‹ Journal de Gabriel Le Marlorat, auditeur en la Chambre du conseil et des comptes de Barrois, 1605 à 1632Chapitre 3 sur 20 · DOCUMENTS. — I · texte numérisé non relu

DOCUMENTS. — I

ceues certaines lettres de vidimus données par les religieux de Trois Fontaines du privilège que S. A. leur a accordé qui est afirmatif et en mesme terme que celuy à eux octroyé par feu S. A. le 6 octobre 1582. Ledit vidimus par devant Claude Lavendier et Nicolas Menonville, notaires Jurés héréditaires au bailliage et prévosté de Vitry, escrit en parchemin, en caier où y a un petit seau de cire verte, le tout soub le bon plaisir de Sad. A. révocable a tousjoars et sans tirer en conséquence, expédié à Nancy le ^O"" octobre 1608. Signé : J. Voillot, et scellé de simple seau de cire rouge.

[Belleau, prévosté du Pont.] — Le mesme jour, on a vérifié un dénombrement présenté par le sieur Charles de Burges, s"" de Sivry, Lamoglay et Beleau, de ladite seigneurie de Beleau qu'il a depuis naguière acquesté à la somme de 17 mil frans ou environ, et avions donné avis à S. A. de la retirer, les dénombremens a esté vérifié au contenu du raport qu'avoient faits les officiers du Pont des droits de ladite terre, S. A. estant en terme de sa rachepte. Il n'a que la foncière. Il est vérifié fors que son maieur sera assisté du maistre eschevin dudit village jugeant en son siège.

Etain. — Ce mercredy, 18 février 1609, on a entériné en nostre chambre les lettres de controoleur en la recepte d'Estain à [Didier Perrin] suivant la démission à luy faite dudit estât par...., son oncle, qui avoit faculté de le résigner en paiant le quart denier, ce qu'il a fait suivant la quittance au dos desd. lettres de 250 frans faisant le quart de 1000 frans.

Briey, — Ce 19 février a esté résould en la chambre que les trois arpens de bois appartenant au sieur de Failly, délivrés au sieur Bétainviller, seront apréciés et le pris délivré audit sieur de Failly ou en bois ou en argent, après que le controolleur et le lieutenant ont déclaré ne scavoir le pris d'iceux arpens.

Esnes, prévôté de Salnt-Mihiel et Clermont. — Ce vendredy, ) 20 dit mois, ont esté leues et entérinées en ladite chambre les lettres patentes de S. A. du janvier 1609, par lesquelles t

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Sad. A. a «''rign la soip:iioiirio d'EiK^, Favry cL autres villa^^os circiimvoisins en liaronnie appartenant au sieur de Poully, capitaine de Setenay, et sont lesd. Ene du bailliage de Saint- Mihiel et ledit Favry du bailliage de Clernaont, et estoit la seigneurie dud. Favry auparavant l'acquisition faite par ledit sieur de Poully, amorties aux vénérables de Saint-Paul de Verdun, et est retournée à sa prenaière origine. Il a 40 jours pour donner ses denombremens.

Dun. — Ledit jour a esté résould que l'on donneroit advis à S. A. de donner aux Mimines, prieurs de Dun, pour les trois quarts qu'ils ont en la foire Saint-Gille audit Dun, pour le moulin et autres choses exposées en leur requeste dix muids dix stiers et autres menus droits revenant à la mesure dudit Dun à 12 rez, à cause qu'ils seront déchargés de l'entretenement dudit moulin assis audit Dun et qu'ils dévoient donner 12 frans aux officiers dud. Dunsurl'admodiation qu'ils faisoient de lad. foire qui estoit de 15 à 19 francs (Vide m/'rà, p. 32, l'eschange qui en a esté faict).

Bar. — Pour les chirurgiens. — Le mesmejour le procureur général de ce lieu nous a donné advertissement qu'en vertu d'une commission émanée du grand conseil du Roy au M""® cirurgien du Roy pour le reiglement de maîtrise de cirurgie , assignation avoit esté baillée le mardy 17 dit mois aux cirurgiens de ceste ville audit conseil pour exhiber leurs lettres de maîtrise. La commission portoit nonobstant oposition ny appellation quelconque, de quoy sera advertie S. A. pour en escrire au sieur Chanvallon, pour empescher que le grand conseil n'ait la cognoissance des subjects de S. A. qui ne sont resortissables que par appel en la court.

Noblesse. — Ce 25 février 1609, les lettres de noblesse de Anthoine de Mouilly, fourrier de S. A., en date du 11 janvier dernier, et les lettres dérogatoires aux ordonnances portant quittance de finance et 2° et 3® jussion en datte du 14 février présent mois et an, ont esté leues et lesdites lettres entérinées , et seront retenues jusqu'à ce qu'il aura obtenu de Sad. A.

Lettres dérogatoires expressément à l'ordonnance par elle faicte le 9 aoiist 1608 dernier, portant deffence de n'alouer aucune quittance de deniers casuels nonobstant dérogatoires. — Daurillot, Drouin, Bournon, Mousin, Lescamousier, moy, P. de Léglise et Colliqiiet, présens. S'ensuit la description des armoiries qui sont en champ d'azur, un chevron rompu d'or, semé de trois roses de gueules clouées d'un clou d'or, et sur le heaume il y a une rose de gueules clouée d'or (n. 52).

Longwy. — Ce 26 dit mois et an les lettres patentes de S. A. de Testât de gruyer et receveur de Longwy accordé à... de La Mouilly, beau fils de Nicolas Vincent, prédécesseur audit estât, ont esté lues en la chambre et la quittance du quart de la finance du trésorier montant à la somme de 500 frans barrois , lesdittes, dattées du 11 novembre 1608 et le serment dudit La Mouilly pris par Daurillot.

Lonywy : dénombrement. — Le mesme jour a esté vérifié un dénombrement du sieur de La Mouilly, père audit receveur, de ce qu'il a acquesté au village de Morfontaine , prévosté de Longwy, et ne consiste qu'en quantité de disme.

Clermont. — Ce vendredy, 27 février 1609 a esté résould que le procureur général de Clermond feroit offre à Bastien Baillet, M""^ des forges de Montblainville , de luy fournir bois branlant pour les réfections de ladite forge dont S.A. estoit atténué et non de celles qu'il estoit obligé de faire.

Et si a esté résould sur l'advertissement que faisoit ledit procureur que certains voleurs avoient esté pris chargés de quelque cinq cens frans restant de mil cinquante fr. qu'ils avoient volés à un marchand estranger; que l'on prendroit seulement cent frans sur ladite somme pour aider à subvenir aux frais de leur procès. — Daurillot, Drouin, Bournon, Bonnet, gruyer; Maillet, A. de Léglise , Lescamousier, moy, led. procureur de Clermont, B. Preudhomme, P. de Léglise, Legrand, CoUiquet, présens.

Bun. — Le mesme jour a esté leu le décret obtenu par les habitans de Dun des grâces de S. A. qui les descharge des ré-

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feclions du poiil di' hois (|(ii csl à IVnli-i'»' de l;id. villf (|iii prend (lt'|)iiis le coi'ps-ihî-gardo jiisqu(3S au pont-Iovis diidil Dmi, et le sieur Mousiu estant audit Dun a fait visiter par expert ledit pont et trouvé que pour le réfectionner de bois comme il estoit, il faudroit douze cens frans, et pour le faire de pierre, il ne faudroit que quelque dix-huit cens à deux mille frans et avons trouvé meilleur de le faire de pierre, mais la difficulté est pour trouver deniers. L'on s'attendoit sur une confiscation d'une sorcière, mais elle a été renvoyée par la court de Saint-Mihiel, si bien que telle attente est perdue, joinct que le bois qu'il faut pour ledit pont ne couste rien à S. A. et ne faudroit que quelque cinq cens frans d'argent pour le faire de bois.

Saint-Mlhiel. — Ce dernier février, sur la requeste présentée à S. A. par le fils du mayeiir de Tylois, prévosté de Saint- Mihiel, afin d'avoir la survivance de son dit père, aagé et décrépit, qui payoit à ladite recepte trois frans, a esté résould que l'on estoit d'advis de luy accorder en paiant six frans n'y ayant grande redevance audit village. — Daurillot , Bournon , Maillet, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, P. de Léglise , Legrand, présens. ,

Reffroy. — Le mercredy, 4° mars, sur l'assignation baillée à Claude Dauguaine , luy a esté présigé un an pour satisfaire au contenu de son bail et aller à résidence au lieu de Réfroy et à son adverse partie qu'elle n'estoit recevable à sa demande pour n'estre subject de S. A., ains du sieur d'Amenty, et qu'alant résider audit Réfroy, il seroit acquis au conte de Liny.

Paris. — Le mesme jour a esté leu le relief d'appel obtenu en la cour de parlement par Christophe Preudhomme, conseiller es grands jours de Saint-Mihiel, qui fait bresche aux droits de S. A., et a esté trouvé expédient de l'en advertir, affin d'assigner jour avec Preudhomme en son conseil privé et estoufer ceste difficulté qui pourroit altérer ses droits, et le lendemain, 5 dudit mois, le sieur Daurillot a leu ce qu'il en escrivoit à S. A. en ladite chambre.

