‹ Journal de Clément de Fauquembergue, graffier du Parlement de Paris, 1417-1435Chapitre 16 sur 40 · Voy. le Journal d'un bourgeois de Paris, p. 116, note · texte numérisé non relu

Voy. le Journal d'un bourgeois de Paris, p. 116, note

expédiées es jours esquelz elles seront réservées, elles le seront es autres jours ensuivans, et se continueront de jours en jours jusques en la fin du Parlement, et jusques à ce qu'elles auront esté expédiées ou oyes, et a ce fait publier la Court à la fenestre de la sale de céans, quanquam de jure communi et stilo Curie hactenus ita fuerit observatum.

Ce jour, messire Blanchet Braque, chevalier, a présenté céans lettres du Roy, qui Ta commis gênerai conseillier sur le fait des finances, et a fait le serement acoustumé; et, entre autres choses, a juré de tenir la main aux assignacions et paiemens des gaiges des presidens et conseilliers de la Court.

Ce jour, messire Guy de Bar, chevalier, ou lieu duquel et durant son absence Jaques Lanban avoit esté commis à la garde de la prevosté de Paris ^ a esté reçeu et continué oudit office de prevost de Paris, et a fait le serement acoustumé^.

Ce jour, la Court a fait publier à la fenestre de la sale du Palais les lettres royaulx^, faisans mencion de certain aide nagaires advisé et accordé par les prevost des marchans, eschevins, bourgois et habitans de

1. Guy de Bar avait été envoyé vers Rouen, en qualité de lieutenant général de Normandie, et Jacques de Lamban, bailli de Vermandois, avait été institué prévôt de Paris jusqu'à son retour, le 19 août 1418; ce Jacques de Lamban figure parmi les individus compromis dans l'émeute cabochienne de 1413 (cf. Journal d'un bourgeois de Paris, p. 114, 115, notes; Monstrelet, t. VI, p. 117).

2. Ce paragraphe a été reproduit par D. Félibien [Histoire de la ville de Paris, pièces justificatives, t. IV, p. 572).

3. Ce sont les lettres du 4 octobre 1418 portant établissement é'un octroi sur le vin pour dix mois.

Paris et autres, pour emploier et convertir ou paiement des gens d'armes mandez par le Roy pour résister aux Angloiz et secourir aux habitans de Rouen assegiez par lesdis Anglois.

Conseil, XIV (X^"^ 1480), fol. 150.

Mardi, xj® jour d'octobre.

Maistre Jehan Bailli, ou nom et comme procureur de monseigneur Loys, duc en Bavière, conte de Mortaing, et madame sa femme, a appelle en Parlement de l'expedicion de certaines lettres obtenues par le duc de Breban et madame sa femme, de don de l'ostel du Porc Espy, assis à Paris en la rue de Joy, et de certains autres griefs et exploiz à déclarer en temps et en lieu, faicte et donnée par les gens des Comptes contre lesdiz appellans au prouffit desdiz de Braban et sa femme, ou autrement, comme de nouvel venuz à sa congnoissance.

Matinées, X (X^» 4792), fol. 88.

Vendredi, xiiij® jour d'octobre.

Ce jour, maistre Guy Gelinier présenta céans lettres royaux de sa retenue du Grant Conseil du Roy à iij*" 1. t. de gaiges, et fist le serement acoustumé.

Ce jour, messire Jehan de Vergy, seigneur d'Autrey, et messire Gauchier de Rupes, chevaliers, et autres vindrent en la Chambre de Parlement, de par le Roy et du duc de Bourgongne, requérir que la Court voulsist recevoir en l'office de conseillier, que souloit tenir oudit Parlement feu maistre Hugues de Chassaigne, maistre Bertrand Fons, auquel le Roy avoit donné ledit office et lui en avoit fait baillier lettres signées,

qui n'estoient pas seellées ; ausquelz chevaliers la Court fist response en disant en efifect, que, selon les ordonnances royaulz, on devoit et avoit on acoustumé à pourveoir ausdis offices de Parlement par l'élection de ladicte Court, et que la Court auroit ledit maistre Bertrand pour recommendé, quant on procederoit à l'élection dudit office, et auroit ycelle Court regard à ladicte requeste.

Conseil, XIV (X*» 1480), fol. 150 v«.

Samedi, xv® jour d'octobre.

Ce jour, après disner et lendemain au matin, furent assemblez céans en la Chambre de Parlement maistre PheHppe de Morvillier, maistre J. de Longueil, presidens, le prevost de Paris, le recteur de l'Université, le prevost des marchans et pluiseurs autres de la Court de céans, de l'Université, de l'Eglise de Paris, eschevins, bourgois et habitans de la ville de Paris, pour adviser manières de fournir de vivres ladicte Ville et pour remédier et pourveoir aux empeschemens que faisoient au contraire les gens d'armes qui se disoient estre au Roy, au duc de Bourgongne et autres. Et, finablement, après certains advis par eulz prins, esleurent et députèrent maistre Jehan Courtecuisse, docteur en théologie et aumosnier du Roy, à proposer devant le Roy, ledit duc de Bourgongne et leur Conseil, de par touz les estas de Paris, et leur remonstrer Testât de ladicte Ville et requérir que provision hastive soit mise à ce que lesdictes gens d'armes cessent d'empescher à amener les vivres et nécessités de ladicte Ville ^, mais que aident à les conduire et faire

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