtoiîff lès mêmes atinvdn&qne' luiyil nous coQ^dia.Atafiile MÎrf sesfsfnr*) mes .nout envi^yàrent un bol de^ tuak^ et die

gFaîsse*\- . '>'•:* ^'■-' ■•• - '^^' •'•••

Nbus jRUûes bientôt pèrçëcutés des vi^ês der Màllanis et des épouses du chef; çelleftHn iioui> appelant des x^x de goura* ^ en raam^:^Jd^ salaire, pomiiiiouft Tuir^ Quand la néuvdled^) nôtre arri'vaéej ^e ^t répandue dans la ville ^ les gens accoururent par centaines à nbtreMuilItè pour regarder les blancs. Les Mâllams et lesroiâ nous ai?aieiM^ déjà honnêtement karoeléfff mëis c'en étaitJti^-d'sâié {k)pulatiim ttal^entièr^^ et nous f^eac&Kgësde bapdcaderltepo et de poster trois de nos hommes en pour tenir le^^ cnrieiuL à distance. Yoykn^ 9fr^âp ne pouvaient plus nous approcher^, ik Se disper^ sèrent au coucher du soleil ^ et inoui laissèrent prçndre en paix un repos dont nous avions^ si grand besoin. > ir

Au jourd'hui y le cours delà rivière ai presque toujours été Est-Sud-Est; sa largeur^ depuis deuxjnscpi^a cinq et six milles» X . Mercredi y 2ù oclàbrei-r-^ Plusieurs dbs habi>-

tans-d'Egga Tendent d^s toiles et des draps 4e m. 3

^ EGGA.

JÇeniiL et du Portugal, ce qui rend probable qo^y aune cammumcation de ce lieu à la cote, be^ naturels sont spécttlateurs , entreprenans , etibcuiacoup emploient tout leur temps à traficpker en descendant et. en remontant le Niger. Ils vivent entièrement dans leurs canots , et le petit toit ou hangar qu'ils ont h bord , leur sert de c demeure 4 ils y habitent comme dans des bttttes.' Les noix de coco se vendent en grande quantité dans les rues; et plusieurs personnes nous en . ont «n voyé de petits paquets» On nous dit qu'on les importe d'un pays voisin; on en Êiit grand cas ici.

?'. Le chef est venu nous faire visite, ce matin, à huit heures^ etnousasuppliésdepermettrequeses femmes et les principaux de la ville fussent admis knous voir. Nous n'avons pu refuser cette requête, et , en . conséquence , toutes les darnes^ jaunes et vieilles , nous ont visités, apportant chacune des noix.de goura ou quelque petit présent» Elles nous firent^ force questions , et restèrent beaucoup plus long-temps que nous ne l'eussions désiré , nos allusions à notre désir d'être seuls n'étant pas comprises. La chaleur est excessive : nos portes et nos fenêtres sont souvent bloquées parla foule, etTioti^ hutte ne déscïmi^litpas. A peine les femmes furent-elles

Page 1