Bar : Griot. — Et ledit 5 a esté proposé au sieur Oriot que sur l'advertissement qu'avoit fait le procureur général, que Mourot de Longeville s'acheminoit à Paris pour lever l'arrest qui portoit renvoy de la cause dudit sieur Oriot par devant les juges de Sens, où S. A. auroit intérest, lequel sieur Oriot a demandé temps pour y adviser.

Bar : prévôt de Bar. — Ledit i a esté leue les lettres de S. A., par lesquelles il nous mandoit d'ouyr le prevost de Bar sur l'empeschement qu'il faisoit à la levée des aulmones pour faire la chaire de N. Dame de ce lieu, auquel a esté baillé coppie de lad. lettre pour dire ce que bon luy semblera, et y respondre par le procureur et ouyr si besoin fait le prieur de Nostre Dame. Lesdites lettres du dernier février 1609.

Bar : Oriot. — Le 6 dit mois, ledit sieur Oriot a esté mandé à nostre chambre pour déclarer s'il vouloit condescendre à l'arrest susdit ou s'il vouloit choisir juges en ce bailliage, lequel a fait responce que Mourot ne se mouveroit aucunement, et qu'il y avoit gens en la compaignie qui luy avoient ouy dire et qu'il diroit un mot en particulier au sieur Daurillot, et après qu'il luy a dit cela, le tout a esté appaisé.

Bar : le président mort. — Le samedy, 7 mars 1609, le sieur Jean Vincent, président de Barrois, décéda sur les trois à quatre heures du soir, et fut enterré aux Augustins le lundy, 9 dit mois.

Morley. — Le mercredy, 11 dit mois, sur la plainte faite par le maître de forges de Morley, que les officiers avoient par cy devant pris leur afouage au bois qui luy avoit esté désigné pour sa forge, et qu'il ne restoit pour la dernière année plus de 2i arpens ou environ, et que S. A. estoit tenue par le bail à luy fait de lui en donner 40 arpens chacun an, qu'il suplioit messieurs de luy faire délivrer bois branlant pour réfectionner sa forge comme l'on devoit, et que deffence fut faite auxdits officiers de continuer la couppe de leurdit afouage, et signamment au procureur fiscal dudit lieu qui estoit présent , et plusieurs autres faits qu'il exposoit, a esté commis le sieur Mousin pour

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faire livrer ce cjui a oslé délivré par chacun an audit Viardin, et ce qui reste du buis par cy devant mesuré par l'arpenliMir désigné pour ladite forge contenant 4090 arpens; ce qu'est devenu le surplus pour en charger l'officier ou tel autre qu*il appartiendra, et par mesme moien visiter les réfections nécessaires à ladite forge et recognoistre si le bois branlant qui lui a esté par cy devant délivré pour les réfections a esté employé, et enjoing aud. procureur de cesser la coupe de son affouage de ce qui reste sur pied. — Preudhomme, Daurillot, Drouin, Bournon, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, P. de Leglise, Colliquet.

Briey. — Le jeudy, 12 mars 1609, sur la requeste présentée par la caution du moulin de Hameicourt, prévosté de Brié, tendante à deux fins, l'une recognoistre les réfections du bief dudit moulin et l'autre pour ce qu'il ne pouvoit tirer quittance du sieur de Clouange, par cy devant receveur dudit Bryé, de 181 quarte froment, qu'il luy avoit payé dès l'année 1603 pour l'année 1601, et le veut consumer en frais en justice , sur quoy a esté commis le sieur de Rosiers, conseiller de Saint-Mihiel, qui est proche des lieux, et les soub nommés Bournon, Maillet et Legrand.

Pierrefitte. — Le mesme jour sur l'advertissement donné par le sieur Malcervel, procureur pour S. A. en la terre de Pierrefitte, que le musnier du moulin du Prey Chanoy de Culey * s'estoit opposé à la contrainte qu'on faisoit sur luy pour le canon de sa ferme à cause de l'intérest qu'il recevoit par le meunier du moulin de la terre dudit Culey * qui avoit en la S^- Jean dernière fait ériger un foulan en son moulin et ne rendoit chause et lui en rendoit de celuy qui estoit audit Prey Chanoy 50 livres, a esté résould que ledit moulin ny le pilon n'estans bannaux, S. A. n'avoit les mains liées de faire ériger autres foulans et que le procureur devoit poursuivre le procès d'opposition, sauf audit fermier de poursuivre l'autre fermier dudit terme pour ses intérests. — Preudhomme, Daurillot, Xaubourel , Oriot, A. de Léglise, Mousin, moy, P. de Léglise.

Ce vendredy, 27 mars 1609, a esté receu le dénombrement

présenté par le sieur [François] d'Alaumont, gouverneur de [Damvillers], de la seigneurie qu'il a es cinq villes et au village de Mercy le Chasteau.

Grurie de Bar. — Le mesme jour ont esté entérinées les lettres patentes de S. A., octroyées à [Claude] Moulin, de Testât de chevaucheur des bois de la grurie de Bar, vacquant par la

mort de Bifaut à la finance de 350 fr. et mandement au

grand gruier, ou à son absence au gruier, de prendre le serment de luy, ce qui estoit jà fait.

Ledit jour, la requeste présentée à S. A. par les habitants de Damemarie, tendant à ce d'avoir comme du pacé deux fois l'an et un marché chacune sepmaine, exhibans un tiltre du roy

François, roy de France, du mil cinq cens quarante et

leur permettant d'avoir deux foires l'année, laquelle requeste a esté mise es mains du sieur Mousin pour ouir les habitans de Morley, où il s'acheminoit de Stainville et lieux circomvoisins ou y a marché.

Pour la traite foraine. — Le sieur Preudhomme, procureur général, a adverty messieurs de ce qu'il avoit négotié à Saint- Dezier à l'assignation baillée à certains particuliers de Rancourt au bureau dudit lieu, pour avoir défraudé comme l'on disoit l'issue foraine y a environ six ans, lesquels adjournés compa. rans ont esté mis en arest et ordonné que ledit procureur fourniroit coppie des traités dont il se vantoit dedans le mois donné en jugement le 14 mars dit an.

Ordonnance pour les pensions. — Ce ^'^ avril 1609, sur la difficulté sur le compte du cellerier de Bar pour la quantité de grain accordé au sieur CoUiquet par feu S. A., a esté leue l'ordonnance de S. A. à présent régnant, du 7 aoust 1608, portant deffence de ne payer aucune pension soit en argent, grain, vin, bois, etc., et a esté remise ceste difficulté à l'après disnée pour en estre résould. — Preudhomme, Daurillot, Bournon, Maillet, * Bonnet, gruier; A. de Léglise*, Lescamousier, moy, Legrand , CoUiquet, présens.

Et ledit jour, après disner, après que l'on a veue le précé-

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doiiL (IccnîL ohlciiu [);ir Indil (U)lliqLU'L cl(; l'eu S. A. mis eu hi liacode ramun» lOOii, les trois miiids de froment ont esté .11101163 en d(>s|)('iir(^ ;iu ecllerii'r, à charge que ledit Collifjuet obtiendra de S. A. nouveau mandement de ladite quantité. — Preudliomme, Daurillot, Bournon, A. de Léglise, Lescamousier et moy, présens.

Depuis l'année IGOO, Nicolas Oriot, auditeur eu la cliauibre des comptes, a obtenu lettres de noblesse de S. A. environ l'année 1605, et sont de gueules, trois croùsans d'or (n. 55).

Les armes de Juliane Raulet, femme au s'" François Oriot, auditeur eu la chambre des comptes du duché de Bar, sont d'azur, charge' d'une coupe d'or bordée de gueules (n. 63).

Conflans-en-Jarnisy. — Ce mercredy, 22 avril 1609, les lettres

de receveur de Conflan ont esté leue par le s»" Il nous

mandoit que les officiers de Brié et de la Chaulcée ne vouloient contraindre les subjects de S. A. de leur juridiction à faire le charroy par courvées de la pierre de Malancourt pour bastir le moulin appartenant à Sad. A., le moulin neuf dudit Conflan, et ce, nonosbtant nostre mandement, et a esté résould que l'on en advertiroit S. A. pour en décerner mandement de sa part. Ce que S.A. depuis n'a trouvé raisonnable.

Grurie de Bar. — Le mesme jour ont esté entérinées les lettres de Didier Caulmont, de Testât de chevaucheur des bois de la grurie de Bar, en datte du 22 janvier 1609, obtenues de S. A., moiennant la démission * faicte dudit estât* par Florentin Chaumont, son père, en payant le quart denier de la finance faicte par son père, qui monte à 125 de 500 fr. et à charge que ledit Florentin survivra 21 jours après, lequel décéda à Pasques fleurie dernière. — Daurillot, Bournon, Xaubourel, Maillet, Oriot, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, CoUiquet, présens.

