‹ Journal de Clément de Fauquembergue, graffier du Parlement de Paris, 1417-1435Chapitre 15 sur 40 · Entre autres les cardinaux des Ursins et de Saint-Marc · texte numérisé non relu

Entre autres les cardinaux des Ursins et de Saint-Marc

2. L'extrait du 13 septembre a été reproduit par D. Félibien (Histoire de la ville de Paris, t. IV, pièces justificatives, p. 571) et par M. de Beaucourt [Histoire de Charles VII, t. I, p. 107).

prindrent oudit traictié certaines conclusions et advis agréables à touz les dessusdis, lesquelles conclusions dévoient estre rapporteez au Roy et à monsegneur le Dauphin, pour ratifier, entériner et acomplir tout ce qui avoit esté conclud et traictié par les dessusdis segneurs, ambassadeurs et conseilliers. Dont les habitans de Paris furent moult resjouys^ et firent faire feux et sonner les cloches en toutes les églises de Paris 2.

Conseil, XÏV (X*» 1480), fol. 147.

Lundi, xix® jour de septembre.

La Court ordonna que maistre Nicolas de TEspoisse, qui avoit esté restitué en son office de greffier et registreur des presentacions, le ïf jour de ce moys, peust signer et signeroit toutes lettres, actes, explois qu'il devoit faire et feroit à cause de sondit office de greffier, ainsi et pareillement qu'il avoit acoustumé et qu'il pourroit faire, s'il estoit du nombre ordinaire des notaires, non obstant Tempeschement d'aucuns du collège des notaires qui avoient voulu et vouloient debatre par devers monseigneur le Chancelier à ce que ledit maistre Nicolas n'eust auctorité ou licence de signer, comme dit est, s'il n'estoit notaire du nombre

1. D'après le Religieux de Saint-Denis (t. VI, p. 282), les Parisiens, croyant la paix assurée, passèrent toute la nuit à chanter et à danser dans les rues et dressèrent devant les portes de leurs maisons des tables chargées de vin et de mets qu'ils offraient gracieusement aux passants; le samedi 17 septembre, le clergé fit des processions générales accompagnées de chants.

2. L'extrait du 16 septembre a été publié par M. de Beaucourt (Histoire de Charles VII, t. I, p. 472).

ordinaire, et que aucunes lettres ne feussent faictes ou seelleez audit de FEspoisse pour faire ce que dit est. Ce jour, monseigneur le Chancelier vint en la Chambre de Parlement, et fîst publier les lettres faictes sur le traictié de la paix et union de ce royaume \ laquelle paix et union observer et entretenir avoient juré les segneurs du sang et du Conseil du Roy qui avoient esté presens audit traictié. Et pour ce on fist pareillement jurer les presidens et conseilliers de la Court, et les autres officiers du Roy, et autres advocas et procureurs, assistens et presens à la publicacion desdictes lettres; c'est assavoir : maistres Phelippe de Morvilliers, J. Rapiout, J. de Longueil, presidens oudit Parlement, maistre Ja. Branlart, président des Enquestes, messires Hue de Lannoy et Claude de Chastelluz, chevaliers, les evesques de Beauvès et de Theroenne, maistre Thierry Le Roy, conseillier du Roy et maistre des Requestes de l'Hostel... (suit une longue liste de conseillers, de notaires, huissiers et sergents du Parlement), maistre J. Aguenin, procureur du Roy, maistre P. de Marigny, advocat du Roy..., maistre P. Guiraut, procureur du Roy à Montpellier, frère Gilbert, de Tordre de saint Jehan de Jérusalem, maistre J. Charreton, doyen de Saint- Germain...^.

Conseil, XIV (Xi» 1480), fol. 147 v«.

1. Le traité de paix, négocié et conclu au château de Vincennes, qui est connu sous le nom de traité de Saint-Maur, fut enregistré au Parlement (X*» 8603, fol. 36); le texte en a été imprimé dans les Ordonnances, t. X, p. 475.

