‹ Journal de Barbier, tome 2Chapitre 19 sur 90 · La Vie de Marie Àlacoque, 1729, in · texte numérisé non relu

La Vie de Marie Àlacoque, 1729, in

4. Marguerite Alacoque, née en 1647, à Lauthecour, dans le diocèse d'Autun, Elle eut, dit-on, des entretiens avec Dieu, fit des miracles et prédit sa mort. Elle poussa l'exaltation au point de graver avec un canif sur son sein le nom de Jésus, et ressentît dans l'opération une, sensation ineffable. Cette célèbre visionnaire mourut le 17 octobre 1 690. C'est à elle que l'on doit l'institution dè la fête du Sacré-Cœur de Jésus* M. de La Villegille (lre édition, t. i, p. 308, note) annonçait qu'il était question, en août 1346, de procéder à la canonisation de cette religieuse. Voyez dans l' Histoire de la Régence de Lemontey, t. u, p. 442, une dissertation sur Vèvêque de Marseille et la dédicace de son diocèse au Sacré-Cœur de Jésus. On y trouve quelques détails intéressants sur Marie Alacoque et sur son confesseur, le P. La Colombièrc, ancien confesseur de la reine d'Angleterre, femme de Jacques IL

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JOU'iNAL UK UAHDIEU.

cola a occasionné cent contes pins ridicules les uns que les autres sur M. Tévêque de Soissons, tant en prose qu'en vers, entre autres ceux-ci :

Mademoiselle Pélissier1, une des. premières actrices de TOpéraï a fait la conquête d'un nommé Du Lis2, juif établi à La Haye, homme de sept à huit cent mille livres ■ de rente, et dont elle a tiré pour plus de soixante mille livres de pierreries.- On fait tenir ce discours à son mari3, à M, l'évêque de Soissons :

Sur l'air de Jocondc.

Pélissier disoit à Soissons, Grand auteur de la Coque :

« Tu sais qu'un rabbin .... Manon, Et combien je m'en moque!

Mais s'ils faisoient un Cupîdon, Prélat» daigne m'instruîre :

Faut-il baptiser ce poupon Ou bien le circoncire? »

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