Norroy. — Le mesme jour ont esté leues les lettres du receveur de Norroy qui nous advertissoit que les religieux de Saint-Arnoul avoient eu permission de S. A. de vendre quantité de chesne en leurs bois, grurie dudit Norroy. Il demandoit s'il leur feroit payer le tiers denier. Comme l'on tient une

maxime que ceux de Brié et autres lieux circumvoisins aiant bois qui ne sont hauts justiciers doivent le tier denier, encore qu'ils n'en aient par cy devant payés en aiant vendu , a esté résould , que l'on manderoit à l'officier de les y contraindre et de saisir le bois, s'ils n'ont titre. — Preudhomme, Daurillot, Maillet, A. de Léglise, Mousin et moy, présens.

Lachaussée. — Ce mesme jour du matin ont esté leues les requestes du prévost de Lachaulcée qui demandoit à S. A. les dismes de , qui montent à 2^ muids moitanges et faisoit entendre par sa requeste ne monter qu'à 10 muids, a esté résould que l'on ne devoit donner advis à Sad. A. de luy laisser pour la conséquence.

Gruyer de Bar. — Et autre (requeste) du gruier de Bar qui demandoit à S. A. d'estre deschargé de la rente de cinq muids d'avoine qu'il raporte en son compte pour l'ascensement fait aux habitans de Longchamp , de la quantité de 300 arpens de bois desquels il aie droit et les paye en son nom en son compe et demande d'en estre deschargé en payant à Sad. A. mil frans qui s'emploiront au rachapt d'autre rente en argent; mais l'on n'en a esté d'advis et ne devons consentir l'aliénation du domaine de S. A., ledit Preudhomme estant présens.

Gruyer de Bar, pour le prieur de Notre-Dame. — Ce jeudy, !236 avril 1609, sur la dificulté survenue au compte du gruyer de Bar, qui aportoit une quittance de 300 frans du prieur de Nostre-Dame qu'il avoit jà exhibé au compte précédent, ladite quittance du 23 janvier 1608, pour le terme de Noël précédent, 1607, et lors delà reddition du compte dudit gruier de l'an 1607 avoit esté résould qu'il paieroitlesdits 300 frans à Pasques suivant, 1608, et tireroit quittance dudit prieur, ce qu'il n'a fait toutesfois, a esté ladite quittance reseue pour l'année 1608, et raportée au compte de ladite année, encore quelle fut pour Noël 1607, où il y a contradiction, et ne devoit ledit prieur avoir ladite somme en ladite année 1607, d'autant qu'au mesme compte ils ont eu du bois et de l'argent, en quoy le gruier n'a fait son" devoir.

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Vdurouli'ur.'^. — Et dimiincho, "iîH avril lHOÎ),onL nslij loiios les lettres de S. A. du "i^i dit inuis, qui nous envoioit certaine

requeste présentée par Jiarrois de Vaucuuleur, soy disant

greffier général des insinuations spirituelles et ecclésiastiques de l'officialité de Vaucouleur, avec certaine commission par luy obtenue de la court de parlement, mandant aux baillis de Chaumont, Vitry et Sens, de faire publier les lettres par luy obtenues et de l'en faire jouir. Sad. A. à nous ordonne de luy faire raport de nostre advis, et que nous aions à envoyer au sieur Chanvalon les lettres qu'il luy escrit avec copie tant de ladite commission que desdites requestes présentées par ledit Barrois à Sad. A.; par l'une il prie S. A. de vouloir ordonner aux officiers de Bar, et officiai dudit lieu de le laisser jouir dudit estât de greffier des insinuations, et ladite requeste nous estant renvoyée, il prie par autre requeste Sad. A. luy vouloir accorder quelque somme de deniers pour les frais qu'il avoit jà fait et qu'il convenoit faire pour avoir le raport dudit renvoy. A esté résould qu'oultre les lettres de S. A., on escriroit audit sieur de Chanvallon de la part de la chambre pour l'instruire plus particulièrement du fait, et qu'il falloit obtenir du Roy deffence à. la court de cognoistre de ce fait, attendu l'importance de cette affaire qui donneroit subject au Roy de s'attribuer la collation des bénéfices de ce bailliage. — Preudhomme, Daurillot, Drouin, Bournon, Xaubourel, Maillet, A. de Léglise, Lescamousier, moy, B. Preudhomme, présens.

Etat de président. — Ce mardy, 12 may 1609, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. dattées du 9 mars dernier dit an, accordées au sieur Nicolas de Gleisenoue, s"^ de Marainville, de Testât de président du conseil et des comptes du duché de Bar, lequel a fait une belle harangue après sa réception , et a fait festin à messieurs de ladite chambre et officiers de ce lieu où l'huissier de la chambre estoit.

Etat d'auditeur. — Et peu après, le sieur Didelot, receveur du domaine de ce lieu, a présenté autres lettres patentes de Sad. A., dattées du 25 avril dit an, contresignées M. Bonnet, et au dos d'icelles, la quittance du trésorier de la somme de 300 fr.,

pour le quart dénier de la finance de Testât de conseiller et auditeur en la chambre des comptes de Bar, fait par Jacque Bonnet, gruyer dud. Bar, beau père dud. Didelot, qui s'en estoit desmis entre les mains de sond. par lesd. lettres au commencement d'icelles S. A. luy accorde ledit estât pour en jouir comme sondit beau père, et néantmoins réserve sur la fin les profits et émoluments dudit estât audit Jacque Bonnet , et après sa mort retourneront aud. Didelot, si bien qu'il semble n'avoir que l'entrée, à quoy messieurs tenoient difficulté, toutesfois a esté résould que l'on les entérineroit selon leur forme et teneur, et le serment a esté pris dud. Didelot par led. sieur de Marainville.

Noblesse : Pierre et Jean tes Mousins. — Et incontinent après ont esté leues et entérinées les lettres de noblesse obtenues par Pierre Mousin, auditeur en ladite chambre, et Jean Mousin, médecin de Sad. A., frères, dattées du 8 novembre 1608, avec le décret portant quittance de la finance et dérogatoire aux ordonnances, tant pour la taxe des lettres de noblesse que de celle portant deffence de ne passer aucune quittance des deniers casuels, auquel décret messieurs ont trouvé fort étrange l'interprétation faite par le secrétaire Girmont, ladite ordonnance des deniers casuels ne s'extendre aux domestiques de S.A. a esté receu à cest égard seulement. — Marainville, président; Preudhomme, Daurillot, J. de Léglise, Drouin, Bournon, Maillet, Bonnet, gruier; Oriot, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, B. Preudhomme, Legrand , CoUiquet , Didelot, présens. — Lesd. armes sont un escu en fon d'argent, une barre d'azur ou y a trois roues d'or, clouées de gueule, le heaume d'argent, et sur le hault une roue partie de heaume de gueule et l'autre d'argent parsemée d'argent dont s'ensuit le pourtraict (n. o4) .

Et le jeudy 14 dit mois et an, lesd. lettres ont esté leues et entérinées au bailliage de Bar, leues par le greffier Poupart, J. de Léglise, lieutenant général, du consentement du procureur général et de l'advocat de S. A.

Noblesse : Dominique Charlet des Bernards. — Ledit jour de

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jeudy, 1 i iiiay, ont esL(' loues et entérinées en nustro clianihi-o les lettres de noblesse octroiées par S. A. àDoniinicque Chariot des Bornards, auditeur des comptes de Lorraine, dattéos du 7 aoust l(iO<S, avec le diicrot diid. mois et an, portant quittance do la linancc du quart denier et dérogatoire, pour jouir par luy, ses héritiers, nés et à naistre, du tiltre de noblesse dont jouissoit sa bisaieule ou grande grand mère qui estoit de la maison des Bernards, et tous ceux de lad. lignée et maison ont consenty que led. Charlet porte les mesmes nom et armes qu'eux, après qu'il a fait aparoistre estre sorty de lad. ligne des Bernards du costé de sa grande grand mère. Lesd. armes sont un escu de gueule, barré de deux paies, en l'une desquelles y a deux chevrons d'or, et en l'autre un homme sauvage d'or tenant en sa main droite une massue d'or et en l'autre une merle de sable , et la moitié d'un homme sauvage d'or issant du heaume , le panache fait de gueule et d'or. La merle est de sinople (n. 17). Lesd. lettres sont auparavant l'ordonnance pour les deniers casuels. — Marainville, président^, Preudhomme, Daurillot, Oriot, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy et Didelot, présens.

Saint-Mihiel. — Ce vendredy, lo*' may 1609, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. dattées du 11 avril dit an, à [François] de Rosières, de Testât de prévost, gruier et receveur de Saint-Mihiel, ensuite de la démission faicte par son père dudit estai entre les mains de sond. fils, et par lesd. lettres est réservé à Albéric de Rosier, sond. père, l'exercice de ses estats et profits en provenant. Il a preste le serment d'exercer led. estât après le décès de sond. père et a esté mis en possession dud. estât. La quittance du quart denier de 500 fr. est au dos desd. lettres, sond. père ayant financé 2000 fr. led. estât. — Marainville, présid.; Preudhomme, Daurillot, Drouin, Daudenet, Oriot, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, Legrand et Didelot.

