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I. Les Jésuites, à cause du père Girard, [Note de Barbier

246 JOUKNÀL DE BAKUIE1U

— Aubry. — Mort de madame la princesse de Conli, seconde douairière,

— L'abbé Bécberan arrêté. — Carnaval bruyant. — Mandement de Parchcvôque. — Grande affaire de vol.

Le Roi et la Reine sont à Marly jusqu'au commencement du carême, et le bruit de la ville est qu'on attend de grands changements de ce voyage dans le ministère; que le cardinal de Flëury se retire, et que M. le Duc aura grande' part aii ihirïigtèfe; On dit, d'un autre côté, qu'il n'y a rien de tout cela, et qiië»cë qui à donné lieu à la nouvelle est que M. le Duc est rentré depuis peu au Conseil du Roi; Il faut, pour un prince du sang trèsriche, avoir bien peu de cœur pour se trouver dans un Conseil auprès du cardinal de Fleury* après l'affront qu'il lui a fait dans toute l'Europe.-

Le 3 de ce mois, M. lé cômte de Morville, fils du garde des sceaux d'Arifiénôrivillé, est mort à quarantesix ans. Le même coup, qui a fait mourir le père, a fait aussi mourir le fils. Il étoit plus jeûne et il a résisté plus longtemps au chagrin qui l'a miné, d'autant plus que c'étoiten vengeance d'une chose, qui venoit de son fait, que le cardinal de Fleury a déplace dans le même jour le père et le fils, pour donner les deux places de garde des sceaux et de secrétaire d'État des affaires étrangères à M. Chauveliri. M. de Morville avoit fait bien du chemin à son âge. Il avoit été avocat du Roi au Chàtelet, procureur général du grand Conseil, ambassadeur en Hollande, plénipotentiaire au congrès de Cambrai, che- . valier de la Toison d'Or, et secrétaire d'État et ministre des affaires étrangères. 11 a laissé un fils qui est colonel de dragons. Il ne sera pas exposé du moins à tous ces réhversemenis dé ministère.

On dit qu'on a trouvé un placard à la porte de Saint- Mcdard, où il y avoit :

De par le Roi est fait défense à Dieu De faire des miracles en ce lieu.

Il y a toujours quelques exempts dans l'église, et il n'y a plus que les prêlréâ habitués de la paroisse qui y disent là messe, en sotie qit'il n'y â pilûâ ée concours de messes que Ton fâiéoit dirë ét ijtii devoibnt produire beaucoup à la sacristie*

CHA^êON.

ijûë saint Paris à ses malades 3 Fasse faire mâintès gambades,

Le Bëâu miracléf àûe voilà !

Croyorïà plutôt à la Cadièré»

Qui fait sautër un Loyola De Sodome jusqu'à CytHère:

Allusion sur le père Girard, qui, malgré sa qtîàlîlè de Jésuité ; a une fille.

Oh dit, à propos de AI. ï*àris, que AL Paris, conseiller au Parlement, son frère, a fait signifier lui acte â M. l'archevêqué de Paris, à M. lé procureur général èt à M. le procureur du Roi au Châtelet, par lequel il s'oppose formellement et fait empêchement à ce qu'ils aient à rendre et dohiïèr âùcûné ordonnance pour l'exhUmatîôri du corps de son frèrè, enterre dans le petit cimetière de Sàint-MédartL

Comme il y a des gens des déiix partis, on à fait iihe Calotte contre AL Pâris, On le fait PdtroKl dii Régiment*

11 y à toujours ici qtieiqtië histoire. Il , a paru ces joursci un mémoire âffrëùx contré M. le duc de Noailles adressé au Roi. Voici le fâit :

