‹ Journal de Gabriel Le Marlorat, auditeur en la Chambre du conseil et des comptes de Barrois, 1605 à 1632Chapitre 4 sur 20 · K GAHRIKI. LK MARI.ORAT · texte numérisé non relu

K GAHRIKI. LK MARI.ORAT

a osté leue la lellro de S. A. qui nous (lijffond d'apprécier aux ofliciers la cire qu'ils doivent. Dallée du 2i du présenl mois et an, signée : N. de Gleisenove.

MovtiVauditeur. — Le 29** dit mois et an, le s' r3onnet, gruierde ]-{ar et auditeur en la chambre des comptes de Barrois, est mort.

Traite foraine. — Ce 8" février 1610, ont esté leues les lettres de S. A., qui nous envoioit un mémoire des entreprises que les buralistes de Langres faisoient contre les traités accordés par les Rois de France.

Paris. — Plus une autre lettre louchant la commission obtenue par le s"" de Chatillon en la court de parlement contre un arrest rendu es grands joursde Saint-Mihiel ou Sad. A. a grand intérest.

La Mothe -.Adjoint. — Le mercredy, 10® dit mois, a esté leu le raporl que nous faisions à S. A. sur la requeste présentée parmi certain de Huillecourt, seneschaucée de la Mothe et Bourmont, tendant à ce d'estre instalé en Testât d'adjoinct et assesseur général du bailliage du Bassigny ; ouy les officiers, seneschal et controolleur, elles raisons par eux données joinctes à celles que nous avons cy devant fait pour le s'' Guillermin , advocat au siège de Bar, qui faisoit la mesme requeste, mesd. sieurs ont esté d'advis de ne l'admettre aud. estât pour les raisons y mentionnées. — Preudhomme, Daurillot, Drouin, Bournon, Maillet, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, Ph. de Léglise , Legrand , Didelot, Camus, présens.

Clermont. — Francs vins. — Ce jeudy, 25 février 1610, a esté leu la requeste des gruyer et controolleur de Clermont, portant que le sieur président Vincent et Drouin, faisans le bail de la forge de Monblainville, et augmenlans l'affouage de ladite forge, et par ce moien diminuans l'ordinaire de la vente de ladite grurie, auroient promis auxd. gruier et controolleur de leur faire donner quelque chose pour les frans vins. Veu le compte de Tannée 1609, leur a esté accordé 75 fr. par an au lieu desd. frans vins dont je n'estois d'advis, et aianl recognu par un art. dud. compte que pour la visite du bois le princier, par cy de-

vant, ils n'avoient que 12 fr., et néantmoiris leur estoit accordé 32 Cr. pour les considérations que dessus, ne leur sera alloué au compte prochain que lad. somme de 75 fr. et non lad. visite. — Preudhomme, Daurillot, Drouin, Maillet, Oriot, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, Ph. de Léglise , Legrand , Camus, présens.

Bailliage de Bar. — Le mesme jour, A. de Léglise a raporté la requeste présentée par le s'" Drouin , tendante à ce que le s"" lieutenant, son père, faisant voire les procès, les communique aud. s'' Drouin, comme ses devanciers avoient accoustumés, et que toutes causes se plaidassent à l'auditoire et non au logis dudit s'^ lieutenant général.

Il y a renvoyé de S. A. sur lad. requeste , led. A. de Léglise a dit que son père demandoit coppie de lad. requeste signée dud. s'" Drouin; elle fut leue lundy dernier, mais je n'estois à la chambre pour lors. Les susnommés présens, en retournant de lad. chambre, le s"" Drouin m'a donné communication de lad. requeste.

Bar. — Le lundy, 1" mars, le s^ lieutenant de Léglise a esté ouy sur la requeste présentée à S. A. par le s*" Drouin, et nous a exhibé le règlement fait par feu mons. le Cardinal de Lorraine, en l'absence de feu S. A., son père, entre le s"" de Génicourt et led. s"^ Drouin, ensemble le dernier règlement de justice fait par feu S. A., es présences de Preudhomme, Daurillot, Mousin, Oriot, moy et Camus, présens au logis du s"" Preudhomme , après disner.

Forfmjance. — Le mercredy, 3^ mars, sur la requeste présentée à S. A. par la veuve du feu s"" de la Saux, prévost et receveur de Nourroy le Sec, tendant à ce qu'il luy soit permis de se retirer à Verdun , lieu de sa naissance , sans encourir le danger de forfuyance du bien qu'elle a es pays de S. A., qui montent à seize mils tant de cent frans en immeubles et dettes actives, de quoy messieurs n'ont esté d'advis, et que S. A. ne le devoit permettre à l'advenir, autrement ledit droit s'anéantiroit par telles concessions. — Preudhomme, Daurillot, Daudenet, Maillet, Mousin, moy et Camus, présens.

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Traite foraine. — ^'eu/ville. — b^ l"'ï<ly, !«> mars, ont esté loues les lettres du s"" pi'oeureur gt'iuéral (Je ce lieu, dattées de Paris, qui nous escritce qu'il a né/^ocié avec le s"" de Prin, pour les articles faits par mon frère de Gondrecourt, et Testât du procès de NeulVillc contre le s"" Desarmoise.

ïjieutenant ijeneral du l)aillia(/e de Ikir. — Plus a esté leue la response du s'" Drouin sui* la responce que le s"^ lieutenant général a faitàla requeste présentée à S. A. par ledit s'' Drouin, pour estre régies en leur estât, et ont entrés en altercas par ensemble avant que d'être sortis. — Preudhomme, Daurillot, J. de Légliise, Drouin, Daudenet, Bournon, Maillet, Griot, A. de Léglise, Mousin, moy, Ph. de Léglise, Legrand, présens.

Le vendredy, 19 mars, sur la requeste présentée à S. A. par le s'" Drouin, lieutenant particulier, tendant à ce qu'il pleut à S. A. donner un règlement entre luy et le s»" lieutenant général J. de Léglise, a esté résould que l'on escriroit à S. A. que ledit s"" de Léglise aiant donné ses responces à lad. requeste et depuis les ayant retiré , ne les a voulu remettre , bien que le s"^ Drouin y eust respondu: si bien qu'il n'y a moien de les mettre d'accord, ny de faire raport à S. A., et ne sera mise lad. lettre es mains du s"" Drouin , ains d'un messager expresse qui la portera à Nancy, suivant le désir dud. J. de Léglise. — Daurillot, Daudenet, Oriot, Mousin, Lescamousier, moy, Legrand et Camus, présens.

Noblesse. — Le mardy, 23"^ mars 1610, ont esté leues en la chambre des comptes et enregistrées les lettres patentes de S. A., obtenues par Jean Mareschal du Pont à Mousson, de noblesse, dattées du 26 novembre 1609. Les armes duquel sont en champ d'aziu\ une pointe d'or, de laquelle sort une teste de licorne de gueule y et aux deux chefs de l'escu deux testes de licorne d'argent y et sur l'ar^met mort une teste de licorne de gueule dont la description suit ci-après (n. 50), par le décret de S. A., dérogatoire aux ordonnances, le taxe en est fait à mils fr., led. décret datte du W^ mars 1610 et la quittance du s"" Trésorier du li2 dit mois et an. — Preudhomme, Daudenet, Bournon, Maillet, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, Ph. de Léglise, Legrand, Camus, présens.

Etat fVauditeur en la Chambre. — Le mardy, 30 mars 1610, François Oriot a présenté ses lettres de conseiller et auditeur en nostre chambre pour Testât de son père, pour en jouir après sa mort, et le serment pris en tel cas requis. Je n'estois présent d'autant que je n'estois à la ville, c'est un semblable fait que celuy du s" Didelot, receveur.

Colombey. — Le mercredy, W avril dit an, a esté leu le raport que nous faisions à S. A. pour les bois de Colombey, que le sieur de Vapecour prétendoit estre demeurey.

Traite foraine. — Le mesme jour, le s' Procureur général de ce lieu nous a exhibé les articles qu'il a accordé avec le s' de Prin, par lesquels sont confirmés plusieurs de ceux que mon frère accorda avec led. s"" de Prin, l'an passé, estant à Paris, le tout sous le bon plaisir de Sa Majesté.

Neufville. — Il nous a donné espérance que S. A. gaigneroit son procès contre le s"" Desarmoise, pour Neufville. S. A. prendra le fait et cause contre l'abbé de Montier en Argonne, pour les particuliers habitans de Sommeil. — Daurillot, Drouin, Bournon, Xaubourel, Oriot, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, iMaucervel, Legrand, Camus, F. Oriot, présens.

Pont-à-Monsson. — Et si a esté entérinée la patente obtenue par le s"" Lepois pour le Saulcy de Champey.

Ligny. — Le vendredy, 29 mars 1610, le s"" [François] de Luxembourg, a fait les fois et hommages à S. A., au château de Bar, et se voulant mettre à genouil, a esté relevé par Sad. A., ainsy que le s"" Daurillot nous l'a asseuré.

