Mars 1419 (n. st
iX À. xs. t.
XVJ I. xs. t.
xviij L. t.
XXv) |. t.
XX VII] 1. t.
3. Février 1421 (n. st.). — Les indications suivantes de même ordre se réfèrent à des données postérieures à la tenue courante
du Journal.
tournois, à 1] deniers xij grains de loy et de vi sols ij deniers au marc de Paris.
Dudit uj° jour de novembre jusques au xxiij° dudit mois mil CCCcCxxu .
Lors furent mis les gros de xx deniers tournois à 1j deniers parisis, et furent lors forgez doubles tournois blans à une fleur de liz couronnée, à } denier xij grains de loy et de ix sols ii) deniers obole au marc de Paris, et valoit lors le marc d’or fin à la monnoie du Roy Ixxvj livres v sols tournois.
Item, dudit xxiij° jour de novembre mil cccc xx! jusques au iüj° de juing ensuivant, valoit marc d’argent vj livres xv sols tournois.
Item, dudit üij° de juing mil cccc XXIIT Jusques à .., valoit vj livres xvij sols tournois!.
vis. t.
Matinées, XI (X'*4793), fol. 107 v°.
Cujus recta sunt omninô judicia et archana consilia Omnipotentis nomine invocato, incipit registrum consihorum Curie Parlamenti, incepti anno ab Incarnacione Christi millesimo cccc"° vicesimo primo, regni vero
1. Ce tableau des variations du marc d'argent accompagne dans le registre des Matinées la mention à la date du 3 novembre de la publication des ordonnances relatives au cours des monnaies, conçue dans les mêmes termes que celle du
registre du Conseil.
Karoli sexti, nunc regnantis, xLI1, et anno sexto quo ego Clemens de Fauquembergue, Ambianensis dyocesis, in utroque jure licenciatus, regis predicti Karoli prothonotarius, ac Curie dicti Parlamenti grapherius, hujusmodi officium exercui.
Mecredi, xij° jour de novembre, messire Jehan Le Clerc, chancelier de France, l’an dessusdit, tint le Parlement ; presens m° Philippe de Morvillier, m° J. Aguenin, m° J. de Longueil, presidens, et autres pluiseurs conseilliers du Roy; et furent leues les ordonnances et fais les seremens acoustumés.
Conseil, XIV (X1* 1480), fol. 242.
Mardi, xvj° jour de decembre.
Ce jour, m° Phelippe de Morvillier, m° J. Aguenin, presidens, et v] ou vi des conseilliers de ceans furent assemblez ou Conseil, en l’ostel du chancelier de France, pour oir, par l'ordonnance du Roy, certaine requeste baillée par escript par m° Philibert de Montjeu à l'encontre de m° J. de Harcourt!, à cause de l’eveschié d'Amiens.
Conseil, XIV (X!* 1480), fol. 243 v°.
Ce jour, Jehan Dauvillier, premier huissier de ceans, vint après disner en la Tournelle, disant qu'il avoit entendu que aucuns s'efforçoient d'entrer en son
1. Jean de Harcourt, élu par le chapitre d'Amiens en 1419, ne fut confirmé par le pape que le 10 mai 1424; il eut pour compétiteur Philibert de Montjeu, archidiacre de Ponthieu, qui devint évêque de Coutances en 1424; mais la faction anglobourguignonne força Jean de Harcourt d'abandonner son siège en 1430.
office et en son lieu, à quoy il avoit intencion de soy opposer, et, en tant que faire le povoit, se y opposoit, requerant ce estre enregistré.
Matinées, XI (X!*4793), fol. 122.
Mercredi, xxiij° jour de decembre, la Court ala aux processions generales à l’eglise de Paris, ordonnées estre faictes principalment pour regracier Dieu des nouvelles certaines rapportez de la naissance du filz du roy d'Angleterre et de la royne!, fille du roy de France, et pour prier Dieu pour le salut et prosperité du Roy nostre Sire, et de son royaume, ses amis, aliez et bienvueillans. Et pour ceste cause fu delaiée la pronunciation des arrests jusques au samedi x° jour de janvier ensuivant.
Conseil, XIV (X!* 1480), fol. 244.