2. Le procès-verbal de la publication du traité de paix et de la prestation de serment par les conseillers et officiers du Parlement a été reproduit, avec la liste complète des noms,

il2 JOURNAL [1418]

Mardi, xx® jour de septembre.

Ce jour, maistre Jehan Aguenin, procureur du Roy, fist dire à la Court et exposer par maistre Pierre de Marigny, advocat du Roy, comment il avoit appelle pour occasion de ce que les gens des Comptes avoient vérifié et expédié aus gens du duc de Bourbon certaines lettres touchans la duchié d'Auvergne, à Texpedicion ou verifficacion desquelles il s'estoit autresfois opposé céans et en la Chambre desdiz Comptes*, et disoit qu'il avoit intencion de relever et poursuir ledit appel, en suppliant à la Court que à ceste chose ycelle Court voulsist tenir la main, à quoy la Court se ofFry de faire tout ce qu'il appartendroit selon raison et bonne justice.

Ce jour, fu ordonné que, jusques en la fin de ce

par D. Félibien (Histoire de la ville de Paris y pièces justificatives, t. IV, p. 571).

1. Voir dans les Mémoriaux de la Chambre des Comptes (Arch. nat., P2298, fol. 507-551), aux dates des 15 et 19 septembre 1418, le procès-verbal de l'opposition faite devant la Chambre par les procureur et avocat du Roi, à l'exécution de la donation du duché d'Auvergne et à l'enregistrement des actes de foi et hommage par la duchesse de Bourbon. On voit que, le 23 septembre, Jean Le Bègue, greffier des Comptes, se transporta auprès du duc de Bourgogne, qui lui tint ce langage : « Je vous ay mandé plusieurs foys pour la besoigne de belle cousine de Bourbon ; vous sçavez comment Monsieur a voulu qu'elle ayt la duchié d'Auvergne et l'a fait sçavoir et mandé plusieurs fois aux gens des Comptes, qui vous ont commandé la besoigne à expédier, à quoy tient-il que elle n'est fait? » La Chamhpe se retrancha derrière l'opposition du Parlement, qui fut annulée par lettres du 27 septembre. A la suite de ces actes se trouve reproduit le texte des lettres de don du 8 août et du 5 septembre 1418,

Parlement, on plaideroit iiij jours la sepmaine, c'est assavoir, aux lundi, mardi, jeudi et venredi.

Conseil, XIV (X*» 1480), fol. 148.

Samedi, xxiiij® jour de septembre.

Ce jour, vint en la Chambre de Parlement monseigneur le chancelier de France pour eslire ung conseillier clerc en ladicte Chambre ou lieu de feu maistre Raoul de Bery ; ou lieu duquel maistre Guillaume de Gy entra en la Grant Chambre dudit Parlement, et au lieu dudit de Gy es Enquestes, fu esleu maistre Jehan de Fortou, per viam scrutinii, selon les ordonnances.

Lundi, xxvj® jour de septembre

Maistre Jehan de Fortou fu reçeu en office de conseillier clerc en la Chambre des Enquestes et fist le serement acoustumé.

Ce jour, messire Jehan de Saint-Savin, chevalier, a esté reçeu en office de seneschal de Limosin et a fait le serement acoustumé.

Ce jour, Guillaume de Crannes a esté reçeu en office de bailli d'Evreux ou lieu de messire Andry Marchants et a fait le serement acoustumé (Quia patria occupatur ah Anglicis, provisum fuit ut de patria stipendia percipiantur) .

Ce jour, messire Charles de Clermont présenta

1. André Marchant, que nous trouvons bailli de Sens le 27 décembre 1416, avait été remplacé, dans le cours de l'année 1418, comme bailli d'Evreux, par Guillaume de Crannes, qui figure en qualité de bailli d'Evreux dans la capitulation de cette ville, signée le 20 mai 1418, avec Jean Le Blant et autres chevaliers anglais, au nom du duc d'Exeter (cf. Rymer, Fœdera, acta publica, etc., t. IV, p. 53).

lettres pour estre reçeu en l'office de seneschal de Garcassonne, ou lieu du seigneur de Neigrepelice^ et faire le serement acoustumé, lesquelles seront monstrées au procureur du Roy.