Le sieur de Tourtérel1, ingénieur du Roi, homme de

i. Claude-Philibert-Michon de Tourtérel était né à Bourg -en-Bresse. Narbonne, qui avait connu ce personnage à Versailles, en fait un portrait peu avantageux, II prétend qu'il fut tour à tour Jésuite, avocat à Dijon, puis associé d'un baron allemand, nommé de Lottichy, Cette association ne fut pas heureuse, et Tourtérel fut condamné par corps à payer à Lottîchy une somme dé 6,000 livres. Pour échapper à cette sentence, Tourtérel se fit garde du corps, et parvint, à l'aide de l'abbé de Saînt-Pierre, à se faire nommer iugénieur géographe du Rôi et secrétaire de fil. de Noailles. Nàrbonne prétend que dans ses nouvelles fonctions, Tourtérel abusa de la confiance du duc, qui lui avait abandonné, en quelque sorte, le soin du gouvernement de Versailles.

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beaucoup d'esprit et intelligent en tout, avoit plu, en 1729, à M. de Noailles,' capitaine de la première compagnie des gardes du corps; grande liaison. Il suivoit ses avis dans ce qu'il y avoit de plus secret. Cet ingénieur àvoit fait un projet de bâtir, à Versailles, un hôtel pour les gardes du corps qui sont sous le guet. Ce dessein, agréé de tout le corps qui y trouvoit son avantage, fut suivi d'un bon du Roi1. En conséquence, le sieur Tourterel lit des marchés par écrit avec toutes sortes d'entrepreneurs, qui firent des avances, M. de Noailles même céda au sieur Tourterel une grande quantité de moellons qui lui appartenoient.

Comme il y a toujours des gens qui calculent, on fit entendre à M. de Noailles que, par les conditions de l'entreprise, ce sieur de Tourterel , son ami , gagneroit considérablement. On lui proposa un autre projet, on l'y intéressa sans doute. M. de Noailles, de son autorité, fit cesser les ouvriers. Plaintes du sieur de Tourterel; mauvaises excuses de la part de M. de Noailles; lettre de cachet obtenue par M. de Noailles pour faire retirer cet homme en province* Le sieur de Tourterel prit huit jours pour partir. Pendant ce temps, il se remua auprès du cardinal pour faire connoître le mauvais du projet nouveau, l'injustice qu'on lui faisoit, surtout à cause des marchés et des avances des entrepreneurs, qui montaient déjà à plus de soixante mille livres. Autre lettre de cachet qui a campé M. de Tourterel au For-l'Évêque. Voilà un homme d'esprit et, à ce qu'il paroît, un honnête homme piqué au vif.

Ma foi! il a présenté ce mois-ci une requête au Roi, par laquelle il demande l'exécution de l'arrêt du Conseil sur le bon du Roi, et qu'on indemnise les entrepreneurs. 11 ne s'agit pas de cela, parce que je ne crois pas qu'il

. i. Daté du ier décembre 1730, Tourterel, ainsi qu'il le déclare dans son premier mémoire, avait été charge de rédiger un règlement général pour Ici gardes du corps»

ait grande raison dans ce pays-ci de celte requête. Mais il y a joint un mémoire, le tout imprimé, composé par lui, où il parle en son nom pour faire connoître l'ingratitude et le vice de cœur de M. le duc de Noailles, pour prouver l'intimité de ses liaisons avec M* le duc de Noailles, les promesses qu'il lui faisoit pour l'attacher à lui ; il fait un tableau naïf de toutes les affaires où il lui demandoit conseil ; il parle d'une lettre du pape au cardinal de Noailles, par laquelle il avoit lieu de douter de son retour à la bonne doctrine, par la façon dont il en agissoit toujours contre les Jésuites, et il se plaignoit qu'il paraissoit dans Paris une rétractation signée du cardinal de Noailles. Pour apaiser Sa Sainteté, on donna la réponse à faire à plusieurs personnes; elle ne plut pas au duc de Noailles, qui ne pouvoit pas la faire en latin; le sieur de Tourterei en fit une, qui fut trouvée bien par le parti L.

Il parle d'une affaire qu'il accommoda, où une parente de M. le duc de Noailles fut accusée d'avoir empoisonné sa mère.