Briey. — Item a esté jugé le procès meu en nostre chambre suivant le pouvoir de S. A., qui nous attribuoit la jurisdiction d'entre le musnier de Hamecourt et sa caution contre le s"" de Clouange , jadis receveur de Bryé, pour le différend qu'ils avoient de la quantité de 181 quarte blé que ledit musnier

avoit paie audit s*" de Clouange et n'en ponvoit tirer quittance de luy, ains le vouloir contraindre au paiement de lad. quantité et estoit pour le paiement dud. moulin de l'année 1601, a esté jugé que led. musnier, demandeur, devoit obtenir ses fins avec dépens ensà de l'incident formé par ledit de Clouange, du terme de l'année 1608, qu'il prétendoit led. musnier estre redevable, mais d'autant que led. musnier avoit offert par les escritures dud. procès quatre quartes, 3 bichets, il est condamné luy paier ladite quantité, et seront signées les enquestes faites par le s'^ de Rosier, commissaire en ceste partie, messieurs n'ont trouvé bon la subdélégation qu'il avoit fait de son greffier es grands jours de Saint-Mihiel pour ouyr certains sur certains faits dud. procès qui n'estoient de grande conséquence Les susnommés et le s^" Maillet et Colliquet.

Loîippy-ie-Château. — Led. jour a esté renvoyé M sergent

et jardinier de Louppy le Chastel assigné à ced. jour sur la requeste présentée à S. A. par le lieutenant dud. Louppy, tendante à ce qu'il plut à Sad. A. accorder à son fils Testât de notaire et de greffier en la gruriedud. Louppy, disant que led. jardinier estoit sergent et greffier et jardinier, et que cestoient estais incompatibles, ce qui n'a esté trouvé et jugé que led... sergent devoit demeurer en ses offices, veues les lettres de provision de S. A. qu'il en avoit. Il avoit offert par une requeste qu'il avait présenté à Mess, depuis led. renvoy 200 fr. pour la finance de Testât de jardinier et de remettre la bresche qui estoit en la muraille des focés en bon estât , ce qui n'a pas esté trouvé raisonnable, veu lesd. provisions, et que quand bien led. estât seroit vacquant, il seroit plus expédient de le laisser au s"" Receveur qui n'a aucun jardinage et, par ce moien, les gaiges de 40 fr. que ledit jardinier a, seroit esteinte , les gaiges estoient auparavant de 60 fr., mais ils ont esté réduits.

Gondrecourt. — Led. jour de 15 may, le s"" Goudot, à Gondrecourt, nous a aporté lettres de S. A. qui nous mandoit de chercher quelqu'enseignement en nostre chambre du village de

Pargne , pour la rue du fief, laquelle estoit de la juridiction

de Gondrecourt et, toutesfois, estoit fief du Roy à cause du

DE GAHRIKL LE MAKLORA.T. 31

cbasteau de Vaucoulours, et mons. do Vaiidéniond en a repris du Roy. L'on ne luy a voulu donner le CarUilaire de Gondrecourt, d'autant qu'il faisoit contre nous et qu'il ne faisfut preuve, n'estant si^^né encor qu'il en fist instance de s'en charger.

Receveur du domaine. — Led. jour, après disner, sur le compte du recepveur Didelot, a esté résould par Preudhomme, Dauriliot, Drouin , Daudenet, Bournon, Xaubourel , A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, qu'il devoit estre chargé de la somme à luy mise en surcéanceen son compte de l'année 1607, de la mairie de Longeville, de ce qui estoit liquidé et luy mettre en surséance les 8 fr. 7 g. ou environ, que le maieur disoit n'avoir receu , et ce, à cause du peu de devoir que led. receveur avoit fait de satisfaire à la notte dud. compte de contraindre au paiement led. maieur, mais led. s'' de Marainville, président, et Bonnet, prévost, ont esté d'advis de l'en charger, mais qu'il lui falloit mettre en surcéance au compte du receveur général que ledit président a ordonné contre nostre advis.

Vaucouleurs, pour la traite foraine. — Le samedy, 23 may et an 609, après disner, ont esté leues les lettres de S. A. du 20 dit mois et an , par lesquelles il nous advertissoit d'une reprise faite par les officiers buralistes de Vaulcouleur, sur 2 marchands de Vezelise , comté de Vaudémont, repris par une garde dud. Vaulcouleur, nommé Leroy, ayant sur eux 300 livres d'argent ou environ, qu'ils portoient à la foire de Gondrecourt, pour y achepter marchandises, et s'ils ne les eussent trouvé à employer estoient en volonté d'aller jusqu'à Liny pour les y emploier, comme ils ont déclaré estant interrogés ; néantmoins led. argent a esté déclaré acquis et confisqué au Roy par sentence rendue au bureau dud. Vaucouleur, le i^ du présent mois de may dit an 1609, dont lesd. 2 marchans se seroient portés pour appelans le 15 dit mois et an. Il y a lettres des officiers dud. Vaucouleur adressantes à Sad. A. qui luy mandent qu'ayant rendu jugement, ils ont les mains liées et s'excusent honestement, luy exposent une chose faulse en ce qu'ils

client lesd. marchans avoir esté saisis d'une somme de quars d'escus et testons au coin du Roy, et 25 fr., scavoir, 8 fr. au coin de S. A. et le reste en billon, et néantmoins apert par la poursuite que c'estoient richedales et autres espèces aiant court, la reprinse a esté faite au village de Taillancourt, village de France, le 2 dit mois et an, en déclarant lad. somme confisquée au Roy, ils en réservent une somme de quelque 25 fr. ou environ ausd. marchans pour leurs despens pour eux retourner en leurs maisons. Nous avons esté d'advis que cela n'estoit compris à l'ordonnance qui défend le port des deniers de France, led. argent ne provenant de France; toutesfois, l'on dit y avoir patentes des Roys de France , qui permet le transport de l'argent de Lorraine en Barrois, et cetera, et sera mandé en Lorraine pour en faire la recherche. — Preudhomme , Daurillot, Drouin, Bournon, Oriot, Mousin, Lescamousier et moy, présens.

Stenay et Dun. — Le mardy, 26 dit mois, ont esté leues les lettres de S. A. du 12 avril dit an 609, par lesquelles il nous mandoit de passer lettres d'eschange avec le provincial des Pères Minimes de Lorraine et Champaigne du couvent de Nostre-Dame de Lorrette de Nancy, au nom du couvent qui se doit faire en la ville de Sathenay dud. ordre. Ils ont donné à Sad. A. ce qu'ils avoient au tonlieu de Dun , le moulin et battant qu'ils y ont et au passage du bateau, le tout provenant du prioré Saint-Gilles dud. Dun, et en contreschange Sad. A. leur assigne , sur la recepte dud. Sathenay, douze redz de blé, mesure ancienne dud. Sathenay et 4 redz qu'elle leur donne en ausmosnes par chacun an pour dire un service de 3 haultes messes en leur église la vie durante de Sad. A., au 8 novembre, jour de sa nativité , et après sa mort au jour de son décès , le tout revenant à 16 redz de mesure, qui font mesure de Bar 12 nuiids..., ledit eschange par nous passé cedit jour par devant J. Aubertin et N. Harvelin, notaires, au tabellionage de Bar, que j'ay signé au registre dudit Aubertin (Vide suprà, p. 1 9).

PaiHs : abbé de Monstier-en-Argonne. — Le mesme jour, mons^ Drouin, lieutenant particulier, nous a adverty d'une

DE GAHRIKL LE MARLORAT. 33

iissiyiuiLion lailo à rri-Laiiis do Soiiiiiicillcs \y,iv l'abbù do Montior aux requesles du palais et doit la communauté dud. Sei- ,L;iit'iiIles demain venir parler à mesd. S.

lîar, pour le tonlieu. — Ledit jour a esté leue par mons. Daurillot la responce que l'on faisoit à S. A. sur la requeste

|)résentée à Sad. A. par Varguillier, fermier du tonlieu et

vente de ce lieu qui vouloit contraindre les regratiers de ce lieu d'acquitter le droit de vente, les habitans ont esté ouys, qui ont déclaré ny avoir intérests et ne vouloir empescher que Sad. A. donne telle interprétation à l'ordonnance qu'elle voudra, qui les doit déclarer chargés d'acquitter led. droit, autrement ils seroient plus privilégiés que les ecclésiastiques et nobles qui , vendans et acheptans, le doivent si c'est pour transiger.

Paris, pour IS eu f ville-sur-Orne. — Et si ont esté leues les lettres que nous escrivons au sieur Guarlin, pour le procès de xNeufville, sur l'acte de notoriété obtenu en ce bailliage pour

les sinonimes d'hommes de corps et subjects — Daurillot,

Drouin, Xaubourel, Maillet, Oriot, Mousin, Lescamousier, moy et aux deux arbitres derniers, Legrand, présens.