Le mesme jour, après disner, le s'' comte de Tournielle , chef des finances, a esté en notre chambre, où il a fait un petit discours de bénévolence, et le s"" Preudhomme lui a respondu comme plus ancien par forme de congratulation.

Noblesse. — Ce 11 juin, les lettres de noblesse accordées par S. A. à Colignon Joly, procureur général au bailliage d'Apremont et advocat à Saint- Mihiel, ont esté entérinées en la chambre des comptes, lesd. lettres du 15 mars 1610, signées

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Henry et pour st^criitairf; M. lionnd. Il y a un décret portanl, quiUance el rcductiori du taxe à mil Ir. paies, comme ai)peil par la quittance du trésorier. Sensuit la description desd. armes : d'aX'iu'f deux chevrons d'ar{/ent, trois gerbes d'or aux deux chefs, et en bas et sur Varmet d'argent y a une gerbe d'or, et de part et autre de la gerbe deux cilles d'argent (n. 38). — J. de Léglise, liournon , Maillet, Oriot, A. de Léglise , Lescamousier, moy, Legrand, Colliquet, Camus, présens.

Souilly. — Le vendredy, 25° juin, sur la difficulté survenue entre S. A. et l'abbé de [S^ Vincent] de Metz, pour les quatre villages du ban de Dugny, prévosté de Souilly, pour la moienneet basse justice, l'exercice de la haulte justice apartenant à S. A., et la moitié des profits aud. s' Abbé ; veu l'arrèst de la court du , par lequel est ordonné que S. A. et led. s"" Abbé pourvoiront alternativement d'un maieur aud. ban, la première vacquante apartenant à S. A.; veue aussy la transaction faite sur led. arrest, par laquelle Sad. A. veult que le prévost de Souilly cognoisse de la moienne et basse justice par prévention, et le muieur dud. s'^ Abbé et ses lieutenans par prévention l'un sur l'autre, a esté trouvé qu'il se falloit arrester aud. accord, qui dérogeoit aud. arrest et que S. A. n'avoit plus le droit d'establir un mayeur aud. ban de Dugny, y aiant dérogé, et partant que celuy qui avoit présenté requeste à S. A. pour estre pourveu dud. estât de mayeur n'estoit à ouyr.

Gruyer de Bar. — Le mesme jour a esté clos le compte du gruyer de Bar et n'a rapporté le serf qui fut trouvé au mois de may dernier abattu au bois du Juré et qui a esté oublié. L'on en eust trouvé 8 escus pour le moins, ce qu'il ne fault oublier au compte prochain. — Preudhomme, Daurillot, Bournon (Oriot et A. de Léglise estoient au commencement et non à la closture du compte), Mousin, moy, Legrand, Colliquet, Didelot (Camus estoit au commencement).

{Montblainville et Vlllotte). — Le mercredy, 5 juillet, a esté accordé avec le s"" Maillet l'eschange qu'il a fait de 8 faulcées 20 verges qui lui apartenoient, joignant la forge de Monblain-

ville, contre li2 faulcées tant de verges qui apartenoient à S. A., scises au finage de Vilotte, lieudit à Valette ou au Neuf Prey, que led. s"" Maillet tenoit par admodation de S. A. à 30 fr. par an, et avoit encor six ans à les tenir, et on luy rendoit six vingt fr. par an de ceux qu'il avoit, joignant lad. forge de Monbiainville des fermiers de lad. forge et séparée d'icelle forge, en pouvoit avoir 90 ou 100 fr., suivant le raport des officiers de Clermont, lesquels preys de Monbiainville ont esté apréciés à 2 fr. la verge, et ceux de Vilotte à 18 gros, sy bien que par lad. apréciation, led. s' Maillet devoit souder cent tant de fr. à S. A., mais raportée l'appréciation faite de la rente desd. deux preys pendant lesd. six années que led. s'" Maillet avoit à tenir lesd. preis , a esté trouvé que S. A. luy devoit de retour quatre cens tant de frans. — Preudhomme, Daurillot, Bournon, Xaubourel, Oriot, Mousin , Lescamousier, moy, Legrand, Golliquet et Camus, présens.

Et le lendemam jeudy, après disner, led. contrat d'eschange a esté passé en la chambre par devant J. Aubertin et N. Harvelin, notaires, au tabellionnage de Bar, où les susnommés auditeurs sont dénommés , encor qu'ils n'estoient présens.

Foîig. — Et led. jour a esté leue le raport des officiers de Foug sur la requeste présentée à S. A. par le s"" de S^ Vincent ayant part en lad. seigneurie pour ce qui venoit de Mandres aux 4 tours, et on a trouvé que les officiers ne s'exprimoient assez clairement et leur a on renvoie leur raport pour l'esclaircir mieux, est à notter qu'audit village y a 3 sortes de seigneurie, la l""*^ est que S. A. est seul hault justicier, moien et bas sur les hommes et sur le fond à cause de sa prévosté de Foug , ancien fief du comté de Bar, et a tousjours esté led. village de Jouy de la prévosté de Foug. L'autre seigneurie est celle dud. s"" S* Vincent, qui fut eschangée avec un de ses prédécesseurs, par un devancier de S. A., duc de Bar, lequel lui céda la liaulte, moienne et basse justice, qu'il avoit sur les hommes provenant de la terre et seigneurie de Mandres aux 4 tours, et a esté lad. terre de Mandres par autrefois de l'évesché de

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Toul : et estoienl huiiiines de retenue dud. Mandrcs ;iii(l. Joiiy, sy bien qn'il ii'uvoit (jiiela huiilte et moienne justice qu'en action personnelle sur ses hommes. Quanta la foncière, elle s'exerce par maieur de S. A., appelé le maieur du s"" de S^ Vincent et le maitMir de la seigneurie à l'absence desquels le maieur de S. A. exerce lad. justice, ce que ne peuvent faire les autres maieurs en l'absence dud. maieur de S. A. L'autre seigneurie est mouvante d'Apremont. — Preudliomme, Daurillot, Bournon, Zauborel, Oriot, A. de Léglise, y esta pendant la lecture dud. raport et non en passant le contrat. Mousin, Lescamoutier, moy, présens.

Sancji et Èfain. — Ce vendredy, 6® aoust, a esté veu le procès meu entre le procureur général de Barrois et le receveur de Sancy, d'une part, et la dame abbesse de Juvigny et les habitans de Bezonvaulx, Baumont et Daiimont, d'autre part, appellans lesd. habitans de l'exécution sur eux faite en vertu d'une commission dud. receveur de 100 fr. pour leur cotte de la taille Saint-Remy, à quoy ils avoient esté cottisés par Messieurs de nostre chambre pour l'année 1579 et 80 et n'avoient jamais paie led. aide Saint-Remy que 20 ans auparavant par contrainte dud. officier, ils avoient, 2 ans auparavant, présenté requeste à S. A. pour estre abonnés à 20 florins; et S. A. ne leur voulut accorder, ains ordonna qu'ils seroient traités comme ses autres subjects, laquelle requeste ils ont désadvoué avoir esté présentée de l'adveu de leur communauté, le dernier appointement de la court de Saint-Mihiel et de faire preuve, si bien que si S. A. veult juger ce procès en son conseil privé selon les formes de justice , il doit ordonner que lad. preuve se fera , ce qui n'est nécessaire, et sur l'advis qu'il nous demande, tous ont esté d'advis que lesd. habitans dévoient led. aide Saint- Remy, encore que par l'accompagnement de Thibau, comte de Bar, il promette à lad. abbesse de ne rien décroître ny augmenter en lad. terre qu'elle ny participe, ce qui se doit entendre en ce qu'elle y avoit qui estoit le tier en la haulte, moienne et basse justice desd. 3 villages, mais led. aide est extraordinaire et de souveraineté qui est réservé au duc de Bar. — Daurillot,

Documents. — I. 5

Bournon, A. de Léglise, Mousin, moy et Ph. de Léglise, ont esté de cestadvis; Oriot et Camus n'ont esté d'iceluy, ains que lesd. habitans n'en dévoient point, n'en aiant jamais paies que depuis 20 ans auparavant l'instance commencée et par force , comme ils posent.

Arrancy. — Le mesme jour a esté fait le marché par cy devant commencé avec le s»" Tompeig, pour construire 1 moulins,

l'un au village de Perpond et l'autre , et donné à

S. A. un bois en la grurie d'Estain, à charge de jouir 50 ans desd. 2 moulins sans en rien rendre à S. A, que ce que luy devoit l'un desd. moulins appartenant à la d*' Failly, les susnommés présens et Maillet, receveur.

Noblesse. — Ce mardy, 14 septembre 1610, ont esté leues et entérinées en la chambre des comptes à Bar, les lettres de noblesse obtenues par Claude et Pierre Jacquinet, frères, l'un controolleur de la Marche, et l'autre procureur général au bailliage de Bassigny. Le champ de l'escu est d'azur, 3 glans d'or de l'escu sorte un laurier. Ils ont financé deux milz fr. pour lesd. lettres par le récépissé du s^ Trésorier. — Preudhomme, Daurillot, Maillet, Oriot, A. de Léglise, Mousin, moy et Ph. de Léghse, présens.

