XVI NOTICE BIOGRAPHIQUE
ment, et à tenir secretz les conseils de céans »; il fait remarquer en outre que ce prélat avait déjà prêté serment et avait été admis au Parlement en qualité de maître des Requêtes de l'Hôtel. | |
Au cours de l'occupation anglaise, il n’est pas de question qui ait plus tenu à cœur au Parlement que celle des gages de ses membres, question vitale surtout pour les conseillers laïcs qui n'avaient pas comme les conseillers clercs la ressource de leurs bénéfices ; toutes les réclamations formulées à cet égard restaient sans réponse ou n’obtenaient que des réponses dilatoires. À chaque instant, le Parlement était appelé à délibérer sur le parti à prendre, souvent sans s’arrêter à aucun. Le greffier qui enregistrait avec soin ces délibérations nous met parfois au courant des tergiversations des conseillers, malheureusement d’une façon trop succincte; ainsi, le 26 février 1427, la Cour se demanda s’il serait plus expédient de chercher à obtenir des assignations, comme on l'avait fait depuis un ou deux ans, ou s’il fallait attendre, ainsi qu’autrefois, que le payement fût effectué par les soins du Trésor; mais, nous dit Fauquembergue, l’assemblée se sépara sans avoir pris aucune décision, parce que les opinions étaient partagées. Le 7 janvier 1429, le Parlement s'étant réuni pour savoir de quelle manière l’on poursuivrait le payement des gages, par les mains du changeur du Trésor, ou autrement, une note de Fauquembergue nous apprend que deux ou trois conseillers furent d’avis de ne rien changer au mode habituel, au moins jusqu’à nouvel ordre; dans cette incertitude, la Cour se retira sans avoir rien arrêté.
En notant l’arrivée à Paris du cardinal d'Exeter avec un contingent assez fort de gens d'armes et d’archers, le 89 juillet 1429, Fauquembergue observe que les Anglais comptaient sur la venue et l'assistance du duc de Bour-