Il dit que s'il avoit été encore son ami , il l'auroit empêché de donner la recelte des aides de Versailles à un homme à lui , qui est son receveur particulier, 11 parle encore d'une retenue particulière que M. de Noailles fait sur la paye des gardes du corps, à laquelle il donne un motif qu'on ne sait point dans le monde. 11 dit, à la vérité, qu'il n'a aucun soupçon là-dessus, et que M. de Noailles amasse sans doute ces fonds pour en procurer quelque avantage au corps.

Bref, cela fait le tableau d'un seigneur de mauvaise foi, avec des vices de cœur, injuste, intéressé ; cela fait un homme démasqué aux yeux de la Cour et du public.

Il y a un arrêt du Conseil2 qui a supprimé le mé-

i . Le aïeur de Tourterei avait public, en 1727, une Dissertation Mr les projets d'un canal en Bourgogne , in-8o, Dijon. 2, 6 février 1732.

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mémoire et interdit M. Lefebvre; avocat au Conseil* qui a èigrié la requête et lê mémoire; mais toute la* Cour en est farciéj et il est si recherché qu'il coûte cent livres. On me Ta prêté une heure de, temps.

La lin de ceci est que Tourterel sera toujours pardcssôiis le grand crédit d'un homme comme M: de Noaillës \

Je ne saiirois in'ôter de l'idéô qu'il n'y ait du souterrain dans le parti dé ce mémoire; M. de Noailles vise au ministère, et est presque le seul qui puisse traverser Mi Chauvelin, garde des sceaux. Celui-ci n'auroît-il pas cii part sous iriàin à faire lâcher un pareil mémoire pour perdre un homme de réputation? Il n'est pas naturel que, pour le plaisir de la vengeance, un particulier tel que le siedr de Tourterel se soit ainsi exposé à se perdre saiis ressource.

Une autre histoire. On se souvient qu'on a déplacé les curés de Saint- Étiennê et de Saint- Médard, qui étbient jansénistes. On y a mis des desservants du parti de la Cour. Les marguilliers de Sainl-Médard, qui sont des tanneurs et des couverturiers de ce faubourg Saint- Marcel, sont gens ehiêtés qui ne peuvent souffrir ce nouveau desservant, lequel; de son côté, leur a fait des procès sur tout* Procès entre eux sur la nomination d'un mârgtïilliêf, qui, par arrêt du Conseil, a été renvoyé aù Grand Conseil: Maître Aubry, avocat, grand antagoniste du parti dé la Bulle; a plaidé; jeudi dernier, polir les marguilliers; Il a fait une farce de cette cause, car il n'y a que lui capable de dire ce qu'il dit; il a fait Lm parallèle de l'ancien curé avec celui-ci. « Celui- « ci se plaint, dit-il } que les marguilliers ne l'aiment

« pas! Comment Taimeroient-ils ? Il a chassé un vicaire

1 > Tourterel fut exilé à Bourg-en-Bresse et y fut conduit do brigade en brigade par la maréchaussée. Quelque temps après sa disgrâce, le duc de Noailles se réconcilia avec lui et lui ût obtenir la charge d'avocat du Hoi à Bourg.

FÈVRIEH 17 32, 251

« qui étoit un fort honnête homme, et en a placé un qui « n'est pas tout à faifcde même. Le premier titre de ses % faits est dans les registres du Parlement. » Il a tiré un arrêt de sa poche, où ce nouveau vicaire, pour fait de calomnie, avoit été condamné à faire réparation, et, pour assaisonnement, cinq ans de -bannissement hors du Parlement de Paris. « On dira peut-être, a-t^il ajoute, « qu'il a été réhabilité; mais, messieurs, sa réhabilitation et est l'acceptation de la Bulle. » (Pour celui-là, il est fort de café ; il est diablement hardi et insultant au gouvernement spirituel et temporel. Mais il se moque de cela, pourvu qu?il donne le coup de langue. ) a 11 ne s'est % pas corrigé pour cela, a-t-il dit, car depuis il s'est « déchaîné contre les vivants et les morts. » Parce que dans ses prônes ce vicaire parloit contre M. Pâris; en sorte que l'auditoire , les juges n'ont pas pu s'empêcher de rire, et le curé et le vicaire, qui étoient bien là un épisode» n'ont pas pu tenir ; ils sont sortis de l'audience. Aussi cela ne fait pas honneur au parti moliniste de prendre ainsi des sujets qui soient notés. Cet arrêt est de 1715 ; personne ne savoit cette aventure.