Lieutenant général de Bar. — Mort d'auditeur. — Ce lundy, 25^ octobre 1610, le s"" Ant^ de Léglise a pris possession de Testât de lieutenant général au bailliage de Bar, ensuite du déport fait par son père, qui est fort malade, et ce, sur les 5 heures du soir et estoit presque nuit , et sur le champ a esté plaidée une cause criminelle contre un de Fouchère, le s"" Drouin estoit présent par devant lequel les lettres ont esté entérinées , elles ne l'avoient esté en nostre chambre , mais le furent 2 jours après, sond. père mourut 4 ou 5 jours après et fut enterré à la chapelle Sainte-Anne de Saint-Pierre à Bar.

Noblesse. — Ce vendredy, 10® décembre 1610, ont esté entérinées les lettres de noblesse obtenues par Nicolas Mahalain, demeurant à Mandres aux 4 tours, dattées du 14 novembre dit an 1610 ; veu les lettres dérogatoires portant réduction de

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lii (inanco à l.'iOO IV., dattées du 15 d. mois et an. Les armos sont (')i champ de {/uculcs, :i testes de turcs au naturel, aux dcu.v chefs et à la pointe et sur t'armet mort sort un turc tenant une massue en sa main (ii. 47). — Proudhomme, Daiirillot, Drouiii, Bournon, Alaillet, Mousiii, moy et Ph. de Léglise, jirésens.

Gondrecourf. — Ce mercredy, 15 décembre, ont esté leues roppie des lettres de donation que S. A. a fait à François de Lorraine, conte de Vaudémont, seigneur de Gondrecourt, du droit de tabellionnage avec le sceau aud. Gondrecourt, pour l'advenir et pour le passé, seront grossoiés comme d'ancienneté , et pour l'exécution des obligations , les opposans seront responsables par devant le prévost de Gondrecourt tant seulement , demeurans les autres qui sont responsables par devant le bailly du Bassigny comme d'ancienneté. Lesd. lettres dattées du 1() du mois novembre 1610, et l'original est demeurée au trésor de Lorr., lad. coppie mise au trésor de la chambre de Bar avec la lettre de S. A.

Plus ont esté leues les lettres de pension de 200 fr. que S. A. a accordé au s^ Alexandre Daurillot, greffier en nostre chambre, outre la pension qu'il luy a cy devant accordé. Lesd. lettres dattées du 2"^ mois de janvier 1610.

Plus ont esté leues les lettres patentes de vendition à rachapt perpétuel fait par Sad. A. aux s''^ Pulnoy et Nicolas de Glaysenoue, s"" de Marainville, président de Barrois, des terres et seigneuries appartenant à Sad. A., es villages de Tannoy et le Petit Louppy, chacun pour moitié desd. villages, pour le pris chacun de 20,500 fr., qui est en tout -41,000 fr., et commenceront à jouir dud. vendage au P'" janvier mil six cens quinze, et pendant led. temps, les usuines desd. villages seront mises en bon estât, tant parles fermiers qui en seront tenus que par Sad. A., eux n'en estans tenus, et pendant led. temps, S. A. leur assigne une constitution de rente à chacun à 7 pour 100, quatorze cens trente, tant de fr. à prendre sur la recepte de Louppy le Chastel. Sad. A. se réserve les bois desd. 2 villages, néantmoins leur octroyé à chacun d'eux un arpent de bois et 2 chesnes couronnés pour réfectionner leurs usuines.

Forges et mines. — Longunj. — Plus a esté leue la requeste présentée à S. A. par un nommé Japin de Verdun, maître de la forge de Vezin, terre commune de Marville, pour luy estre permis de tirer de la mine à un arpent des bois communaux des villages de Ville devant Verton et Houdremont, villages de la prévosté de Longwy, et promettoitde faire des platines pour les salines, d'autant que le fer est meilleur que l'autre, à tel pris qu'il luy seroit préfigé; mais les habitans desd. villages l'ont empesché et ont offert de plus tôt donner le pris qu'il en donnoit pour éviter aux ruines de leur bois les autres bois voisins, estans

tous gastés des que l'on y faist, le bestail n'y peut

aller, n'aiant lesd. villages autre pasture que des bois joinct que S. A. y auroit interest en faisant lad. permission, d'autant que ce seroit un moien pour transporter la mine hors de ses païs sans acquitter la sortie , ne s'en paiant point en la terre commune de Marville.

Bar. — Plus a esté prorogé d'un an le bail des recouvreurs des troitures (sic) du chasteau et autres apartenans à S. A. à Bar, pour un an, à charge de donner caution et de rendre le tout en bon estât pour le mois d'octobre prochain , et après l'entretenir aud. estât jusques à la fm de l'année, finissant à ce dit jour, et leur sera paie depuis le mois de may, qu'ils estoient hors de leur bail. — Preudomme, Daurillot, Drouin, Bournon, Maillet, Oriot, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, Ph. de Léglise, Legrand, Coliquet, Didelot, Camus, présens.

Longulon. — Plus, sur la requeste présentée par le fils du receveur, jadis de Longuyon, détenu prisonnier à Saint-Mihiel, privé de ses estais à cause de ses meschancetés , a esté résould que l'on adresseroit mandement à sa caution de poursuivre les débiteurs à la recepte dudit Longuyon, et que l'on ordonneroit au receveur moderne, gendre dud. ancien receveur de venir résider au lieu de sa recepte estant de présent au comté de Luxembourg et de bailler bonne et suffisante caution et passer obligation entre les mains du controlleur dud. Longuyon pour nous estre envoyée fait es présences des susnommés et si a on prorogé le jour de l'assignation pour l'audition de son compte.

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L(i(/i<iii^.si'(\ — Ci' vriidivily , 17 (Jcccmhnî, sur I;i r('f|iir'sl(i prôsoulco |);ir un ci'iiaiii du village de Bernct (auj. ijtjucy), prévoslé do f.achauctM^ ;diu (ju'il pliiuL à S. A. liiy accorder sa vie duranl la mairie dud. village ou paiaiil à sa recepte de Lachaiicée la somme de M IV. pai' au cL* vou rempeschemont que les hal)ilaus font sur icelle par une autre requesle qu'ils ont présente tendante à ce qu'ils aient le droit d'élection dudit niîiiour en paiant la dicte somme de 1 i frans*, disant que celuy (pii a présenté lad. requeste est mauvais et a esté cy devant mis hors dud. estât pour des recèlements qu'il faisoit des conduits dud. village, a esté résould qu'il ne failloit doresnavant accorder aux communautés ce droit d'élection d'un maieur pour plusieurs raisons, nottamment parce qu'ils en pourroient eslire un mal affectionné au service de S. A., et qu'à l'ad venir ils ne recognoisteroient ce bénéfice de S. A. et n'estimeroient qu'il fut maieur de S. A., ains de leur communauté tant seulement, tesmoing celuy de Bar et de Revigny, cy bien que le s"" Preudhomme, passant par là, recognoistra si celuy qu'ils nomment est capable et si l'autre qui a présenté requête à S. A. ne l'est, pour establir celuy qu'il jugera. — Preudhomme, Daurillot, Drouin, Bournon, Maillet, A. de Léglise, Mousin, moy, Ph. de Léglise, Coliquet, Camus, présens.

Ligny. — Ce mardy, jour des Innocents, ont esté leues les lettres de S. A. qui nous mandoit que le s"" comte de Ligny avoit envoyé un de ses gentilshommes auprès de Sad. A. pour la supplier de terminer à l'amiable tous les différons que leurs officiers pouvoient avoir, et à cest effect, ordonner à chacun desdits officiers, de part et d'autre, de dresser mémoires des difTérens qu'ils ont par ensemble, ils nous mandoit d'ordonner au procureur de ce lieu d'en dresser de sa part et que le s"" Daurillot, lorsque led. s"" comte seroit à Ligny, l'iroit trouver pour traiter desd. différons : led. Daurillot n'est à la ville et le procureur général est à Paris.

Bar. — Plus a esté loue une commission émanée de la chancellerie de Paris, obtenue par Jacques Bonnet, soy disant capitaine en chef en l'absence du s^'Bailly de Bar, pour donner

assignation à la court de parlement, à Paris, aux capitaines particuliers de la ville de Bar, et deffence à eux d'attenter contre led. Bonnet, et par provision, ordonnance de porter les clefs de la ville au logis dud. Bonnet et de prendre le mot de luy , en quoy S. A. a grand intérest : le s"" Drouin a dit luy avoir remonstré et mesme en escrit au s"" Vouillot, son beaufrère, pour le divertir de mettre à exécution ceste commission, l'on a esté d'advis d'en advertir S.A. afin de luy faire deffence de s'en servir, et mander au s"* de Chanvalon de luy dire de la part de Sad. A., et au cas qu'il ne s'en veuille départir, de faire intervenir S. A. et demander le renvoy par devant ses juges. Les habitants de lad. ville, nous ont fait remonstrance par escrit de l'intérest que S. A. y avoit; l'on estime que ce que led. Bonnet en a fait a esté afin que Sad. A. leur impose silance à Simon Bailly, capitaine de la ville haut, et à luy et par ce moien tomber d'accord avec led. Bailly. — Preudhomme, Drouin, Maillet, Oriot, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy et Coliquet , présens.

