‹ Journal de Clément de Fauquembergue, greffier du Parlement de Paris, 1417-1435. Texte complet publié pour la Société de l'histoire de FranceChapitre 22 sur 131 · XXIV NOTICE BIOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

XXIV NOTICE BIOGRAPHIQUE

pour aler en la ville de Cambrai, dont il est chanoine ». Le Parlement arrêta que le clerc principal du greffier tiendrait le registre des plaidoiries au lieu et place de son maître, et que le greffier criminel signerait les arrêts et lettres concernant l'office de greffier civil.

Trois greffiers du Parlement se trouvaient en fonctions durant la domination anglaise; par suite du décès de Pierre de la Rose, greffier des présentations, dont la charge fut réunie à celle du greffier civil, le 14 décembre 1433, et du départ de Fauquembergue, il ne restait plus que le greffier criminel, Jean de l'Épine, qui, en vertu de lettres du roi d'Angleterre du 26 novembre 1435, fut commis à l'exercice du greffe civil, dont le titulaire, dit le Roi, « s'était departy sans le congié et licence de nous et transporté en la ville de Cambray, en Cambresis, où il demeure maintenant ». Jean de l’Épine prit possession du greffe le 27 décembre ; à cette même date, les deux clercs de Fauquembergue, Philippe Bouron et Jean Jouglet, requirent décharge des registres et procès du greffe civil et déclarèrent, en leur qualité de gens d'église, ne plus vouloir y rester, tant que le greffier criminel (qui était laïc) aurait l'administration du greffe civil. Le 29 décembre, procès-verbal fut dresse de la remise des papiers du greffe à Jean de l’Épine, en présence des conseillers Guillaume Cotin et Philippe de Nanterre, commissaires désignés par la Cour; les lettres, arrêts et jugés n’existaient qu'en minutes sur papier, Clément de Fauquembergue n'ayant pu obtenir de parchemin pour les transcrire!. Malgré les instances de Jean de l'Épine pour retenir les deux clercs du greffe, ceux-ci se dérobèrent, donnant comme prétexte « qu'ils s’estoient disposez d'aler à l'escolle et de faire aucuns fais d’escolle ».

1. Voir le Journal de Clément de Fauquembergue, t. II, p. 350.

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