1. Catherine de France était accouchée, le 6 décembre, au château de Windsor, d’un fils qui eut pour parrains le duc de Bedford et l’évêque d'Exeter. Le Journal d'un bourgeois de Paris, p. 163, rapporte qu'on en reçut la nouvelle à Paris le lundi avant Noël, ce « dont on sonna partout moult grandement, et fist-on par tout Paris les feux comme à la sainct Jehan. » Voici en quels termes Lefèvre de Saint-Remy (éd. Morand, t. II, p. 48) parle de cet événement : « Ouquel an, la royne d’Angleterre acoucha en Angleterre d’un filz, qui, par l'ordonnance de son pere, fut nommé Henry sur les fons, et, avec les aultres qui à ce commis estoient, le leva la ducesse de Brabant, qui alors estoit en Angleterre. Pour la nativité duquel filz fut menée tres grant liesse en Angleterre. »
il à
Venredi, 1x° jour de janvier.
Ce jour, oys le procureur general et le commis à l'office d’advocat du Roy, l’empeschement mis par la Court le vi jour d’aoust Mccccxix, en certain accord fait entre les executeurs du testament feu maistre Nicole de Baye, jadiz greffier de ceans, d’une part, et le procureur general qui lors estoit, pour cause des biens demourez du decez dudit feu de Baye, lesquelz ycellui procureur avoit paravant voulu maintenir par certains moyens appartenir au Roy nostredit Seigneur, passé ledit accord par lesdictes parties en ladicte Court le iij° jour d’aoust, l’an dessusdit, ou cas qu'il plairoit à ladicte Court, a esté et est osté par ycelle Court, nonobstant certain appoinctement enregistré ou livre du Conseil du xxvj° jour du mois d’aoust cucc xIx dessusdit. Et sera et est tenu ledit accord pour receu et passé dudit uj° jour d’aoust.
Conseil, XIV (X!'21480), fol. 245.
Furent assemblez en la Chambre de Parlement les : presidens et conseillers des trois Chambres dudit Parlement pour avoir advis et deliberacion se on procederoit à l’expedicion de certains procès touchans les
1. Au sujet des débats qui furent occasionnés par le règlement de la succession de Nicolas de Baye, voir la notice biographique consacrée à ce greffier en tête du tome II de son
libertés de l'Eglise de France, de l’expedicion desquelz, au moins d’aucuns d’iceulz, le roy d’Engleterre, estant au siege devant Meaulz, avoit rescript à la Court, et especialment de l’avancement et expedicion du procès d’entre maistre Nicole de Clamenges, chantre de Bayeux, d’une part, et maistre Jaques de Templeuve, d’autre part, à cause de la prevosté de Normendie, en l’eglise de Chartres. Et lors fu conclu que pour certaines [causes] on seurserroit de proceder à l’expedicion desdis procès touchant les libertés de l'Eglise, et que on envoieroit par devers ledit roy d'Angleterre maistres Jaques Branlart et G. Perriere pour excuser la Court de ladicte surseance et pour dire et exposer à ycellui roy d'Angleterre de par ladicte Court en ceste matiere certaine creance, qui fu declarée par la Court par la bouche de m° Phelippe de Morvillier, premier president, aux dessusdis Branlart et Perriere, lesquelz partirent le venredi prouchain ensui-
vant!.
Conseil, XIV (X!*1480), fol. 245.
Venredi, xvj° jour de janvier.
Ce jour, le duc de Bourgongne?, le chancelier de France, les evesques de Therouenne, de Beauvais et
1. Voir dans le registre des Matinées (X!*4793, fol. 125), à la date du 30 décembre, les plaidoiries dans l’affaire en question entre Nicolas de Clamenges et Jacques de Templeuve, qui touchait aux grâces expectatives.
2. Philippe le Bon était arrivé, le 4 janvier, à Paris, en compagnie du comte de Saint-Pol et d’une suite brillante, et fut a receu des Parisiens très solennellement » (Monstrelet, éd. Douët d'Arcq, t. IV, p. 78). Il rendit visite à Charles VI, qui se trouvait au Bois de Vincennes.
autres pluiseurs partirent de Paris pour aler devers le roy d'Angleterre, estant en siege devant la cité et marchié de Meaulz.
Conseil, XIV (X*'*1480), fol. 246.
Mardi, iij° jour de fevrier.
