NOTICE BIOGRAPHIQUE. XXXIII
la Cour vaquera le 15 mai 1429 à l’occasion de la Pentecôte, Fauquembergue insère dans son registre ces mots également de circonstance : Spiritus Domini replevit orbem terrarum. Pour montrer tout le prix qu’il attachait à la célébration de la fête de la Trinité, à la date du 11 juin 1430, le greffier s'exprime ainsi : Benedicta sit Sancta Trinitas et individua unitas. Les autres fêtes de l'Église sont l'objet de commentaires analogues. Ainsi, ne se contentant pas d'inscrire comme jour férié l’Annonciation, Fauquembergue, à la date du 25 mars 1430, nous dit : Curia vacat ob solempnitatem Annunciationis dominice per Gabrielem archangelum ; l'annee précédente, le Parlement ayant reporté au 6 avril la célébration de l’Annonciation, Fauquembergue juge à propos de reproduire à cette date ce texte emprunté au chapitre 45 d'Isaïe (vers. 8) : Rorate celi desuper, et nubes pluant justum, aperiatur terra (et germinet Salvatorem). Alors que Nicolas de Baye ne faisait aucune allusion au troisième dimanche de l'Avent, Fauquembergue ne néglige pas l'occasion d'en rappeler l’introit : Gaudete in Domino, et iterum dico, gaudete, modestia vestra nota sit hominibus.
Certaines solennitésreligieuses qu’on ne voit point mentionnées dans les registres de Nicolas de Baye sont commémorées par Fauquembergue, qui, le 13 mai, signale l’Invention de la Sainte-Croix, le 13 septembre, l'Exaltation de la Sainte- Croix, et le 11 août (1432), spécialement dans l’église de Paris, la cérémonie de la susception de la Sainte-Couronne de Jésus-Christ : Hac die, dit Fauquembergue, celebratur in ecclesia Parisiensi solempnitas susceptionis sancte ac preciose corone Domini.
Lorsqu'il s’agit de noter les fêtes des saints, le greffier
Fauquembergue, qui, au début de son exercice, le faisait en