Thomas de Rameston, chevalier, chambellan du duc de
gens d'armes et archiers anglois, qui s’estoient assemblez pour conduire vivres et faire secours au sire de Talboth et autres capitaines et gens d'armes anglois estans nagaires en la garde et garnison des villes et forteresses de Meung et de Baugency-sur-Loire, furent rencontrez sur les champs entre Yenville et Baugency et par desroy furent desconfis par les ennemis estans en presque pareil nombre. En la compagnie desquelz estoit la pucelle, qui avoit esté avec eulz, le x° jour de ce mois, à la prise et recouvrance de Jargueau par lesdis ennemis, qui, ou rencontre dessusdite prindrent entre les autres leurs prisonniers lesdiz de Talboth, Rampston et Lescale, si comme on disoit. Et ledit Fastolf se retrahy et retourna devers le duc de Bedford, estant lors à Corbueil. Et hic subcubuerunt Anglici absque defensione, ut fertur?.
Conseil, XV (X'* 1481), fol. 13 v°.
Mecredi, vj° jour de jullet, furent au Conseil messire
Bedford, capitaine de la Tour de Londres, fut chargé le 18 septembre 1424 de négocier au nom du roi d'Angleterre avec Jean de Luxembourg la reddition de la ville de Guise (Mémoires de Pierre de Fenin, éd. Dupont, p. 214; Chronique de Monstrelet, éd. Douët d’Arcq, t. V, p. 82); on le retrouve plus tard en qualité de sénéchal de Guyenne, notamment lors de la capitulation de Tartas en 1444 (Jean de Wavrin, Anciennes Cronicques d'Angleterre, éd. Dupont, p. 281).
1. Fauquembergue continue à parler du 10 mai, jour de l'arrivée des nouvelles à Paris, comme de la date réelle de l'événement.
2. Ce récit de la journée de Patay, livrée le 18 juin 1429, a été publié par J. Quicherat, Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d'Arc, t. IV, p. 452.
La
Phelippe, segneur de Morvillier, m° J. Aguenin, m° J. de Longueil, m° R. de Chancey, presidens..…..f,
À conseillier l’arrest ou l’appoinctement d’entre maistre Jehan de Gaucourt, demandeur, d’une part, et messire Jehan de Hanforde, chevalier, defendeur, d’autre part, sur la requeste dudit de Gaucourt, hier faicte en jugement. Sur quoy a esté deliberé et conclud que premierement les procureur et advocat du Roy, presens deux ou trois des conseilliers de ceans, se mestier est, yront devers mons le regent pour lui remonstrer et advertir de la situacion des terres contencieuses entre lesdictes parties, que ledit demandeur dit à lui appartenir par succession et hoirrie et par le traictié de la paix final des deux royaumes, et lui remonstrer en oultre l’estat et demené du procès d’entre lesdictes parties, et les causes justes et raisonnables qui ont meu ou doivent mouvoir la Court de non faire aucun renvoy, et que grant esclande et grant inconvenient s’en pourroit ensuir, se ladicte cause estoit renvoiée à Rouen, et que ce seroit injustice et chose de perilleux et de mauvais exemple d’en faire renvoy, et que neantmoins la Court, pour l’onneur et reverence dudit mons’ le regent, a sursey de proceder en oultre en ycelle cause depuis certain temps jusques à ce qu'il eust esté adverty des choses dessusdictes, afin qu’il soit plus content de ce que la Court a fait et fera en ceste cause par grant et meure deliberacion, selon raison et bonne justice, et lui supplier qu'il lui plaise à en estre content, ou par autres paroles semblables en effect et substance soit remonstré ce que dit