Donation. — Le vendredy, dernier jour de décembre 1610, ont esté leues lettres patentes de S. A., accordées au s"" de Bertilleville, d'une donation de 40,000 fr., racheptables à tousjours, et avons recognu la signature desd. lettres estre couppée par le milieu, mais le serviteur dud. s"" nous a monstre que c'estoit de la boitte de fer blanc, pour l'avoir mis à sa pochette et trop pressée, l'on n'a voulu l'entériner que le chef des finances ne fut dénommé présent esd. lettres, ou qu'il nous en escrivit, d'autant qu'il faut qu'il ait cognoissance comme les finances se gouvernent, joinct que led. s"" n'avoit donné lettres reversâtes par devant nous, comme il y estoit tenu de quoy l'on a adverty le serviteur dud. s"" de Bertilleville.

Saint-Mihielt Lachaussée et Hattonchâtel. — Plus a esté leue la requeste présentée à S. A. par un nommé Pognon de Saint- Mihiel, pour estre remboursé de 1,800 fr. qu'il avoit fourny pour la munition, plus pour estre récompensé de n'avoir jouy de deux années des amendes qui luy avoient esté accordées des blasphèmes de Saint-Mihiel, accordées pour quatre années

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(les roceplcs diul. SuinL-Milurl, Liichaucéo oL lliuloiicliasbil , cL n'avoil juiiy des deux premières années de SainL-Miliiel, 15i)9 et KiOO, |)Oiir !2,i)()0 fr. pour des charois faUs par liiy [XMidaiil la guerre, remis sur l'extraordinaire. Preudhomme, Drouin, A. de Léglise, Mousin, moy, Camus, présens.

CiHeviev de JUir. — Ce 3'' janvier Kill, auquel jour le célérier de Bar esLoit assigné pour rendre son compte, aiant remonstré n'avoir encor ses acquits, luy a esté octroyé délais pour se tenir prest, et sur ceste difficulté le s^ Maillet aiant proposé que c'estoit trop tost de rendre compte, d'autant qu'on n'estoit paie à jour nommé, le s'" Drouin a répliqué que l'usage en estoit tel et qu'il le falloit garder comme nos devanciers.

Bar. — Plus ont esté leues les lettres de S. A., qu'il nous escrivoit, par lesquelles il nous mandoit qu'il escrivoit au s'' Bonnet et Simon Bailly, pour se rendre à Nancy, incontinant lesd. lettres receues et deffence à eux cependant de poursuivre la commission obtenue par led. Bonnet, et escrivoit par mesme moien au s^ de Chanvalon pour ce mesme fait, mais nous avons jugés n'estre expédient d'envoier lesd. lettres aud. Bonnet et Bailly, d'autant qu'ils s'en pourroient prévaloir contre S. A., et en escrirons bien amplement au s"" de Chanvalon, et renvoirons les lettres à Sad. A., led. Bonnet partit mardy dernier et led. Bailly hier pour aller à Paris.

Longwij. — Plus ont esté leus certains articles présentés à messieurs par un de Longwy, fermier de l'impost de l'entrée et issue foraine : l'un estoit scavoir si ceux de Bourgongne, apportans leurs draps pour taindre es pais de S. A., s'ils dévoient l'impost, a esté trouvé que vouy, de mesme des porcs qu'ils avoient engraissés es bois de Sad. A., parce qu'ils tirent le prou fit des pais.

Vitry. — Plus le s"" Drouin nous a adverty que les habitans de Vaux la Petite luy avoient demandé conseil d'une assignation qu'ils avoient à Vitry, à requeste du s"" de Rosiers, s'' dud. Vaux, pour se voir condamner à rachepter certains pasquis par eux vendus pendant les guerres, led. s'" Drouin ne leur a

voulu donner conseil qu'il n'en eust communiqué en notre chambre, a esté trouvé qu'il falloit escrire aud. s"" de Rosiers, de mettre surcéance à la cause jusqu'à ce que nous soions informés de la nature du lieu. — Preudhomme, Daurillot, Drouin, Maillet, Oriot, A. de Léglise, Mousin , Lescamousier, moy, Legrand, Coliquet, présens.

Au village de Vaux la Petite y a -4 seigneuries : celle de S. A. qui vient au bailliage de Bar; celle du comte de Liny qui est de la prévosté de Saulx, comté de Liny; la 3^ et la 4® au s»* d'Ernecourt et au s'^ de Rozier, le jeune , à cause de sa femme, fille au feu s^ Dupuys, qui vont par appel à Vitry le François, les 4 maieurs eslisent un lieutenant qui juge pour tous les seigneurs les reprinses des bestes, lequel lieutenant establit messiers et les appels dud. lieutenant ressortissent à Vitry. Un certain duquel le bestail estoit repris , ne voulant s'opposer à lad. reprinse pour éviter l'appel de Vitry, fait assigner le messier qui avoit fait lad. reprise qui estoit subject du s^" comte de Liny, de lu y faire restitution de son bestail par devant le prévost de Saulx, le maieur dud. s'' comte, attendu que l'action estoit personnelle, de quoy le procureur général de Bar nous advertiL le 23 novembre 1607.

Bouconville. — Le mardy, 18 janvier 1611, ont esté entérinées les lettres accordées par S. A. au fils du controlleur et clerc juré de Bouconville, du mois de juin ou juillet dernier, de Testât de clerc juré et controlleur dud. Bouconville, suivant la démission faite par son père moiennant 125 fr., à charge que son père en jouira sa vie durant, quittance au dos desd. lettres de lad. somme et le serment pris par Preudhomme. — Preudhomme, Daurillot, Drouin, Bournon, Maillet, Mousin, moy, Ph. de Léglise, Legrand, Coliquet, présens.

Bouconville. — Le landemain, sur la difficulté survenue au compte de receveur dud. Bouconville, pour la donation faite par Sad. A. au s^" de Ghambley de 800 tant de fr. et 1,100 tant de fr. d'amendes , sur quoy se dévoient prendre les frais qui n'estoient paies y avoit dérogatoire à l'ordonnance des deniers casuels , mais non à celle qui porte que lorsque donation sera

DR GAHRIKL LK MARLORAT. 73

fiiilc (losd. iiiiieiidt.'S, les frais S(^ paieroiiL aiiparavauL, (;L n'y aiaiil quittance dud. s"" do Chambre et qu'il y avoit des frais qui u'ostoient paies, luy a esté raie et mis en surcéance, ce que je n'ay trouvé bon ny !o s'' de Léglise, lieutenant, et ne luy veut-on déduire un article rapporté and. compte de 500 tant de fr, que lod. receveur a paie pour les frais faits par les commissaires députés par Sad. A. auxd. procès le s"" Rutan, de Saint- Mihiel et le gruier de Nancy, et me suis absenté pourne signer led. compte. — Preudhomme, Daurillot, Drouiii, Bournon, Maillet, A. de Léglise, Mousin, moy, Legrand, Coliquet, Camus , lors présens.

Lignij. — Le jeudy, 3° février 1611, a esté vérifié le dénombrement de François de Luxambourg, comte de Ligny, pour lad. comté de Ligny, qu'il tient en foy et hommage liège de S. A., à cause de son chasteau de Bar, après le Roy, à cause du conté de Champagne, réservé les droits qu'il prétend es villages de Houdelaincourt et Demange-aux-Eaux , Abienville, Scavonières et autres villages qu'il dit tenir du Roy à cause de lad. conté de Champagne, et à la vérification a esté mis, saulf le droit de S. A. esd. villages, et sans préjudice à iceux. — Preudhomme, Daurillot, Drouin, Bournon, Maillet, A. de Léghse, Mousin, Lescamousier, moy, Ph. de Léghse, Legrand, Coliquet, Didelot, présens.

Engagères. — Le 4 dit mois et an ont esté leues les lettres reversales passées sous le tabell. de Saint-Mihiel le 1" février dernier, du s"" J. Pouignant, conseiller d'Estat de S. A. en les grans jours de Saint-Mihiel, de la vendition faite par S.A. des villages de Hannonville, la Tour en Voivre et autres droits y spécifiés pour le prix de 25,000 fr., à raison de 6 p. 0/0 et ou il se treuveroit la rente desd. lieux monter à davantage, il augmenteroit lad. somme, qui a esté emploiée au rachapt de la seigneurie de Sempigny vendue par la dame comtesse de Saulx, et avant l'entérinement desd. lettres nous ferons appréciation desd. droits et à l'entérinement sera mis sans préjudice de la présentation faite es grans jours de Saint-Mihiel et de la prinse de possession faite par led. Pougnant.