Ce jour, messire Anthoine de Vergy!, seigneur de Reigny, et Jehan de la Baulme, seigneur de Walfin, chevaliers, ont esté receus et ont fait le serement chascun en office de mareschal de France, et ont esté publiées leurs lettres en plaine audience ; à quoy s’opposa maistre Jehan Paris, en nom et comme procureur de messire Glaude de Beauvoir?, seigneur de Chastellus, requerant sadicte opposicion estre enregistrée, qui lui fu octroié par la Court.
Et, le jour precedent, ledit de Chastellus en sa personne me bailla une cedule et, selon la teneur d’icelle, s’opposa que aucun ne fust receu oudit office en son lieu ne en son prejudice, pour les causes qu’il protestoit de dire en temps et en lieu; et requist que je voulsisse enregistrer sadicte opposicion.
. Semblablement hier le sire de Montbeyron me dist qu'il avoit entendu que aucuns avoient intencion de
1. Antoine de Vergy, comte de Dammartin, fut institué maréchal de France par le roi d'Angleterre, en vertu de lettres du 22 janvier 1422, qui déchargeaient les titulaires de cet office.
2. Claude de Beauvoir, seigneur de Chastellux, avait été nommé maréchal de France le 2 juin 1418.
3. Jacques de Montberon, sénéchal d’Angoumois, chambellan du duc de Bourgogne, avait été pourvu de la charge de maréchal de France à la suite de l’'emprisonnement de Jean de Villiers de l’Isle-Adam.
se faire recevoir prouchainement esdis offices de mareschaux de France, et pour ce s’opposoit que aucun ne fust receu en son lieu ne en son prejudice, requerant sadicte opposicion estre enregistrée.
Ce jour, maistre Symon de Champluisant! fu receu en office de prevost de Paris et fist le serement acoustumé; et furent ses lettres corrigées après la lecture et publicacion d’icelles, pour ce qu’elles s’adreçoient au Chancelier. Et furent rasez ces mos qui s’ensuivent, escrips sur la marge desdictes lettres, c’est assavoir : prestitit solitum juramentum in manu Cancellari. Floury. Et après furent leues et publiées ou Chastellet?.
Ce jour, messire Hue de Lannoy*, chevalier, fu receu et fist le serement acoustumé en office de maistre des arbalestriers.
Et messire Jaques de Courtiamble“, chevalier, fu receu et fist publier ses lettres de retenue du Grant Conseil du Roy, à mil livres de gaiges, et fist le sere-
ment acoustumé.
Conseil, XIII (X'* 1480), fol. 246.
1. Simon de Champluisant, baïilli de Vermandois, remplaça comme prévôt de Paris Pierre le Verrat, seigneur de Crosne, capitaine du château de Vincennes, qui avait été nommé au mois d'août précédent; Simon de Champluisant quitta la prévôté le 1°" décembre 1422 et devint président au Parlement.
2. Ce paragraphe a été reproduit par D. Félibien, Histoire de la ville de Paris, t. IV, p. 586.
3. Hugues de Lannoy, capitaine de Poitiers et de Montargis, « l’un des notables, des vaillans et des preud’hommes chevaliers de son temps » (Olivier de la Marche), fut nommé grand maître des arbalétriers le 22 janvier 1422.
&. Jacques de Courtiamble, qualifié par Monstrelet (éd. Douët d'Arcq, t. 1, p. 362) de « gentil chevalier », qui portait la ban-
Jeudi, xij° jour de fevrier, fu receu m° Symon Cour-
tois, conseillier.
Conseil, XIV (X‘? 1480), fol. 246 v°.
Samedi, xxj° jour de fevrier.
Ce jour, maistre Jehan Rapiout, qui par avant avoit esté l’un des presidens de Parlement, depuis le xxv° jour de jullet m cccc xvir1, quant le Parlement fu recommencié et renouvellé après la revocatoire de tous offices royaux, et continuelment depuis avoit exercé ledit office de president jusques environ le mois de janvier mMuccc xx', et après ledit mois de Janvier jusques à ce mois present, avoit tenu et exercé l'office du bailliage de Sens, a esté receu advocat du Roy en la Court de ceans*, à iij° livres de gaiges, par ainsi qu’il ne aura ne pourchassera pensions ne gaiges d'autres que du Roy, et ne sera en collacions ne en consultacions ceans, se n’est es causes touchans le Roy, comme plus à plain est contenu es lettres royaux sur ce faictes.
nière du duc de Bourgogne à la bataille de Tongres en 1408, figure en qualité de conseiller et de chambellan dans l'état des officiers de la maison de Philippe le Bon.