Duji. — Ce mercredy, 27^ niay, a esté leu le raport des officiers de Dun pour ériger un neuf pressoir au village de Sacey, au lieu de celuy de Rivière qui est proche du port de Ponton, proche dud. Dun. Les ouvrages se trouvent monster à 1360 et environ de frans et pourroit monter à davantage et n'est led. raport asses cler. On leur rescrira pour sçavoir si le fermier dud. pressoir de Rivière n'est attenu des réfections dud. pressoir, et s'il l'est de le contraindre à y satisfaire; que s'il ne l'est de voir un meilleur pris pour bastir led. prétendu nouveau pressoir et les courvées et charois que l'on pourra tirer pour nous en advertir.

Morley. — Le mesme jour ont esté leues les lettres et décret obtenus par le sieur de Gouvonge pour les quatre arpens pour l'affouage de sa maison estant en demeurance au chasteau de Morley, sur la deffence que nous avions fait au gruier dud. lieu de ne luy en déUvrer lorsqu'il ne résideroit aud. Morley.

Documents. — I. 3

3i JOURNAL

Sad. A. luy accorde encore qu'il n'y fasse sa résidence sa vie durant, tant seulement et sans tirer en conséquence à ses successeurs qui n'auront led. affouage ne résidans aud. chasteau, led. décret datte du 5*^ jour de 1609, signé Henry, pour secrétaire Bonnet.

Paris, pour Sommeilles. — Ledit jour ont esté ouys les habitans de Sommeille qui ont aporté l'exploit du sergent royal où est dénommé le jour de l'assignation aux requestes et viendront vendredy prochain avec meilleure résolution de leur communauté. — Daurillot, Xaubourel, Mousin, Lescamousier, moy, Legrand, CoUiquet , présens.

Dénombrement : Bar. — Le vendredy, 29 dit mois, a esté vérifié le dénombrement présenté par Claude de Bussy, barron

de , seigneur de Seppy, et Antoinette de Pinteville, sa

femme, pour ce qu'il tient de S. A. Sompmelonne, Monplonne, Belrains et Ville, Raincourt et Noyers sont arriers-fiefs dud. Somlonne. Il a le droit de retenue de ses subjects, et néantmoins S. A. n'a led. droit si ses subjects vont en demeurance aud. Somelonne; mais s'ils retournent en la seigneurie de S. A., ils luy appartiennent, et si ses subjects vont en demeurance aux lieux qui sont colombiers, ils sont où ils demeurent, et à cest égard a esté le dénombrement blasmé (Vide infrà, p. 3(5).

Paris , pour Sommeilles. — Puis a esté leue la lettre que l'on escrit au s"" de Briaucourt, pour intervenir avec les deux particuliers de Sommeilles adjournés aux requestes à requeste du s»" abbé de Montier, et illec avec eux demander leur renvoy par devant leurd. de Bar, suivant les concordats de S. A. — Preudhomme, Daurillot, Drouin. Xaubourel, Maillet, Griot, Mousin, moy, B. Preudhomme, Legrand, CoUiquet et Didelot, présens.

La Mothe. — Le vendredy, 8 juin, a esté leu le raport fait à S. A. par le s"" sénéchal de La Mothe, sur la requeste présentée à Sad. A. par les habitans de Liffol le Grand, et à ce qu'il luy pleut ordonner aud. s'' sénéchal de réfectionner leur haie ou bien leur accorder le droit de vente et halage dud. Liffol, et ils oifroient défaire les réfections nécessaires. Ils avoient fait cons-

DE GAHRIEL LK MARLOKAT. 3")

truiro hi(lil(! lialc, y ;i quoique 50 ans, à leurs fi-iiis, et depuis auroieut eu perniissioii tle feu S. A. d'y tenir foires et marcluis sans redevances. Toutesfois, le s' Hohert, séneschal dud La Mothe, les contraignit de payer le droit de vente qui a esté admodié, avec le jeu de guilles, à 8 frans, et autresfois à 6 frans, et n'est rien laissé pour ceste année, comme il a fait entendre. Mess^*. ont esté d'advis de leur céder led. droit de tonlieu, à charge de faire lesd. réfections et de paier par chascun an, par forme de recognoissance dud. droit à lad. recepte, 1 fr. — Daurillot, Drouin, Griot, Lescamousier, moyetB.Preudhomme, présens.

Traite foraine. — Lequel sieur Preudhommeaadverty Mess, d'un attentat qu'avoit fait le prévost du bureau de Saint-Dizier, s'estant transporté au village de Rancourt pour receler certains tesmoins dud. lieu; ouys contre les particuliers dud. Rancourt arrestés au bureau dud. lieu, comme a esté dit cy-devant, l'on a donné advis aud. procureur de mander à son substitut que si led. juge y retourne pour receler lesd. tesmoins qui n'ont comparu, qu'il arrête le cheval dud. juge, led. lieu n'estant à sa jurisdiction. — Les susnommés, présens.

Louppy-le-Château. — Ce vendredy, 12 juin 1609, ont esté leues les lettres patentes de S. A., par lesquelles il donne au s"" de Vapecour (Nicolas de Nettancourt, lesd. lettre du 3^ avril 1609), la garenne de Louppy avec les profits et émoluments d'icelle, pour en jouyr sa vie durant, seulement à charge de la bien entretenir pour estre rendue en bon estât après son décès, et dont il donnera lettres reversâtes en nostre chambre.

Paris. — Ledit jour ont esté leues les lettres du s"" Guarlin, qui se plaint de ce que mons. de Briaucourt ne veult attester ses parties. L'on escrira au sieur de Chanvallon de les attester, et par mesme nous advertit que Ton ne se peut aider de l'acte de notoriété obtenu par le procureur de S. A., du lieutenant général de ce bailliage, d'autant que la court ces jours passés a jugé en semblable cas, et s'en réserve la cognoissance. Ledit act est contre le s"" Desarmoises, pour monstrer que homme de

corps et subject sont sinonimes. Il faudra obtenir commission de la court pour en faire une autre. — Daurillot, Drouin, Maillet, Oriot, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier et moy, présens.

Dénombrement. — Ce lundi, 15 juin, a esté vérifié le dénombrement présenté par Claude de Bussy, cy devant mentionné, de la seigneurie de Sommelonne, et a esté trouvé la maison estre de fief et les résidens en icelle frans, et a esté led. dénombrement vérifié comme est dit cy devant, sauf pour le droit de disme pour les nouveaulx essarts. — Preudhomme, Daurillot, Xaubourel, Maillet* Mousin, moy (27 gr. 2 bl. pour moy). B. Preudhomme (Vide suprà, p. 84).

Paris. — Le mardy, 16 dit mois, le s^ procureur général de ce lieu a présenté une sentence des requestesdu palais entre... demandeurs, contre Jean Vincent, maistre aux requestes du Roy, comme héritier de feu Jean Vincent, président de Barrois, par laquelle est permis aux demandeurs de faire appeller à domicile les veuve et héritiers dudit feu Jean Vincent , et aud. J . Vincent , defîendeurs , de sommer ses garands , laquelle sentence un sergent royal demandoit avec un pareatis de mettre à exécution. Il y a eu diversité d'opinion qui ont esté envoiées séparément à S. A. Le s"" Preudhomme, de Leglise, lieutenant; A. de Leglise et moy avons esté d'advis qu'il ne falloit accorder le pareatis ains luy desnier. Les s" Daurillot, Xaubourel, Oriot, Mousin, Lescamousier, B. Preudhomme, qu'il luy falloit accorder aux protestations de se pourvoir, parce qu'un sergent ne prend cognoissance de cause.

Traite foraine. — Oultre ce leditprocureur a présenté une autre sentence rendue au bureau de Saint-Dizier, par contumace

contre les Lamberts, frères, demeurant à Bar, pour avoir

defraudé le droit du Roy, dès il y a plus d'un an et demy, faisant sortir les bœufs et autres bestail de France, sans acquitter le droit, a esté résould de reîusev pareatis au sergent, et qu'il falloit appeller de la sentence, parce que les subjects de S. A. ne peuvent estre tirés par devant autres juges que leurs

DE (lAHIllKI. I.l'; MARLOIIAT. 'M

domiciliaires, si ce n'esL /// /hu/nditl (sic) delicto. — Les susnommés présens.

Noblesi^c : Callcl. — Lo vendredy, W^ juin UIO!), nul esté entérinées les lettres de noI)losso obtenues par George Gallet, apoticaire de ce lieu de Bar, ï)our luy et sa postérité nés et à naistro qui sorit cy après dospeiiitos, scavoir : de gueule, à une mer d'argent umbragée de cinople, surmontée d'une galère représentée au naturel, rames et voiles enrichies d'or, les tanières d'argent sur la partie senestre ; du chef de l'escu il y a une estoile timbrée d'un ancre d'argent environné de deux cornes d'abondance : le tout porté d'un armet mort avec ses lambrequins avec les métaux et couleurs de l'escu {n. 32).

Lesdites lettres dattées du 1" juin 1609, et portent sans finance et y a un décret portant dérogatoire aux ordonnances , tant de l'apréciation du tiers du bien que des deniers casuels , et par iceluy apert la noblesse luy avoir esté accordé à charge de paier au trésorier général 3500 frans, en datte du 14 dit mois et an; la quittance de ladite somme, receue par le s^ Polenois, est au dos d'iceluy, décret du 16" dit mois et an , et le 15 dit mois il a payé 95 fr. pour l'église primatiale, comme apert par quittance du s"" Falquestin.