Noblesse. — Plus ont esté leiios les lettres de noblesse accordées par S. A. à Nicolas Pasqiiier de la Roche, qui est en la garnison de la citadelle de Jamets, dattées du 24 décembre 1610, signées Lamelle, avec les lettres dérogatoires portant 800 fr. de finance. La description desquelles s'ensuit : en champ d'argent, un cep de vigne paint au naturel, barrée d'une barre d'azur en laquelle a trois estoilles d'or (n. 57).

Noblesse. — Plus ont esté leues autres lettres de noblesse accordées à Jean Héraudel, advocat à Saint-Mihiel, y demeurant, dattées du 28 janvier 1611, signées M. Bonnet, avec les lettres dérogatoires portant finance de 1,000 fr. La description desquelles s'ensuit : en champ d'azur, barrée d'une barre d'or oiiy a 3 trefs de gueule (n. 35). — Preudhomme, Daurillot, Drouin, Bournon , Maillet, A. de Léglise, Mousin, moy, Legrand, Coliquet, présens.

Noblesse. — Ce mercredy, 13^ juillet 1611, ont esté entérinées les lettres de noblesse accordées par S. A. à Louys de la Saulx, dattées du penultiesme juin, an présent, avec les lettres dérogatoires portant la taxe de 800 fr. Les armes sont comme s'ensuit : d'azur, un chevron d'argent, en la pointe duquel y a une croix de cinople avec petites testes , la pointe fichée, au bas y a une rose d'or avec ses pointes, et aux deux chefes2 croisans d'or, et sur l'armet d'argent le lambrequin , enrichi des armes de l'escu (n. 41). Comme cy après est escrit, led. Loys de la Saulx est fils du feu receveur de Norroy le Sec, lieutenant du receveur de Bryé , et beau frère du s"" Leschicault de Saint- Mihiel. — Preudhomme, Drouin, Daudenet, Bournon, Maillet, A. de Léglise, P. Marlorat, Mousin, Lescamousier, moy, B. Preudhomme, Coliquet, Camus et Oriot, présens et sur la fin le sieur Ph. de Léghse.

Pont-à-Mousson. — Ce mercredy, 12 octobre 1611, les lettres patentes de S. A. ont esté entérinées, accordées à Dominic Richard du Pont à Mousson, de Testât de capitaine, prévost et gruier dud. Pont, à la finance de 10,000 fr., quittance au dos desd. lettres de lad. somme, le tout datte du mois de septem-

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hro dernier. Si<^né : (îleisenove; regislrala, lîoiinet; par losd. IcUros il (loiL prendre ses gaiges du receveur dud. PonL; néantmoins, il se paie par ses mains en ses comptes. Il a prié mess, de lui donner un coniinissaire pour visiter la grnrie. Il ain-(jit présenté le subsliliil du i^ont , son beau frère, pour sa caution, mais on luy a rospondu (pi'il estoit officier de S. A. et a on renvoyé au controolleur pour en recevoir une autre bonne et solvable. Daurdlot, Drouin, Daudenet, Bournon, Maillet, Uriot, A. de Léglise, Mousin, y est venu sur la fin; JJ. i^reudliomme, moy, Legrand, Coliquet, Camus, présens.

Aîiditeur des comptes. — Lemercredy, dernier jour de novembre 161 1, est décédé noble homme Nicolas Oriot, cons^'et audit, en la chambre des comptes à Bar, et le lendemain sur les 3 heures, enterré à Saint-Maxe , devant l'autel Saint-Sébastien. Son fils, François Oriot, luy a succédé aud. estât, qui espousa le mardy 15*" dud. mois de novembre dit an, au village d'Ambly, et n'y estoient sond. père , ny sa mère.

Bailli de Bar. — Le 17 décembre 1611 est décédé... de Savigny, s^" de Leimont, bailly de Bar, et luy a succédé le s'' Charles de Florainville aud. estât de bailly et capitaine de Bar, qui fit son entrée aud. Bar, le mercredy, 12 janvier 1615, et mis en possesion dud. estât de capitaine par le s»" Preudhomme, qui luy fit une harangue, et led. sf" de Florainville luy aiant présenté ses lettres, fut mis en possession. Les jardinier, concierge et huissier luy aiant présenté les clefs qu'il leur laissa. Cela fut fait à Saint-Maxe, mais il devoit estre conduit à la chambre, et là ses lettres leues, estre mis en possession en la forme susdite. Le lendemain, jeudy dit mois, il est allé en l'auditoire accompagné des lieutenans, advocats et procureurs , et le s"" Dordelu , ancien advocat , a présenté ses lettres et fait une harangue; après lui, le s'" Drouin, lieutenant particulier, qui a assez bien dit; Viar, advocat de S. A., une autre consentant l'entérinement, et puis le s"* A. de Léglise, lieutenant général, en a fait une autre, fort bien dite au jugement de plusieurs. Ses lettres sont du... décembre 1611, signées : M. Bonnet, pour secrétaire. Tous les bourgeois de Bar

estoient en armes et le furent quérir à Fains et entra par la porte du Bourg. S. A. ne sauroit avoir plus belle entrée qui luy fust faite.

Noblesse. — Le 7^ février 1612, ont esté entérinées les lettres de noblesse accordées par S. A. à Gérard Rousselot, prévost, gruyer et receveur de Vivier, dattées de l'année 1608 ou 9. Mais il y avoit décret de S. A. de surannation, il les avoit présenté auparavant à la reddition du compte du gruyer du Pont; mais la surannation empescha l'entérinement. Les armoiries sont en fort d'argent , un chevron de geule , et 3 poires de clnople, et sur l'armet un homme sauvage tenant en sa main une branche de poirier [n. 67). Preudhomme, Drouin, Daudenet, Bournon, Mousin, moy, Ph. de Léglise, Coliquet, Camus, présens.

Auditeur. — Bailli. — Le mercredy, 21 mars 1612, a esté résould en présence du s'^ gruyer de ce lieu et le Bernard de la Chambre, veu que les absens conseillers et auditeurs des comptes de Barrois, choisiroient leurs arpens incontinent après que les présens les auroient choisis et que la feuille leur seroit délivrée pour en faire le chois après que le dernier présent auroit choisy. Preudhomme, Daurillot, Droin , Daudenet, Bournon, P. Marlorat, Mousin, Lescamousier, moy et Ph. de Léghse, présens. Led. gruyer estoit en la chambre pour scavoir de nous à qui il devoit délivrer 2 arpens de bois ou à la veuve du feu s"^ de Leimont, jadis bailly de Bar, ou au s'' Charles de Fleurainville à présent bailly.

Celérier de Bar. — Ce o avril 1612 a esté réduite la mesure de Bar pour le blé à celle de Condey, suivant la preuve qu'en avoit fait le s'' Mousin, et s'est trouvée contenir celle de Condey, 17 pintes et une chopine mesure de Bar, et auparavant la réduction du bichet de Bar fait par le maieurdud. Bar en Tannée 1608, elle contenoit 18 pintes mesure de Bar, questoit un bicet un pugnet et faisoit 36 bichets pour le muid. Elle ne fait présentement que 35 bichets suivant la preuve dud. s' Mousin.

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L(mi)j)ij-li'-('Ji(ist('L — \ah\. juur a esté enLcriiic un mimdorTKMiL de S. A. au gruyer de Louppy pour délivrer la c[Uiiulib' de... chesnes accordés au s"" Dosl)orde, premier valet de ciKuuhre.

Mo)'t (Vauditeu)' des comptes. — Ce vendredy, 1 3 juillet 1 fi 1 2, le s"" F. Derouiu , (!scuyer, conseiller d'Estat de S. A., auditeur des comptes de Barrois et lieutenant particulier au bailliage de Bar, est aie de vie à trespas.

Prévôt de Pierrefitte. — Ce lundy, ler octobre 161^2, ont

esté entérinées les lettres patentes de S. A accordées à

Bouchier, père de Bouchier, advocat, de Testât do prévost

de Pierreficte, après lequel entérinement s'est présenté un de la part du s"" Baron de Gyré pour empescher led. entérinement. Dauriilot, Bournon, Zauborel, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, B. Preudhomme, Ph. de Léglise, Coliquet, Oriot et Camus , présens.

Auditeur des comptes. — Ce mercredy, 3° octobre, les lettres patentes de S. A. octroiées à Claude Maucervel de Testât de conseiller et auditeur en la chambre des comptes de Bar, par la démission à luy faite par Thiéry Malcervel son frère, ont esté entérinées et le serment pris par Aurillot plus ancien , en quoy y a eu difficulté pour n'y avoir finance que led. Malcervel n'avoit faculté de résigner. Néantmoins, en effet, résignoit au profit de son frère. Aurilot. Bournon, Zauborel, A. de Léglise, Mousin, moy, Ph. de Léglise, B. Preudhomme, Camus, Oriot, présens.