Conseil, XIV (X^a 1480), fol. 148.

Messire Charles de Clermont a fait présenter à la Court certaines lettres royaulx pour estre reçeu par procureur à l'office de seneschal de Carcassonne, faisant foy de procuration pour ce faicte. Sur quoy la Court a appoincté que, veues lesdictes lettres royaulx et de procuration, ycelle Court fera ce qu'il appartendra sur ce, et au Conseil.

Le sire de Montberon^ a présenté céans lettres royaux pour estre reçeu en office de mareschal de France, desquelles messeigneurs Claude de Chastellus et J. de Villers, chevaliers, ont demandé copie desdictes lettres, et se sont opposez et opposent à ce que ledit de Montberon ne soit reçeu ou lieu de l'un d'eulz, et requièrent que on leur assigne jour pour dire les causes de leur opposition, chascun en droit soy en tant que ung chacun d'eulz puet toucher. Ausquelles parties dessusdictes a esté dit que, s'il vouloient, pour occasion de ce que dit est, entrer en procès l'une contre l'autre, la Court les ourroit voulentiers en ce

1. Arnaud de Carmaing, seigneur de Nègrepelisse, avait été nommé sénéchal de Carcassonne en 1416 par le connétable d'Armagnac.

2. Jacques, sire de Montberon, sénéchal d'Angoumois, chambellan du Roi et du duc de Bourgogne, ne fut pourvu de la charge de maréchal de France qu'en 1420, après l'arrestation de Jean de Villiers de l'Isle-Adam par Thomas de Beaufort, duc d'Exeter, gouverneur de Paris.

qu'ilz vouidroient et leur assigneroit jour pour ce faire ; à quoy ledit de Montberon respondi que, sur ce, il auroit advis, et ainsi se départirent atant lesdictes parties pour le jour dessusdit, sans autre chose dire pour lors.

Matinées, X (Xia4792), fol. 86 v«.

Mardi, xxvij® jour de septembre.

Messire Jehan, segneur de Neufville, a fait présenter à la Court certaines lettres royaulx pour estre reçeu à l'office du bailliage de Saint-Pierre-le-Moustier et faire le serement acoustumé par procureur, lesquelles lettres seront mises par devers la Court et, ycelles veues, la Court fera sur ce ce qu'il appartendra. Matinées, X (Xia4792), fol. 86 v^

Mercredi, xxviij® jour de septembre.

Ce jour, pour ce que à Paris et en pluiseurs parties de ce royaume avoit grant mortalités la Court ordenna que le Parlement cesseroit quant aux plaidoiries, et, samedi prochain ensuivant, seroient prononciés les derreniers arrestz^.

Conseil, XIV (X*» 1480), fol. 148 v«.

1. Le Journal (Vun bourgeois de Paris (p. 115) nous donne de très curieux détails sur la mortalité extraordinaire qui régnait à Paris au mois de septembre 1418 : « Nul n'eschapoit, dit-il, qui fut féru de l'espidimie, especialment jeunes gens et enfans, » au point qu'il fallut creuser dans les cimetières de grandes fosses, où l'on entassait trente à quarante cadavres.

2. Ce paragraphe est reproduit par D. Félibien [Histoire de la ville de Paris, pièces justificatives, t. IV, p. 572).

176 JOURNAL fl418]

Samedi, premier jour d'octobre.

Ce jour, furent prononciez les derreniers arrestz par J. de Longueil, et fu lors dit et publié que ce Parlement cessoit et cesseroit quant aux plaidoieries.