Clermont. — Plus a esté leue la requeste présentée à S. A. par la dame de Vienne le Chastel, duché de Bar en Clermont, pour le procès qu'elle a en la cour contre autres villages de France, qui prétendent que le bois le Conte est de la France, demandant extrait des comptes de Clermont pour les redevances que ceux dud. Vienne le Chastel et Saint-Thomas, village de Barrois, et Vienne la ville, village de France, paient à S. A. tant pour le bois, herbage dudit bois que pour le ponton, ce qui a esté trouvé ne nuire à Sad. A.

Morley : la forge. — Plus a esté leue la forme que l'on tiendroit à publier la forge de Morley, et à l'outrée le sieur Daurillot et Mousin se trouveront sur les lieux après les publications faites, encor qu'il ait esté par cy devant résould que l'outrée s'en feroit à la chambre.

Chirurgien ; huissier de la chambre. — Et le procureur général a exhibé la requeste qui luy avoit esté mise es mains à

nous renvoiée, présentée à S. A. par Valfleury, cirurgien,

afin d'estre conformément aux ordonnans roiaux , appelle à toutes blessures avec un autre cirurgien que les parties voudroient nommer et autres choses portées à sa requeste, le sieur procureur s'est excusé sur le prévost qui n'avoit fait son raport, qu'ils feront ou ensemblement ou séparément sur ladite requeste, et si l'huissier a supplié messieurs de. permettre à Bertrand, son fils, de voiager quelque six ou sept mois pour se façonner davantage la charge d'huissier en la place de sond. père, ce qu'ils luy ont accordé d'autant qu'il a l'exercice sa vie durant. Le tout es présences de Preudhomme, Daurillot, Xaubourel, Oriot, A. de Léglise , Mousin, moy, B. Preudhomme, Legrand, Colliquet.

Dun; Brieulles- sur-Meuse ; ledit village est du siège de Sainte- Ménehould. — Ce lundy, S^'' juin, ont esté leues les lettres des officiers de Dun , qui nous donnoient advertissement de ce que les officiers et trésorier général de Champagne avoient fait publier la moitié du village de Brieule, ladite moitié apartenant au Roy et nous ont envoies ladite publication , néanmoins vouloient faire l'outrée de la totalité. Les fermiers de S. A. s'estant trouvé à Châlon au jour de l'outrée ou pour l'empescher ou pour prendre le tout, l'outrée a été différée à cause d'autres comparsonniers, a esté résould que si l'on comprenoit la part de S. A. après l'empeschement fait au cas qu'elle y fut comprise de se porter pour appellant.

Paris. — Plus a esté leue la lettre de S. A. du 19 du présent mois, qui veult que l'on permette au sergent royal de donner pareatis pour assigner les veuve et héritiers du feu sieur président Vincent, aux requestes pour les raisons déduites en ladite missive. Le feu sieur président avoit esleu domicil à Paris, où la rente estoit constituée. L'assignation se fera en la maison mortuaire. — Preudhomme, Drouin, Oriot, A. de Léglise, moy, et B. Preudhomme, faisant l'office de greffier, présens (Vide suprà , p. 36).

I)K GAHIUEL LE MAKLORAT. 39

Dun. — Ce penulliesmo juin, jour de Saint-Pierre, le sieur [)rocureur Preudliomme m'a communiqué un décret de S. A. ()l)tenu par ]o. fermier du tabelliona^M3 de Dun, qui luy attermoye <)00 fr. ou environ qu'il devoit pour ladite ferme pour la non jouissance, comme il est porté audit placet et décret, et ne lui quitte rien que prorogation de paiement entériné, et m'a dit qu'il mecotteroit aud. entérinement avec autres auxquels il en avoit communiqué.

NojToy-le-Sec. — Le dernier dit mois et an 1609 ont esté entérinées les lettres de S. A. obtenues par Jacques le Soyeur, par cy devant secrétaire de madame la Duchesse, de Testât de prévost, gruyer et receveur de Norroy le Sec, vacquant par mort de Jean de Saux, et ce moiennant qu'il a renoncé audit estât de secrétaire et à la finance de 1500 fr., desquels y a ■quittance au dos desdiles lettres du sieur Pulenoy du 25 juin 1609, et le serment a esté pris duditle Soyeur par J. de Léglise, lieutenant général de ce lieu, comme plus ancien; lesdites lettres dattées du 27 may dit an 1609, pour secrétaire, M. Bonnet, taxe pour messieurs 6 escus.

Vitry. — Rancourt. — A esté aussy résould que l'on appelleroit de la sentence rendue contre les particuliers de Rancourt, les habitans dud. lieu et S. A. intervenans au siège de Vitry, d'une part, et le s"" de Nettancourt et les habitans de Braulx, d'autre part, lesquels particuliers de Rancourt et intervenant sont condamnés es despens, et s'agit des limites du royaume. Le pétitoire n'est vuidé par lad. sentence, ains la maintenue. — Le sieur J. de Léglise, lieutenant général; Drouin, Maillet, Oriot, A. de Léghse, Mousin, Lescamousier, moy, B. Preud'homme et Legrand, présens.

Pont-à-Mousson. — Ce vendredy, 3^ juillet, a esté leue le raport des officiers du Pont, receveur dudit lieu et contrôleur pour les deux moulins que l'on prétend bastir au village de Beleau, prévosté dudit Pont. 11 faudroit environ 2200 fr., et ils rapporteroient environ 260 fr. Il fault scavoir si S. A. a quelques moulins voisins qui doive ravaler de pris par lad. création.

Paris. — Plus a esté résould sur la lettre du sieur Guarlin, qu'il communiqueroit le procès deNeufville au conseil de Paris, et que le procureur général luy envoiroit instruction et luy escriroit de la part de la chambre comme greffier.

Gruyer de Bar. — Et si a esté résould en sortant que les fonteniers de ce lieu auroient un chesne pour faire lattes à attacher l'ardoise, et que ledit procureur en dresseroit mandement au sieur Gruyer de leur en délivrer un à charge d'apporter certificats du receveur du domaine et comte de l'ampouille dudit chesne. — Drouin, Maillet, A. de Léglise, Mousin, moy, B. Preudhomme, Legrand, Colliquet et Didelot, présens.

Noblesse. — Le samedy, 4 dit mois et an, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. de noblesse accordées à Jean Bageron, dit Mageron, capitaine enseigne de Brye, dattées du !29 juin 1609, registre M. Bonnet, avec le décret dérogatoire à l'ordonnance de la taxe du lier du bien , le réduisant à la somme de mils frans, ledit décret du 2« juillet dernier, quittance au dos desdites lettres du sieur Pulenoy desdits mils frans, dattées duditjour, 2'' du présent mois. La description des armes s'ensuit : l'escu d'asur aiant aux deux costés deux moulettes d'or y au giron d'argent, un peliquant d'argent sur l'armet mort (n. 6).

Morley. — Ledit jour, le sieur Daurillot a dit que les marchands de la forge de Morley vouloient avoir le gros bois branlant pour la réfection de ladite forge pendant le bail qui en sera fait après l'outrée, et ce contre la publication qui en a esté faite, ce qui n'a été trouvé raisonnable pour les abus que l'on y commeteroit. Ledit sieur Daurillot, Drouin , Xaubourel , Maillet, Oriot, A. de Léglise, Mousin et moy, présens.

Foug . — Ce lundy, 6 juillet 1609, a esté leu la requeste présentée à S. A., le renvoy sur icelle et le raport des officiers de Foug pour les habitans de Saint-Germain , qui se plaignent que le procureur dud. Foug les moleste, aians esté repris par un forestier de la grurie dud. lieu , veu que lesdits habitans ont droit d'usaige par tous leurs bois communaux, en ont vendus quand la nécessité les y a contrains, et les deniers emploies au

DK (JAKKIEI. LK MARLOKAT. 41

profil (le leur roiiiimiiiaiilt' , y ont envoie en tous temps leur hesUiil, dont y a sentence rendue dès y a nn^ temps par un grnier dnd. Kong, qui les maintient en ceste possession, a esb'; trouvé bon que quand ils voudront vendre bois pour leur nécessité, il se prendra sur ce (jiii huir sera désigné de chascun an pour la couppe, et sans excéder ladite couppe, et qu'ils ne mèneront leur bestail aud. bois que lorsqu'ils seront en défence , si pour les chevaux de la rccreue de 4 ans et pour les bœufs de 7 à 8 ans. — Daurillot, Drouin, Xaubourel, M. Bonnet, prévost; A. de Léglise, Mousin, moy, B. Preudhomme, CoUiquet et Didelot.

Forfuyance. — Et si a esté leue la requeste présentée à Sad. A. par certains résidans à Pompière, duché de Lorraine, pour succéder au lieu de Bourmont. Il y en a l'un qui est gendre du défunct, qui n'a que fiancé et n'a espousé sa future estant encor résidante aud. Bourmont, pour celle là elle peut succéder et en vuider ses mains avant qu'espouser, et quant aux autres, il ne fault faire bresche à la coustume du Bassigny. S. A. nous a renvoyé coppie du raport que nous luy avions fait sur ladite requeste dès le mois d'octobre dernier.