Prévôt de Pierrefitte, Le prévost de Bar institue le lieutenant. — Ce 12^ octobre 1612, les lettres patentes de S. A. accordées à... Jeannot de Rosières, de Testât de lieutenant général en la prévosté de Pierrefîtte, ont esté entérinées et le serment pris de luy par Aurillot plus ancien en tel cas requis, le s"" Bouchier, prévost, empeschoit led. entérinement aléguant qu'au prévost apartenoit de prouvoir un lieutenant général et particulier comme ses devanciers enavoient jouys, et ce, suivant le départ [sic) fait par feu S. A. entre le s'^ de Rosiers, prévost de Bar, et les'' J. de LégUse, lieutenant général aud. prévosté, led. départ

du 23 février 1581, qui porte que suivant le raport fait par nos s" de la chambre dos comptes par lequel apertque d'ancienneté le prévost de Bar a institué les lieutenant général et particulier et plusieurs autres choses y spécifiées. S. A. le confirme à ses droits comme d'ancienneté, sy bien qu'il est aisé à cognoistre que S. A. luy confirme les droits qu'il dit estre au raport desd. s" des comptes, led. départ a esté enregistré au gref du prévosté de Bar le 3° mars dit an 1581 et a esté led. Jannot lieutenant général mis en possession non obstant led. empeschement. — Daurillot, Bournon, Zauborel, Maillet, Mousin, moy, Ph. de Léglise, B. Preudhomme, Coliquet, Didelot, Camus, Oriot , Maucervel , présens.

Le mesme jour a esté ordonné au s'' procureur général qu'il preigne le fait et cause pour led. Boucher, prévost, contre les seigneurs comparsonniers de S. A. en la terre de Pierrefitte, suivant les lettres de S. A. qui ont esté mises es mains dud. s' procureur. Les susnommés et le s"" Ueutenant de Léglise, présens.

Noblesse. — Le mesme jour, sur la requeste présentée à S. A. à nous renvoyée par le s'' Guainot, advocat (son frère puisné a

depuis obtenu de S. A. le mesme depuis la mort de son

père), le jeune, fils du s'' Guainot, ancien advocat, tendante à ce que Sad. A. le reçoive à prendre la noblesse par sa mère, en renonsant au tier du bien de son père, qu'il supplie Sad. A. vouloir par provision abuter à quelque somme. S. A. nous l'a renvoyé pour ouyr sond. père, et scavoir de lui quelle somme il voudroit offrir. Il a offert 100 escus et avons trouvé l'offre suffisante tant pour le respect dud. s'^ père que autres, toutesfois y en avoient qui n'estoient de cet advis , comme le s'^ Mousin et le s"" Oriot. Sa mère est fille du maire Henriot.

Moyeuvi^e. — Ce 29^ octobre 1612, le bail fait à Govain

de la forge de Moieuvre , prévosté de Varennes , par S.A.,

a esté entériné en nostre chambre. — Marainville, président, Preudhomme, Daurillot, Maillet, A. de Léglise, Mousin, moy, Camus, Oriot et Malcervel, présens, et le s'" Daurillot est commis pour aller faire la délivrance des bois comme le s"" Camus m'a dit.

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Ce vn idrotly, !>^ iKJvomhro 1(11 '2, los Ici Ires (1(3 iiohiosso arrnr- (l(''OS par feu S. A. Charles, on r.iniit'e i()05, à Claude Daiilb;pierre, ont esté entériiK^os, veii le mandement de jnssion de S. A. à pr(S(Mit r(''gnant, de siii'aniialioii i*"", '2" et tierce jnssion pour la linance, la déclaration desquelles s'ensuit : de gueule, , :i raillous d'argent , un homme annene au chef de l/escu tenant U)ie espee (n. '-11). — t^reudlionimo, Daurillot, Daudenet, Bournon , Maillet, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, Ph. de Léglise, B. Preudhomme, Legrand, Goliquet, Camus, Griot, présens.

Led. jour a esté leue la requeste présentée à S. A. par mons. de S^-Miliiel, et le renvoy à nous fait par S. A. qui l'appelle son filz naturel , pour les difficultés des bois de Condey, par l'accompagnement des prédécesseurs abbés de S'-Mihiel, S. A. est accompagné en tous les bois de lad. abaie, néantmoins y a une sentence d'avril 1575, stil ancien, de deux députés de la chambre, Jacques Drouin et Martin Le Marlorat, soub le bon plaisir de S. A., par laquel apert que le bois de l'abé fmage dud. Condey est séparé des bois d'accompagnement et apartenant pour le tout aud. abé et couvent avec les amendes et profits. Le s"" Daurillot dit que led. bois leur avoit esté donné pour l'afTouage de leur four aud. Condey, réfections des presoirs et autres bastiments qu'ils ont et ainsy en ont jouy du passé fors que pendant les troubles le s"^ Vincent, depuis président, admodiateur de lad. abaie, aiant ruiné led. bois, prit l'affouage du four et le bois pour les réfections aux autres bois d'accompagnement. Le s"" Preudhomme, procureur général, fera le raport à S. A. au nom de messieurs estant informés du fait.

Auditeur. — Ce vendredy, 16 novembre 1612, les lettres patentes de S. A., accordées à Gabriel Maillet, fils aisné dus'' Jean Maillet, receveur général de Testât de ccfnseiller et auditeur des comptes de Barrois de sond. père, à charge que sond. père en jouira sa vie durant ou jusques à ce qu'il se voudra démettre, ont esté entérinées et le serment prins, mais je n'estois présent et n'ay veu lesd. lettres; mais aiant veu led. Maillet en nostre chambre, je l'ai sceu du s'" Malcervel, et lors y avoit

Preudhomme, Daurillot, Bournon, Zauborel, Maillet, A. de Léglise, Lescamousier, B. Preudhomme, Malcervel, Legrand et Camus présens, et depuis sont venus, Ph. de Léglise, Coliquet, Didelot et Oriot qui n'y estoient auparavant moy.

Auditeur. — Ce vendredy, 23*^ novembre 1612, a esté résould sur la requeste présentée par la veuve du feu s' F. Drouin, tendante à ce qu'elle eust un arpent, qu'elle prétendoit astre deu à feu sond. mary, conseiller et auditeur, et qu'il fust ordonné au gruyer de luy délivrer, ne demandant de choisir à son ordre; messieurs ont esté d'advis que sy aucun d'eux venoit à mourir dedans l'an, voir au mois de janvier, les gaiges qui se paient à Noël suivant et l'arpent de bois et les poules seront paies à sa veuve ou héritiers, et a esté la présente résolution escrite sur le Bernard à ma poursuite. Preudhomme, Daurillot, Bournon, qui a escrit lad. résolution et Daurillot, greffier, l'a signé. Zauborel, Maillet, qui estoit de contre cet advis, à cause que son tils est proveu de la survivance, Mousin, Lescamousier, moy, G. Le Marlorat , Ph. de Léglise, Legrand, Coliquet, Camus, Didelot, Oriot et Malcervel, présens, et ce sur la considération que nous sommes domestiques de S. A., et que la loi veult que les conseillers et officiers, plus relevés comme magistras , aient les gaiges de l'année en laquelle ils ont commencés de faire service au prince et au publique.

Contrôleur des bois de Bar. — Ce vendredy, 11^ janvier

1613, les lettres patentes de S. A. accordée à Jobar, fils

de Jobar, controlleur des bois de la grurie de Bar, par

lesquelles led. Jobar fils est pourveu dud. estât de controlleur des bois par la démission que sond. père luy en a fait en paiant le quar denier de mil frans, montant à 250 fr., et quittance au dos desd. lettres de lad. somme de 250 fr. par Pulnoy, à charge que led. Jobar père jouira dud. estât sa vie durant ou tant qu'il luy plaira en laisser le droict à sond. fils, en considération de ses services ont esté veues et entérinées en nostre chambre et le serment pris par A. Davrillot, à cause que Preudhomme est parent dud. Jobar fils a esté mis en possession dud. estât. Preudhomme, Daurillot, Daudenet, Bournon, Zauborel, Mail-

DE GAimiEL LE MARLOIIAT. 81

lel, A. de I.(''glis(;, Monsiii, Loscamoiisier, moy, Ph. de Lo^diso, H. Preiidliommo, Legraiid, ColiqiieL, Didolut, Camus, Oriol, Malcorvel, prisons; led. Jobar père a présenté soiul. (ilz.

\F()r(/('.s tirs Isiciii'sl. — Ce 12 janvier 1013, la transaction faite entre S. A. et Sél)astien Baillet, admodiateiir des forges des Islettes, a esté entérinée. — Preudhomme, Daurillot, Bournon, DaiKlenet, Zaïiltorel, Maillet, Mousin, Lescamousier, moy, Legrand, Coliquet, Camns, Malcervel, pre)sens, et doit donner ()0,00() fr.