Ce jour, à l'instance et poursuite des parens, amis et exécuteurs du testament de feu maistre Mahieu du Boc, jadis conseillier du Roy en la Chambre de Parlement *, la Court fist venir en ladicte Chambre de Parlement maistre Jehan Milon, examinateur de Chastellet, lequel, par le commandement du prevost de Paris, avoit scellé huys et coffres en l'ostel dudit feu du Boc, et avoit arresté et mis en la main du Roy les biens meubles estans oudit hostel, et avoit mis et laissié iiij sergens en ycellui hostel pour garnison, pour quoy la Court signifia audit Milon que le testament dudit deffunct et Texecucion d'icellui estoient submis à la Court, qui avoit desjà donné et député certains commissaires pour faire inventaire desdiz biens meubles, et commanda audit Milon qu'il feist widier et départir les sergens qu'il avoit mis en garnison oudit hostel. Et, en oultre, lui defendi la Court que de là en avant il ne s'entremist autrement du fait

1. Le testament de Mahieu du Bosc, conseiller au Parlement, trésorier de Bayeux, en date du 23 septembre 1418 (Bibl. nat., coll. Moreau 1162, fol. 274), fut soumis au Parlement le 28 septembre par Jean Paris, procureur de Gieffrinet du Bosc, exécuteur testamentaire, en présence de Nicolas Le Roux, abbé de la Croix-Saint-Leuffroy, Gilles des Champs et Jean Filleul, parents et amis du défunt. L'injonction du Parlement à Jean Milon, examinateur du Châtelet, se trouve rappelée dans la notice préliminaire des Testaments enregistrés au Parlement de Paris sous le règne de Charles F/, p. 8.

de ladicte execucion, ne des biens meubles dessusdiz, dont la congnoissance appartenoit à la Court, à cause de ladicte submission. Et réserva la Court à faire raison et justice audit Milon, aux officiers du Roy en Chastellet et à tous aultres qui vouldroient aucun droit demander ou reclamer esdiz biens. Et, après ce, ledit Milon respondi en effect que très volentiers il obeiroit à la Court, comme tenu y estoit, et feroit widier et départir dudit hostel les sergens dessusdiz. Conseil, XIV (X*» 1480), fol. 148 v«.

Lundi, iij® jour d'octobre.

Furent au Conseil, etc.. Et y survindrent monseigneur le Chancelier, maistre P. Cauchon, maistre Philibert de Saulz, maistre Th. Le Roy, maistres des Requestes, maistre G. Gelinier, le prevost des marchans, le recteur de l'Université et pluiseurs autres de la Ville et Université de Paris, en la présence desquelz monseigneur le Chancelier exposa ce qui avoit esté délibéré et advisé ou Conseil du Roy et en la maison de ladicte Ville pour faire certaines finances neccessaires pour convertir ou fait de la guerre, à la conservacion, tuicion et défense de ce royaume. Et fist, en la présence des dessusdis, lire certains ad vis fais par les bourgois et eschevins de Paris pour lever certain aide^ gene-

1. Des lettres du 4 octobre 1418 décidèrent la levée, pendant 10 mois, à partir du l®"" octobre, d'un droit sur les vins dans la ville et l'élection de Paris [Ordonnances ^ t. X, p. 482). Ce subside de 8 sols parisis par queue et de 4 sols par muid de vin avait été « octroyé au Roy pour le soustennement de son royaume et résister à l'encontre de ses ennemis et adversaires » (Registre aux causes de la prevosté des marchands, Z^^ 7, fol. 101).

ralment sur tous privilégiés et non privilégiés. Et, pour ce que les escoliers et estudians de ladicte Université estoient comprins oudit aide^, le Chancelier avoit mandé et fait venir le recteur, comme dit est, afin qu'il voulsist remonstrer ou faire remonstrer la neccessité et estât de ce royaume, et ce que dit est dessus, en assemblée ou congregacion de ladicte Université, pour avoir le consentement d'icelle Université ou regard de Toctroy et exaction dudit subside^.

Ce jour, furent leues et publieez en la Chambre de Parlement les lettres du Roy octroieez aux bouchiers et jurés de la Boucherie de Paris ^ touchans la restitution à eulz faicte de leurs drois anciens et acoustumés par avant certaine abolicion nagaires faicte du temps du feu conte d'Armaignac, lesquelles lettres dessusdictes d'abolicion et restitucion sont céans enregistrées entre les autres ordonnances et lettres royaux*. Conseil, XIV (X*» 1480), fol. 149.