Le 22 de ce mois, madame la princesse de Conti (Thérèse de Bourbon, fille du prince et de la princesse de Condé, veuve du prince de Conti, qui avoit été en Pologne), laquelle étoit aveugle depuis quelques années, est morte, âgée de soixante-six ans. 11 y avoit dix ans que mon père étoit de son conseil. C'est mille livres de pension perdues* Le jeune prince de Conti, marié depuis quinze jours, n'a pas attendu longtemps une succession considérable de plus de quatre cent mille livres de rente. Cela va faire une grosse maison;

Le 23, Du Val, commissaire du guet, a arrêté l'abbé Bécheran, si connu, sur le tombeau de M. Pâris. H y avoit, jour pour jour, six mois qu'il avoit commencé à . y aller, et. il continuoit à aller à la messe dans l'église de Saint-Médard, depuis que le cimetière est fermé. Il

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en revenoit ; on le conduisit chez M. Hérault. 11 a été trois jours sans qu'on ait su ce -qu'il étoit devenu. On dit qu'il est enfermé à Saint-Lazare x. Cette exécution fait bruit dans le parti.

Cette année, le carnaval a été très-remuant à Paris, même dans le peuple. Il y a eu beaucoup d'assemblées particulières. Les bals de l'Opéra ont été assez remplis, et la porte Saint-Antoine a été extrêmement fêtée les trois jours gras. Il faisoit beau et doux. L'ambassadeur de Venise2 a fait la dépense d'une mascarade fort belle : c'étoit un char en forme de gondole, et qui se terminoit au haut par une grande coquille; le ventre de la gondole étoit de carton bleu et doré ; on ne voyoit point de roues ; la coquille touchoit aux lanternes. Ce char étoit rempli de plus de vingt personnes , qui étoient en amphithéâtre, toutes en habit de caractère, et jouant de toutes sortes d'instruments. Il étoit tiré par six beaux chevaux; postillon, cocher masqués. Il étoit précédé de dix hommes à cheval fort bien montés, représentant par l'habit les nations différentes. Il y avoit deux cors de chasse, un timbalier et deux trompettes, qui répondoient à la symphonie du char, Il y avoit dix ans que la porte Saint-Antoine étoit négligée ; mais on n'y a jamais vu un concours de carrosses comme le mardi gras ; les fdes étoient obligées d'aller jusque dans les allées de Vincennes.

On a publié ces jours-ci une ordonnance de M. l'archevêque de Paris, qui condamne trois écrits différents, contenant la Vie de M. Paris, et qui renouvelle les défenses de lui rendre aucun culte. Cela ne sera pas d'un grand poids, car, quoique le cimetière soit fermé, il va toujours bien du monde, et tout ce qu'on l'ait ne sert qu'à fournir de la matière à l'auteur de la Gazette ecclésiastique, qui est toujours inconnu, et qui traite fort

■ 1 . L'abbé Bécheran ne sortit de prison qu'au mois de juin suivant, 2« Mocenigo, ambassadeur de Ycmse, 1730-1733*

MâRS 1732* 253

rrtal M. Hci'aulLll est triste pour lui que l'obligation de sa charge l'expose à de pareils portraits dans la postérité.