Pierrefttte. — Ce jeudy, 7 février 1613, ont esté entérinées

les lettres patentes de S. A. accordées à Malcervel, le plus

jeune de ses frères, de Testât de procureur pour Sad. A., en la prévosté de Pierrefitte, et le serment pris par Preudhomme. Il est subrogé en la place de feu son père.

Auditeur. — Le jeudy, 28 mars 1613, les lettres patentes de S.A., octroyées au s"^ Preudhomme le jeune, de survivance de Testât de conseiller et auditeur en la chambre des comptes de Barrois, ont esté entérinées, comme le s'" Malcervel m'a asseuré qui estoit présent.

Noblesse. — Ce jeudy suivant, 4 avril dit an, les lettres de noblesse du 19 mars, accordées par S. A. à Jean Thierry, advocat à Saint-Mihiel, ont esté entérinées; veu les lettres de Jussion , et dérogatoires aux ordonnances pour la finance, Preudhomme, Daurillot, Bournon, Maillet, A. de Léglise, moy, Legrand, Oriot, Malcervel, présens. Les armes sont d'azur, au bas une teste de grifon d'or, un cheveron rompu d'argent, et aux deux chefs, deux estoilles d'or ou d'at^gent et sur le chef de l'escii (n. 70).

Auditeur des comptes. — Ce 29 juillet 1613, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A., octroiées à Beaudoux,

de Testât de conseiller et auditeur en la chambre des comptes de Barrois, suivant la résignation que luy en avoit fait le s"^ Antoine de Rosières, gentilhomme de M. de Vaudémont, et a paie 300 fr. pour le quart denier dud. estât, lesd. lettres dattées

Documents. — I. 6

du 5 des présent mois et an. Signée N. Gleisenoue et au dos est la quittance desd. 300 fr., et y a clause esd. lettres que Sad. A. luy octroyé led. estât jusques à son bon plaisir, et a esté pris le sern:ient dud. Beaudoux par le s"" Preudhomme plus ancien. — Preudhomme, Daurillot, Bournon, Zauborel, Maillet, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, Ph. de Léglise, Coliquet, Didelot, Camus, Oriot et Malcervel, présens.

Avocat fiscal à Bar. — Ce mercredy, IP septembre 1613, les lettres patentes de S. A., accordées à René Viart, fils du feu sf" Claude Viart, vivant advocat de Sad. A. au bailliage de Bar, dud. estât d'advocat de Sad. A. aud. bailliage ont été entérinées. Il a paie 500 fr. dud. estât, autant que son père en avoit paie , il l'avoit par résignation , mais sond. père n'a survécu les 20 jours. Il a preste le serment par devant le s' baron d'Ancerville, et le lendemain, 12° jour dud. mois, il a esté receu au nombre des advocats, et puis a présenté lesd. lettres d'advocat de Sad. A. par devant A. de Léglise, lieutenant général au bailliage de Bar. — Preudhomme, Daurillot, Bournon, Maillet, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, Ph. de Léglise, Coliquet, Camus, Oriot, Malcervel et Beaudoux, présens.

Ce 5 novembre 1613, les lettres patentes de S. A. de donation de 2000 fr. par chacun an accordées sur la recette générale de ce lieu au s"" S*-Blin, escuier de la petite escuierie, ont esté entérinées, et aud. entérinement a esté mis de l'exprès commandement de S. A., nous ne les avions voulu entériner par cy devant, encor qu'il y eust lettres de 2° et 3® jussion de Sad. A.; mais nonobstant les remonstrances que nous luy avions faites , pourquoy nous ne pouvions passer à l'entérinement desd. lettres, il nous a ordonné de les passer, et déclaré qu'il avoit pour agréable lesd. remonstrances pour l'ad venir. Les. s" Conte de Torniel et de Marainville nous en ont escrit et seront les lettres joinctes aux lettres reversâtes que led. s' S^ Blin donnera en nostre chambre. — Preudhomme, Daurillot, Bournon, Maillet, Mousin, Lescamousier, moy, Ph. de Léglise, Coliquet, Oriot et Beaudoux, présens.

DE r.AlUilKL LK MAKI.OKAT. 8'i

L(m1. jour, lii Ictin' di' S. A. ii este leuo, (jiii nous mandfî qur; son v()iiif;o de |)ai* de sa ost ditorc, auquel il délilx'roil pacifier les advocals avi>c les procureurs, mais que leurs sindicqs s'acheminent à Nancy à cesL efïect, et ont esté oys les s" Guainot, sindic des avocats, et Musse pour les procureurs, et ont dit qu'ils en advertiroient leurs confrères de ce que S. A. mandoit.

Noblesse. — Le mercredy, penultiesme juillet Kil i, les lettres de noblesse accordée par S. A. à Simon Beaudoux, par cy devant marchant, demeurant en ce lieu de Bar, tant pour luy que pour sa postérité et lignée nais et à naistre, ont esté entérinées en la chambre des comptes à Bar, et n'y a aucune finance par lesd. lettres, mais par les lettres de jussion, la taxe en a esté faite à trois mils frans. Les lettres portent que led. Beaudoux est sorty des Beaudoux de Stenay, nobles, et que son père se retira à Saint-Mihiel pour trafiquer de marchandise, et qu'il a un fils advocat en parlement et conseiller de Sad. A., auditeur des comptes. Elles sont dattées du 27 juin dit an 1614. Les armes sont d'azur, une face d'or tenue de trois estoilles de gueule, chargée de 3 cailles pâturantes d'or, et sur Varmet sorte une caille (n. 7). — Daurillot, Bournon, Zauborel, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, Ph. de Léglise, Coliquet, Camus, Oriot, présens. La description s'ensuit.

Plus, a esté leue la requeste présentée à S. A. par la dame de Serre, dame de bremont et Reneson, tendante afin que S. A. mande à son procureur de Paris de désadvouer le blasme aposé à son dénombrement pour la banalité du pressoir de Tremont à l'esgard des forains.

Auditeur. — Le 6 aoust, comme je croye, 1614, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A., accordées à... Daudenet, fils du s»*... Daudenet, décédé en juillet 1625, avant son père, conseiller auditeur en la chambre des comptes de Bar pour la survivance dud. estât et le serment pris d'iceluy par Preudhomme, Daurillot, Bournon, Daudenet et autres , présens.

Auditeur. — Le 6 janvier 1615, les lettres patentes de S. A. accordées à Charles de Léglise pour la survivance de Testât de

conseiller et auditeur en la chambre des comptes de Barrois, dont Anthoine de l'Eglise , lieutenant général au bailliage de Bar est prouveu, ont esté entérinées et le serment pris par A. Daurillot, dud. Charles de Léglise. Les lettres portent que lorsqu'il exercera led. estât, il ne pourra postuler en justice. Il a financé 500 fr. pour le quart denier. Daurillot, Daudenet, Bournon, Mousin, Lescamousier, A. de Léglise, lieutenant; moy, Coliquet, Didelot, Oriot, Maillet, présens.

Mandres. — Ce vendredy, 8*^ octobre 1615, ont esté leues les lettres patentes de S. A. accordées à Thomas Durant, fils du receveur de Commercy, et gendre de feu... Boulion, de Testât de capitaine, prévost et receveur de Mandres aux qaattres tours, pour le prix de 8 mils frans qu'il a délivré au s"" Trésorier et le serment pris dud. estât par Aurillot, plus ancien, et pour la caution, renvoyé au controolleur pour la recevoir. Il est de Commercy. Daurillot, Bournon, Maillet, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, Ph. de Léglise, CoUquet, Camus, Maillet, présens.

Longuyon. — Le samedy, 24 octobre 1615, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. de Testât de contrôleur, clerc curé et greffier de Longuion et garde du scel , greffier en la prévosté et mairie, accordé à Nicolas... moiennant la somme de 2000 fr. pour la finance. — Preudhomme, Daurillot, Bournon, Xauborel, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, Ph. de Léglise, Coliquet, Camus, Maillet, présens.

Le mesme jour, a esté entérinée la lettre patente de S. A., en parchemin au scel secret, pour Texemption de la maison du s'' Clément célérier, pour les poteaux qu'il a sur la rivière joignant le pont Croca.

Plus , led. jour, ont esté laissés les magasins à sel pour 4 ans, de Bar, Stainville, Morley, Monstiers sur Saulx, Souilly, Revigny, Condey, Pierrefitte, Lavalée.

Noblesse. — Ce jourd'huy vendredy, 20^ novembre 1615, a esté entérinée en nostre chambre le décret de S. A., obtenu par Simon Bailly, mon beau-frère, par lequel il est relevé du Ira-

\m CiAlUtlKI, LK MAKLORAT. H.'j

(icque qu'il ;i cy chwanl exerce et permis à liiy, prendre l;i noblesse (le ]);ir su mère r\'iqiiotle lliiraiilL et des liuruiiU, led. décret en ihitte du la d. mois (^t an, et outre ce, un mandement dalté du mesme joui- par lequel S. A. lui r(!met la renonciation (pi'il devoit faire de ce (pii luy estoit escheu de par sou père suivant la coustume, moiennant (lOO frans, avecl""^, 5'" et S'' jussion de passer à l'entérinement diul. décret rendu sur la requeste par luy présentée à Sad. A. — Preudhomme, Bournon, Maillet, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, Ph. de Léglise, Coliquet, Camus, Oriot, présens.