1. Les régents, suppôts et étudiants de l'Université de Paris obtinrent, le 27 octobre 1418, des lettres d'exemption de ce nouvel impôt [Ordonnances, t. X, p. 487).

2. Ce paragraphe a été reproduit par le P. H. Denifle [Chartularium Universitatis Parisiensis, t. IV, p. 350).

3. Il s'agit des lettres d'août 1418, enregistrées le 3 octobre, qui rétablirent la corporation des bouchers de la Grande-Boucherie et décidèrent la reconstruction de cette boucherie ; elles se trouvent au volume des Ordonnances (X**8603, fol. 38) et dans les registres du Trésor des chartes (JJ 170, no 263). Ce fut au mois de novembre que les bouchers « orent congié de refaire la Grant Boucherie devant le Chastellet, et fut commencé à quérir les fondemens, le mercredi xi® jour de novembre » [Journal d'un bourgeois de Paris, p. 118).

4. Ce second paragraphe est imprimé dans D. Félibien [His' toire de la ville de Paris, pièces justificatives, t. IV, p. 572).

Mardi, iiij'' jour d'octobre.

Ce jour, le visconte de Garamaing fîst présenter céans ses lettres royaulz pour estre reçeu par procureur à l'office de seneschal de Thoulouse, et y a esté reçeu, parmy ce qu'il sera tenu dedens le jour de Pasques prochainement venant de venir céans en personne faire le serement acoustumé, et intérim fera ledit serement quàm citius es mains des juge mage, juge ordinaire ou viguier de Thoulouse, selon la forme et teneur des lettres de la Court données et octroiées pour ce faire.

Ce jour, messire Bernart de Chevenon, evesque de Beauvès, frère et héritier de feu Jehan, segneur de Chevenon^, nagaires exécuteur du testament et derreniere voulenté de feu messire Loys de Sancerre^, jadiz connestable de France, a esté surrogué par la Court, ou lieu de sondit feu frère, ou fait de l'execucion dudit testament.

Mecredi, v® jour d'octobre.

Furent au Conseil maistres J. de Longueil et J. Rapiout, presidens (et huit conseillers) lesquelz se départirent assez tost de la Chambre de Parlement pour aler, ceulz qui vouldroient aler à Saint-Victor leiz Paris en la procession générale qui avoit esté ordonnée estre faicte pour occasion des guerres et grant mortalité estans

1. Jean de Chevenon, écuyer, capitaine du château de Vincennes en 1394, écuyer d'écurie du Roi en 1410, était décédé le 27 août 1418.

2. Louis de Sancerre, connétable de France, avait fait son testament le 4 février 1403 (voy. Testaments enregistrés au Parlement de Paris sous le règne de Charles VI),

en ce royaume. Et fu ce jour généralement à Paris faicte abstinence de cher par le commandement de Tevesque de Paris ou ses vicaires ^

Ce jour, maistre Jehan Mengin, conseillier de la Court, présenta céans lettres patentes de congié à lui donné par le Roy pour aler veoir et visiter ses héritages et les lieux de ses bénéfices, et obtint congié de la Court, parmy ce qu'il promist de retourner le plus tost qu'il pourroit bonnement, et dedens le Noël prochainement venant, se faire le povoit.

Lundi, X® jour d'octobre.

Le collège des clers notaires du Roy, comparant par maistre Jehan de Fleury, l'un desdis notaires et procureur dudit collège, pour révérence du Roy, nostredit seigneur, et de sa Court de Parlement, et pour la bonne amour qu'ilz ont à maistre Nicolas de l'Espoisse, greffier des presentacions, et à sa requeste, consentit à l'entérinement des lettres dudit seigneur obtenues par ledit maistre Nicolas pour signer de son seing manuel les lettres, actes et registres touchans l'office de greffier desdictes presentacions de la Court de Parlement, par protestation que ce ne porte préjudice aux drois dudit collège et soubz les autres condicions declairées esdictes lettres.

Matinées, X (Xi'^4792), fol. 88.

Ce jour, la Court a ordené que, se les causes qui sont et seront réservées par ycelle Court aux jours de Vermendois et aux jours ensuivans, ne pevent estre

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