Forfuyance. — Et si a esté leue la requeste présentée à Sad. A. par un marchant de Neufchastel, demandant permission d'acquester et succéder au vilage de Bosolle , bailliage du Bassigny, duché de Bar, puisqu'il a la permission des seigneurs haults justiciers dudit lieu qui ont ledit droit de furfuyance. Il n'a esté trouvé bon de leur accorder, puisque S. A. n'a led. droit; toutesfois, l'on a dit qu'encore que par le dénombrement, cela soit accordé ausd. seigneurs, cela s'entend s'ils alloient sous autre justice es pays de S. A., que s'ils ailloient hors desd. pays, que ledit droit apartiendroit à S. A. comme souverain, ce que je ne pense, cela n'estant exprimé au dénombrement. — Lesd. Daurillot, Drouin, M. Bonnet, Mousin, moy, Ph. de Léglise et Colliquet, présens.

1609. — Ce vendredy, 10 juillet, ont esté présentées par mons. Daurillot certaines lettres que le s"" Briaucourt escrivoit au s"" de Marainville, président de Barrois, et l'advertissoit

qu'il seroit bon de vendre promptemenL les biens de feu N. Portier, exécuté à mort à Chaumont, à cause que si l'on attendoit que le receveur des amendes du Roy qui doit bientost rendre son compte le face vendre pour l'amende adjugée, il y auroit crainte qu'un juge du Roy ne fut commis à la vente d'iceux, n'aiant le Roy accoustumé de former oppositioa par devant les juges de ses vasaulx, a esté résould que l'on feroit faire jour après autres les criées dudit bien, et qu'il falloit chercher marchand pour les achepter.

Bar : pour la veuve du feu sieur Président. — Plus a esté leue la requeste présentée à S. A. par la veuve du feu s'" Vincent, président, à ce d'estre paiée des gaiges et afouages de l'année 1609 entier, estant mort au mois de mars en lad. année, a esté résould qu'elle devoit avoir l'année entière de l'argent et pour l'afouage aussy et non au prorata du temps qu'il auroit servy. — Daurillot, Drouin, Xaubourel, A. de Léglise, Mousin, moy, Ph. de Léglise, B. Preudhomme, Legrand, GoUiquet, présens.

Clermont : procureur général dudit lieu, — Plus a esté leue la lettre du s"" Gervaise, procureur général de Clermont, touchant l'eschange prétendu à faire avec les vénérables [du chapitre de la] cathédrale de Verdun, de ce qu'ils ont de droit de souveraineté et haute justice au village de Neuvilly, qui est la moitié dud. village. Les habitans dud. lieu offrans à S. A. mils escus afin qu'Elle entende aud. escliange à paier à deux termes suivant la requeste par eux présentée qui est du stil dud. procureur général de Glermont, et le quart de la souveraineté et justice qu'ils ont au village d'Hipécourt, la moitié appartenant à S. A, et l'autre quart aux dames de S^-More dud. Verdun, contre le village et souveraineté et justice appartenante à Sad. A., seule au lieu de Blercourt, à quoy S. A. ne veult entendre, ains désireroit leur donner d'autres héritages ou bien leur assigner rentes pour l'achat de ce qu'ils ont auxd. villages de Neuvilly et Hipécourt. Led. procureur nous demandoit advis de ce qu'il respondroit à S. A. qui lui ordonnoit d'aller trouver lesd. vénérables, et voir avec eux comme venant

DE GAHKIKL LK MARLORAT. 4"]

de soi les moiens de trailer avec eux, ce que mesd. sieurs n'ont voulu faire, d'autant qu(3 led. procureur eust dressé son raport sur l'advis qu(* nous luy en eussions donné aultre que son adverlissonient estoit manqué.

Laclidussce. — Plus a esté lene le raport des officiers de la Chaulcée sur la requeste présentée à S. A. par les hahitans de Hannonville, appartenant en partie à S. A., l'autre à mons. de Vaudémont et l'autre au s' Rutan , à co d'estre quittes des redevances qu'ils paient à Sad. A. S. 54 fr. pour l'aide S^- Remy et 9 fr. pour autres redevances à cause de la gresle qui a gasté tout leur finage la vigile de la S^-Jean dernière passée, qui gasta toute leur grains et leurs vignes et ny a espérance de rien tirer desd. vignes de trois anées. Led. raport veu a esté résould de donner advis à S. A. do leur quitter lesd. redevances de 63 fr. pour deux années seulement, encor que ce soit bien peu.

Bar : pour les vénérables de Saint-Pierre. — Plus a esté ouy le diférent d'entre les vénérables de S^-Pierre à Bar et les officiers de Louppy le Chastel comparans le s"" doien Morison, Le Bègue et Chamon, et CoUiquet, receveur dud. Loupy pour les terrages de La Haicourt, qui ont esté par cy devant laissés par lesd. officiers, à cause que S. A. prend les cires, lesquels vénérables ont dit Sad. A. n'avoir rien auxd. terrages et qu'il devoit avoir seulement dix livres cires fixes et qu'ils avoient accoustumé de les laisser et en passer bail. Il faudra voire sur les comptes et que l'on en a raporté par cy devant, et leur titre veu ne leur apartient la totalité comme ils prétendoient. — Daurillot, Drouin, Oriot, A. de Léglise et les autres susnommés, présens.

Pont-à-Mousson. — Ce mercredy, 15 juillet, a esté leu le raport des officiers du Pont touchant l'érection des deux moulins des vilages de [Morey] et Beleau, prévosté dud. Pont, et a esté trouvé qu'il n'y avoit fond pour basLir lesdits moulins. Il n'y a moulin voisin qui appartienne à S. A. et qui puisse diminuer de pris par l'érection desdits 2 moulins, et n'y a que défault d'argent.

Souilly. — Plus a esté leue la requeste à nous présentée par le maistre d'escole de Tilly, cy devant demeurant à Ancemont, afin de lui permettre de tenir les héritages qu'il a aud. village d'Ancemont, nonobstant qu'il demeure aud. Tilly, terre de Verdun, en rendant 4 gros, ce qui a esté renvoyé aux officiers

de , pour sçavoir ce qu'il a aud. Ancemont, et lui permettre

pour quelques années, tant seulement en paiant lesd. quatre gros.

Chirurgien. — Plus a esté résould, sur la requeste présentée à S. A. par René Valfleury, cirurgien, à fin d'assister à toutes blessures, en faire raport en justice, que Sad. A. devoit establir un maistre cirurgien pour assister auxdites blessures , conformément aux ordonnances de France, ce que les maîtres dud. mestier en esliront un d'entre eux de 3 ans en 3 ans, pour vacquer aud. estât, et que led. Valfleury y sera pour les trois premières années. — Prend homme, Daurillot, Drouin, Xaubourel, Maillet, Oriot, A. de Léglise, Lescamousier, moy, Ph. de Léglise, Legrand, Colliquet et Didelot, présens.

Bar : le mutier. — Et à la sortie , un certain de ce lieu a présenté lettres patentes de S. A. à luy octroiées de Testât de mutier, mais a esté trouvé bon de diférer à vendredy, attendu que l'on estimoit y en avoir un autre cy-devant pourveu.

Morley. — Le vendredy, 17 juillet, le s'* Daurillot nous a adverty que Laurent, jadis prévost de Morley, et un nommé Gaillotez, vouloient obtenir de S. A. la forge dud. Morley, suivant l'advertissement que l'on luy en a donné, et au s"" Mousin, qui estiment que lad. forge montera à 4500 fr. par an , et n'estoit qu'à 1800 fr. Elle est mise à pris à 3000 fr., de quoy sera advertie S. A., afin de n'estre surprise en tel bail subrepticement obtenu, par messager expresse et promptement. — Preudhomme, Daurillot, Maillet, A. de Léglise, Mousin et moy, présens.

Bar : le mutier. — Ledit jour, après disner, ont esté entérinées les lettres de S. A. octroiées à Jean Matagot, de Testât et office de mutier des caves de S. A., dattées du 22 juin dernier,

i)K gaiuv1i:l le marlou.vt. 45

oL Itî siU'intMjl [)ris diiii. MiiLaguL en Lel cas i'0(jiiis. — Vnm- (Ihoiiimo, Daurillol, Drouin, A. do Léglise, Moiisiu, Lescainousier, moy et Ph. de Léglise.

(Ui'rmoHl. — Ce vendredy, 2i dit mois, ont esté oiilérinées les lettres patentes de S. A., de Testât et oflice de receveur de Clermoiit, accordées à [Nicolas de Villemorin] , fils de [Jean do Villemorin], receveur dud. Clermont, pour la survivance dud. estât ou au cas que sond. père s'en démette volontairement entre ses mains, et ont esté entérinées selon leur forme et teneur, sans faire mention de Testai de prévost dud. Clermont, lequel doit estre réuny avec celuy de receveur venant à vacquer, comme il est porté par les provisions que led. prévost en a et sur le compte dud. Clermont de la recepte de Tan 1589 ou 99, je ne scay lequel. Le serment a esté pris par Preudhomme.