Il y a une grande affaire criminelle au Parlement : on y juge trente-cinq voleurs, tant hommes q*ue femmes, la plupart gcns.de métier et domestiques dans Paris; ce qui est d'une grande conséquence. On a même promis la grâce à celui qui a découvert toute celte clique. Comme c'est à présent la mode, parmi les pendus, de ne rien déclarer à la question et de se faire conduire à l'Hôtel de Ville pour éloigner ce moment fatal, il y en a un, entre autres, qui, conduit vendredi, 22 de ce mois, pour être pendu, a monté à l'Hôtel de Ville et y est resté jusqu'au lundi gras, huit heures du soir, 25, à faire des déclarations et à envoyer chercher du monde. Cela a beaucoup augmenté la bande, qui est à la Conciergerie; et ce particulier a fait passer, le dimanche et le lundi gras, à cette récréation, M. ïiton, rapporteur, et M. de Tourmont le fils, évangélistc. Et l'homme a été pendu le lundi, quoique fête de Saint-Mathias.

mars*

Un Jésuite qui appelle Je la Constitution, — La Reine acconchc d'une fille — M. Cliauvelin, adjoint de M, le cardinal. — L/avocat Àugeard,

On avoit fait courir un bruit dans Paris, qui ne pouvoit venir que des jansénistes, qu'un Jésuite en mourant, que l'on nommoit père Chamillart, avoit appelé de. la Constitution, et que les Jésuites ayoient hésité de l'enterrer en terre sainte. Ils ont cru ne pas devoir laisser prendre plus de crédit à cette nouvelle, en répandant dans lé public une lettre de ce même père Chamillart, qui est bien vivant, laquelle n'est pas mal écrite.

Le 23 de ce mois, la Reine est accouchée d'une fille1; en voici quatre et deux garçons, ,

Grande nouvelle dans l'intérieur du royaume. Le Roi

i, Maric-Adêlaîde de France, morte en 1709,

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a déclaré à Vof saiiiés j le dernier mars, qu'attendu h grand âgé et lés infirmités de M.- lé cardinal de Fletiry, M, Chàuvelirv gardé des sceaux, seroit sôn adjoint et son associé dans le ministère; qu'ils viendroient travailler ensemble avéc lé Roi; qu'au défaut de M. le cardinal, M; le gardé des sceaux y travaillerait seul; ètque* dès à présent, les mirïistfôs et secrétaires d'État iroient travailler chez M; Ghâuveliiù Eh conséquence, le lundi au soir, dernier du mois-, M. le cardinal de Fleiïry écrivit à tous les princes du sang l'intention du Roi à cet égard.

On peut dire pour lè coup que voilà une belle fortune pour un particulier, de devenir garde des sceaux et premier ministre j puisque c'est l'être sans avoir le titre.

La politique du cardinal est juste de ne se pas retirer, dfe rester à Versailles pour affermir M. Chauvelin auprès du Roi*, et soutenir les premières brigues dé la Cour* On lie se ressouvient pas dans l'histoire d'avoir vu un homme de robe, particulier par lui-même, faire les fonctions de premier ministre ; c'est attaché ordinairement ici au titre de cardinal, parce que ce prêtre, sans regarder qui il est, ni d'où il vient, a par prévention chrétienne un rang non contesté au-dessus des princes ; en sorte que les autres ministres vont sans répugnance travailler chez lui; et le Roi aura toujours besoin d'un principal ministre, car il n'aime pas à travailler, et les détails l'ennuient.

" Les secrétaires d'État, M. de Maurepas et M. de Saiht- Florèntin n'aimeront pas cela; mais il faudra pourtant bien y passer, car on ne se risque pas à perdre de ces places-là, qui sont bientôt remplies* Pour M. d'Angervilliers, secrétaire d'État de la guerre, il n'y a pas apparence qu'il reste en place, car il a souvent été -appointé1 contre M.. Chauvelin.

Il y a longtemps qu'on croyoit que ce seroït M. le duc de Maine qui auroït la place du cardinal de Fleury ; eu

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