‹ Journal de Clément de Fauquembergue, greffier du Parlement de Paris, 1417-1435. Texte complet publié pour la Société de l'histoire de FranceChapitre 107 sur 131 · Guillaume de Bèze faisait partie du Parlement depuis · texte numérisé non relu

Guillaume de Bèze faisait partie du Parlement depuis

à l’ancian aage dudit de Beze et à l’infirmité et debilité de son corps, a ordené et appoinctié que Guillaume de Beze, filz aisné desdis conjoins, sera et est donné coadjuteur audit maistre Guillaume pour gouverner, demener et poursuir ses rentes, heritages et affaires de son chief en causes, procès et autrement, sans lequel ledit maistre Guillaume de Beze ne se pourra obligier, ne contracter. Et semblablement la femme d’icellui de Beze pourra avec ledit coadjuteur, son filz aisné, gouverner et administrer ses propres rentes et heritages venans de son chief, et l’auctorise la Court

quant à ce.

Conseil, XV (X1* 1481), fol. 98 v°.

Dimenche, xvij° jour d’avril.

Furent Pasques de l'an m cocc xxxv. Et hic mutacio anm secundum morem gallicanum.

Jeudi, xxj° jour de ce mois.

Le duc de Bourgongne, la duchesse sa femme, et leur filz, aagé d’un an ou environ, conte de Charrolois, qui estoient venuz du païs de Bourgongne à Paris, jeudi derrain passé‘, se sont partiz de Paris pour aler es

plus de trente ans, ayant été reçu conseiller en la Chambre des enquêtes le 4 juin 1404.

1. Le Journal d'un bourgeois de Paris (p. 304) relate avec de curieux détails la venue à Paris de Philippe le Bon, qui, non seulement « admena avec lui sa femme la duchesse et ung bel filx qu’elle avoit eue de lui en mariage » (le comte de Charolais, né le 20 novembre 1433), mais encore « trois jeunes jouvenceaux, qui moult beaux estoient, et une belle pucelle », sa progéniture illégitime. Le duc de Bourgogne descendit avec

païs d’Artois et de Flandres en intencion d’estre à l’assamblée des segneurs et ambassadeurs que on attend estre au premier jour de jullet prochain en la ville d’Arras pour traictier de l’apaisement general des guerres de ce royaume.

Conseil, XV (X1* 1481), fol. 99 v°.

Mecredi, 1v° jour de may.

Ce jour, a esté presenté et mis devers la Court l’accord fait et passé entre le procureur general du Roy, demandeur, d’une part, et frere Jehan la Caille, maistre, et les freres et suers de l’ospital Saint-Jehan d'Amiens, defendeurs, et a esté ycellui receu et admis par la Court, et m’a esté enjoint de le signer comme grephier d'icelle Court.

Venredi, vj° jour de may, et les jours ensuians furent au Conseil m° Robert Piedefer, president, et les conseilliers de ceans, qui ne sont chanoines de l’eglise de Paris, à conseillier l’arrest d’entre les heritiers et aians cause de feu messire Pierre de Poix, dit le Baudrain, demandeur, d’une part, et les doien et chapitre de ladicte eglise de Paris, defendeurs, d’autre part.

Mecredi, x° jour de may.

Ce jour, maistre Jaques Branlart, commis avec

sa suite en l'hôtel d'Artois et entendit, le jour de Pâques, la grand'messe à Notre-Dame, où il fut reçu par l’évêque de Paris, les chanoines et tout le clergé; la veille du départ, les bourgeoises de Paris vinrent trouver la duchesse de Bourgûgne et la prièrent « moult piteusement d’avoir la paix du royaulme pour recommandée »; la duchesse fit à cette députation l’accueil le plus gracieux.

m° Guillaume Cotin par la Court au fait et causes touchans l’execucion du testament de feu maistre Gullaume Intrant, a dit que, sur la requeste que avoit baillié maistre Guillaume Herbelin ausdis commis contre les executeur et surroguez à l’execucion dudit testament pour avoir paiement des salaires et services du temps qu’il avoit demouré avec ledit defunct, yceux commis et surroguez avoient esté d'accord de baillier ou faire baillier audit Herbelin, pour ses salaires dessusdis et pour tout ce que luy devoit ledit defunct, la somme de dix frans, ou cas que la Court vouldroit auctorisier le paiement qui exedoit la somme taxée et dont mencion est faite cy dessus ou registre du xxix° jour de mars derrain passé. Sur quoy a esté respondu par la Court et ordené que de ce soit premierement parlé au procureur du Roy.

Ce jour, la Court, oye la relation de maistres Jehan de la Porte et Jehan Aguenin, conseilliers du Roy, commissaires en ceste partie, a auctorisié Marguerite, femme de maistre Guillaume de Beze, et Guillemin, leur filz aisné, à faire certain eschange de Ivj sols viij deniers de rente, appartenant à ladicte Marguerite de son propre heritage, qu’elle a droit de prendre si comme elle disoit sur une maison assise à Paris en la rue de la Voirrie, tenant d’une part à l’ostel d'Anjou, mise en criées à la requeste de Jehan Gilbert, à l’encontre de cinquante solz parisis de rente que lui baille ledit Gilbert et constitue sur tous ses biens, selon le contenu des lettres sur ce faictes.

Samedi, xxj° jour de may.

Ce jour, le procureur du Roy a consenti que maistre

Guillaume Herbelin soit paié et contenté des salaires par lui deservis ou service de feu maistre Guillaume Intrant jusques à la somme de dix frans, selon l’ordenance et advis des commissaires dont cy dessus est faite mencion ou registre du mecredi, xj° jour de ce mois.

Et, ce jour, la Court a auctorisié les executeur et surroguez à l’execucion du testament dudit defunct à faire le paiement audit Herbelin de ladicte somme de dix frans pour ses salaires dessusdiz.

Conseil, XV (X1* 1481), fol. 100 r° et v°.

Furent au Conseil, m° Robert Piedefer, m° Ja. Branlart, m° J. Vivian..….t.

À conseillier l’arrest d’entre les marregliers de l’eglise Saint-Gervais, d’une part, et les executeurs de la Mercadée, d'autre part. Et non fuit omnino conclusum, mais a esté advisé et deliberé que premierement maistres R. Piedefer, G. Cotin et Phelippe de Nanterre parleront aux parties et verront les lieux et les places sur lesquelles lesdis marregliers veullent assigner la rente à la valeur de la somme laissée par ladicte Mercadée, pour savoir s’ilz pourront accorder lesdictes parties.

Mardi, dernier jour de may.

Ce jour, après mienuit, par faulte de bon guet, entrerent en la ville de Saint-Denis les capitaines de

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