Le mesme jour a esté résoul que le greffier nouvellement estably au village de Rup devant S' Mihiel, pour les subjectci que S. A. y a de retenue qui ne sont de la terre de Pierrefitte, presteroitle serment en nostre chambre, nonobstant l'empeschement du s"" lieutenant de Léglise, qui maintenoit led. serment se devoir faire par devant luy, ensuite d'une ordonnance à nous adressée par Sad. A. pour mettre en fmance les mairie et grefes du duché de Bar, les susnommés présens, ce qu'il a fait après qu'il a esté examiné par Mousin et Camus qui ont raporté en mesme temps estre capable et le s"" lieutenant estoit présent.

Noblesse. — Ce penultiesme décembre 1615, le décret de S. A. obtenu par Estienne Thibault, médecin, demeurant à Bar, par lequel il est admis à prendre sa noblesse de par sa mère des Bugnots, en renonceant au tier du bien paternel, ont esté entériné à la charge de renoncer aud. bien, mais l'on a dit qu'il n'y avoit rien. — Preudhomme, Daurillot, Bournon, Maillet, Mousin, Lescamousier, moy, CoHquet et Oriot, présens. Led. décret est datte du mois d'avril 1615.

Pour Vestat cVauditeur. — Ce 22 janvier 1616, a esté leue en nostre chambre l'ordonnance de S. A., dattée du 11° janvier 1616, signée de Gleisenove, portant que cy après lorsque quelqu'un obtiendra Testât de conseiller et auditeur en nostre chambre, qu'il sera aagé de 25 ans, et examiné tant par le chef des finances, si bon luy semble, que président et conseillers de lad. chambre, qui seront présens lors de la présentation, et

qu'il ne sera receu qu'il ne soit capable tant en affaires du domaine que de justice, et que le père et le fils, l'oncle et le nepveu, le beau père et le gendre, ne pourront estre resus ensemble à l'advenir, et que ceux qui ont esté receus du passé et qu'ils opinoient, le père et le fils, beau père et gendre, les frères, l'oncle et le nepveu estant de mesme advis, ne servira que d'une voix, et lorsque quelque affaire se délibérera ou quelque parent ou allié susd. avec le cousin germain , desd. conseillers aura intérest, led. conseiller sera tenu sortir. — Les présens estoient Preudhomme, Daurillot, Bournon, Zaubourel, Maillet, Mousin, moy, Ph. de Léglise, Legrand, Coliquet, Camus, présens; et y a plusieurs autres chefs en lad. ordonnance et est led. reiglement, tant pour messieurs des comptes de Lorraine que de Barrois, et le lundy SS*" dud. mois et an, aiant esté lad. ordonnance releue en lad. chambre, le s"" Daurillot a dit qu'il feroit faire une modification à lad. ordonnance. Les susnommés présens.

Mort d'auditeur. — Le samedy, 19® jour d'aoust 1617, le s' Jean Preudhomme, plus ancien conseiller et auditeur des comptes de Barrois, est mort et enterré le lendemain dimanche, après vespres, à Nostre Dame, en la grand chapelle du costé de la prioré.

Le vendredy, premier septembre dit an, le s"" Davrillot a présenté les lettres patentes de S. A., qui luy accorde et à ses hoirs descendans en loial mariage et à ses censiers résidans en sa maison de Lisle , de mener leur beste pasturer aux bois de Sad. A. et jusques à 12 chevaux, et qu'il en donnera lettres reversâtes. — Bournon, Maillet, A. de Léglise, Mousin, G. Marlorat, Ph. de Léglise, B. Preudhomme, Coliquet, Camus, Oriot, présens.

Varennes. — Le 28 octobre 1617, ont esté entérinées les

lettres patentes de S. A., accordées à Paviot, fils de

Paviot, capitaine prévost, gruyer et receveur de Varenne, de la survivance de Testât de sond. père, lesd. lettres dattées du mois de mars dernier, signées de Gleisenove, à la finance de 1200 fr., et le serment pris par Daurillot, Aurillot, Bournon,

DE GABRIKIi LE MARLORAT. 87

Maillet, A. de Légliso, Mousin, Lcscamousior, Marlorat, Pli. do Lé^dise, B. Preudhoniine, GoliquoL, Camus, Diuid(!n(!L, Oriot, Ch. de Léglise, présens.

Le Ui'uti'ninit ijcncmL et le prévôt de liar. — Le veiidrtjdy, ^Hl" octobre l(vl7, sur le différent d'entre le s'A. de Léglise, lieutenant général au bailliage, et le prévost de Bar pour la jurisdiction des grans chemins, led. lieutenant ayant requis le s"" Griot de sortir elr récusé, j'ay aussy sorty avec luy. Daurillot, Bournon, Mousin, Lescamousier, Ph. de Léglise, Coliquet, Camus, F. Oriot, Ch. de LégUse, Daudenet, présens, comme je croy.

Saint-Mlliiel. — Ce S'' novembre 1617 ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. accordées à Jacques Rutan , lieutenant particulier au bailliage de Saint Mihiel, de Testât de conseiller en la cour dud. Saint Mihiel par la démission faite es mains de Sad. A. dud. estât par Biaise Preudhomme, procureur général de Bar, lors pourveu de Testât de M^ aux requestes et ne touchera gaige qu'après la mort de l'un des conseillers de lad. cour, à charge de paier lors 3000 fr. es mains du receveur dud. lieu, lesd. lettres dattées du... mois de juillet 1617, et pour secrétaire, de Gleisenove; et par autre décret de Sad. A., en papier datte du mois d'aoust suivant dit an , est mandé aud. receveur de Saint Mihiel de tenir quitte led. Rutan de lad. finance de 3000 fr., lesquelles deux lettres de Sad. A. ont esté entérinées. Daurillot, Bournon, Maillet, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, B. Preudhomme, Coliquet et G. Maillet, présens.

Led. jour, sur l'affaire du s"" celerier de Bar, pour l'acquisition par luy fait au s'' de Florainville, de Fains, de la seigneurie d'Erise la Grande, le s"" procureur général a dit que S A., confirmant un contrat d'acquisition, il confirmoit le contenu en iceluy, et sur ce que je luy ay proposé des blasmes mis au dénombrement de mon frère, a dit qu'on luy ayoit fait tort. Les dessusd. présens.

Greffier de la chambre. — Le vendredy, 10 novembre 1617, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. accordées à

Gabriel Maillet, de Testât de greffier en nostre chambre, en paiantle quart denier de 200 fr. et à charge que Daurillot jouira tant que bon luy semblera dud. estât, encore qu'il vienne à vacquer par la mort dud. Maillet et qu'un autre en fut pourveu. La quittance au dos desd. lettres desd. 200 fr. de Pulnoy, trésorier. Lesd. lettres dattées du mois d'aoust 1617 suivant, la démission faite dud. estât es mains de Sad. A. par led. Alex. Davrillot. Le serment pris par N. Gleisenove, président, s' de Marainville, dud. Maillet en tel cas requis. Marainville, président, Bournon , A. Maillet, receveur, père, qui a sorty avec son fils, Zauborel , A. de Léglise, lieutenant, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, B. Preudhomme, Ph. de Léglise, Coliquet. Camus, présens.

Noblesse. — Ce 22 jour novembre 1617, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A., de noblesse accordée à Claude Lombar de Themy, conseiller secrétaire de Sad. A., et le décret portant taxe de 2000 fr. et quittance dud. Pulnoy de lad. somme. Daurillot, Bournon, Maillet, A. de Léglise, Mousin, G. Marlorat, Ph. de Léglise, Coliquet, Didelot, Oriot, G. Maillet, Preudhomme, présens. Ensuite, lesd. armes d'azur, aiant en face une bare d'or, sur laquelle y a une aigle de sable et S fleurs de lys d'argent, 2 au chef et une en la pointe, et sur l'aivnet mort d'or, une aigle de sable, et sur le chef, une fleur de lys d'argent (n. -44). Les lettres signées Jenin,'pour secrétaire, dattées du mois de janvier 1617.

Arpenteur du duché de Bar. — Ce 29 décembre 1617, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A., accordées à Jean de Mussey, de Testât d'arpenteur, du duché de Bar, par la démission qu'en a fait François de Mussey, son frère, et a payé le quart denier de 800 fr., et pour la jouissance que fera led. François tant que bon lui semblera dud. estât, a esté taxé à 400 fr., faisant en tout 1200 fr. comme apert par quittance de Pulnoy au dos, du 10 du présent mois. Lesd. lettres, dattées du 16 novembre dernier, et le serment pris dud. Jean à charge que s'il réside en la ville de Bar, il demeurera en la ville hault. — Daurillot, Bournon, Maillet, A. de Léghse, Mousin, Lesca-

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