NOTICE BIOGRAPHIQUE. XXV
Lorsque le Parlement reprit ses séances le 1° décembre 1436, Clément de Fauquembergue reparaît, non plus comme greffier, mais en son ancienne qualité de conseiller clerc; rallié au gouvernement de Charles VIT, il s'associa aux conseillers qui prêtèrent le serment d’être « bons et loyaulx envers le Roy ». Pendant les deux années qui suivirent, Clément de Fauquembergue eut un rôle très effacé ; tout ce que l’on peut dire, c’est qu’il se montra très assidu aux séances ; l’avant-veille de sa mort, le 17 juin 1438, il siégea au Parlement; il y a lieu de conjecturer qu’il dut mourir subitement, mais le registre du Conseil ne mentionne même pas son décés.
Si le journal du greffier Fauquembergue abonde en renseignements du plus haut intérêt sur les événements politiques de la fin du règne de Charles VI et de la première partie du règne de Charles VII, s’il permet de suivre les péripéties de la lutte entre les Armagnacs et Bourguignons ainsi que les incidents de l'occupation anglaise à Paris et dans la région parisienne, il n’a cependant pas la valeur du Journal d'un bourgeois de Paris pour tout ce qui touche la vie de chaque jour, notamment le prix des vivres, le cours des monnaies, les variations atmosphériques de toute nature, l’abondance ou la rareté des biens de la terre, les épidémies, les inondations. C'est à peine si Fauquembergue signale en passant le froid excessif de l'hiver de 1423, les neiges et gelées anormales du 1° avril 1424, les pluies de l’été de 1427 et le débordement de la Seine, l’éte froid et pluvieux de 1428, le terrible ouragan du 7 octobre 1434, mais il notera avec un soin tout particulier les nombreuses processions qui se sont rendues soit à Notre-Dame, soit dans diverses églises de Paris, à l’occasion de faits de guerre, du salut et de la prospérité du