Saint-MUiiel. — Esnes. — Ce vendredy, dernier juillet, ont esté entérinées les lettres de S. A. accordées au s"" de Pouilly, baron d'Esne, pour ériger un marché par chacun vendredy aud. village d'Esne, avec les droits de halage et droit de vente, à charge d'en donner ses adveus et dénombrement, laquelle concession a esté contre nostre advis , et le raport que nous en avions fait, led. village est du bailliage de Saint-Mihiel. — Preudhomme, Drouin, Maillet, Oriot, A. de LégUse, Mousin, Lescamousier, moy, Ph. de Léglise, Legrand, Colliquet, présens.

Traite foraine. — Ce lundy, 3^ aoust, ont esté leues les lettres de S. A., que mon frère aportoit de Nancy, contenant trois chefs, le premier pour Tarrest que Ton vouloit obtenir au grand conseil du Roy pour la confiscation de Portier assize au Barrois, ceux de Paris et de Nancy ignorans qu'il eust aucun bien en France, pour paier l'amende de deux mils frans de France adjugée au Roy; l'autre estoit pour le procès de Neufville, et le dernier pour examiner les articles que mond. frère avoit dressé avec le s"" de Prin, fermier général, de la traite foraine de Champagne, sur lesquelles mond. frère fera des apostiles sur chacun article. — Preudhomme, Daurillot, Maillet, J. Mariorat, Oriot, Mousin, moy, Ph. de Léglise et Legrand, présens.

Traite foraine. — Le mercredy, 3 dit mois, ont esté leus lesd. articles et ordonné que les fermiers des imposts des bestes grosses et menues seront ouys, et a on trouvé estrange que les articles n'estoient tous réciproques aux subjects de France et Barrois.

Saline. — Et si a esté résould que l'on donneroit advis à S. A. de quitter l'amende à certains de Vilotte, pour avoir usé du sel estranger que un certain de Tilly, nommé Le Blan, terre de Verdun, leur avoit vendu en publique et avoit accoustumé d'en vendre aud. village qui est de la conté de Liny, à charge qu'ils s'accorderoient avec Toussaint Robin, receveur, et ordonnance au procureur général de poursuivre led. Le Blan pour le débit dud. sel par contumace.

Bar : pour le maître coutelier. — Et sur la requeste présentée à S. A. par le M« coutelier de ce lieu, pour estre franc de toutes tailles , et mandement au receveur général de paier sa cotte, n'a esté trouvé raisonnable et sera le receveur général ouy. — Preudhomme, Daurillot, Bournon, Oriot, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, Ph. de Léglise, Legrand et Didelot, présens.

Varennes. — Ce mardy, H® aoust, a esté leu le renvoy de S. A. sur la requeste présentée par le s"" Bétainviler, M^ des forges de Moieuvre, recepte de Varenne, sur la quelle a esté

résould qu'il auroit 12 cens fr. pour les trois , pour retenir

l'eau au-dessus de lad. forge , et pour les séparations de l'escurie d'icelle, et autres choses portées par l'eschange fait par nous, ce dit jour, au nom de Sad. A., et led. s'' Bétainviler, par devant J. Aubertin et Prinsey, qui nous donne 2 journels i/2 ou environ de terre joignant lad. forge et contigu de lad. escurie, et il aura certains margnages qui sont aussi proche de lad. forge qui apartenoient à S. A., qui avoient servy par autrefois de retenue d'eau, fors qu'il n'aura ce qui est entre lad. forge et le jardin d'icelle apartenant à S. A., comme a esté résould, je ne say si le contrat d'eschange en porte quelque chose. Plusieurs n'estoient d'advis de luy laisser lesd. margnages. mais mons. Daurillot l'a voulu et dit qu'il seroit ainsy fait en

DK (JAHUIKL LE MAIILORAT. 47

Lorraine, si iiuus ne le vuuliuiis passer. — Daurillol, Boiiriioii, Xaubourel , Maillet, Oriot, A. de Léglise , Mousin, moy, ï^h. de Léglise et Legrand, présens, et le landemairi avons signé : Preudhomme, Daiirillot, Drouin , etc.

Traite foraiiie. — Le 12 dit mois ont esté leues les articles faits par mon frère avec les fermiers généraux de France et le dire des fermiers du bailliage de Bar qui demandent réduction pendant leurs années de 1200 frans. — Preudhomme, Daurillot, de Legiise, Drouin, Bournon, Maillet, A. de Léglise, Mousin, moy, Ph. de Léglise, Legrand et Didelot, présens.

*Ètain. — Dénombrement. tA gros, iO deniers. — Et ce mardi, 18 aoust, a esté vérifié le dénombrement du s"" des Ancherins du tier qu'il a en la seigneurie du village de Sainct Morice, prévostéd'Estain. — Preudhomme, Daurillot, Drouin, Maillet, Bournon, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, Ph. de Léglise.*

* Clievaucheur des salines. — Ce vendredi, 21 du mois, a esté leu le décret de S. A., sur la requeste à luy présentée par un chevaucheur des salines des Montignons qui avait obtenu lettres de feu S. A. dudit estât de chevaucheur, dès 12 à 15 ans, sans avoir preste le serment en tel cas requis, étalant fait reprinse, demandoit le droit de la confiscation. Sadite [A.] nous ordonne de prendre le serment dudit chevaucheur par son décret datte du A des présens mois et an; ce qui a esté fait par Daurillot. *

* Traite foraine. — Plus ont été leus les articles faits entre les fermiers généraux de Champaigne et mon frère de Gondrecoûrt, qui ont été trouvées bonnes fors en trois choses , pour ce qui concerne le bestail, pour l'abus qui si pourroit commettre, l'autre que tous les articles ne sont réciproques, ce qui se doit, et la troisiesme où il fait mention des drapiers et merciers fault adjouster et autres marchands, et ce faisant seront bonnes en ceste forme. — Daurillot, Drouin, Bournon, Xaubourel, Oriot (étant procureur A. de Léglise), Lescamousier, moy, Ph. de Léglise, Legrand et Didelot, présens.*

48 JOUKNAL

Fortfuyance. — Ce mardy, 25 aoust, a esté leue la requeste présentée à S. A. par certains dem*** à Pompière, pour succéder à Bourmont , sur quoy nous avions jà fait raport, a esté résould que puisqu'ils estoient résidans aud. Pompière, duché de Lorraine et pays de S. A., qu'il leur pouvoit permettre de le posséder en paiant un fran de cens de recognoissance comme faisoit la fille fiancée. Et une autre requeste présentée par un de Langres pour posséder, après la mort de son père , demeurant à Girauvilliers , bailliage du Bassigny, lui sera préfigé un temps pour vendre ce qu'il a aud. Langres et venir aud. village pour y résider pour la conséquence.

T7mte foraine : Gondrecourt. — Plus, a esté leu le raport que l'on fait à S. A. sur les articles de la traite foraine, au commencement l'on aggere fort le préjudice que S. A. à l'intitulation faite par mon frère se qualifiant lieutenant au bailliage de Gondrecourt , et , par ce moien , voudroit faire un bail à part oii ils font mention des prétentions que pourront avoir ceux de Chaumont et d'Andelot et autres choses y mentionnées et disent par led. raport que par lesd. articles sont anéanties les patentes des Roys en tant qu'il y a innovation en icelles par lesd. articles, joint qu'il seroit mal séant à un prince de traiter avec des fermiers qui ne le peuvent faire, ains le Roy seul. L'on advertit par led. raport Sad. A. de la saisie faite par le grefier Minette , se qualifiant grefier du bailliage de Gondrecourt , par un taxe de port de procès en la court sur le fermier dud. Gondrecourt de la traite foraine, et que Sad. A. le pourra mander pourquoy il a fait lad. saisie sans aucun respect et que défonce luy sera faite de prendre ceste qualité.

Donation. — Plus , ont esté leues les lettres de donation en constitution de rente de 3000 frans, racheptables de ^0000 fr., faite au s"" François de Florainville , grand fauconnier de S. A., pour luy et ses successeurs en loiale mariage ; pour seureté Sad. A. a obligé ses receptes de Lorraine et Barrois et l'assigne sur le trésorier général de Lorraine. Elles ne sont entérinées en Lorraine , et sera mis sur le dos d'icelles : veues et leues en la chambre des comptes de Barrois, et advertira on led.

DE GAHRII';i, LK M A KI.OIIAT. 4!)

s"" (11' It^s fiiiri' enro^isln.T en Loi-i-iiiiir. — l'nMnllKJiimio, Duiil'illnt, Droiiiii, liuurnon , XaubouiHil , Maillet, Oriot, A. de Lé- ,i;lise, ^îousi^ , inoy, Ph. do Léglise, présens.

Cliauniunt. — Le lundy dcriiiiu' aousL, oui esté Icuos les k'Uros de S. A. qui nous ordonnoit d'envoyer 3000 fr. à Chaumoiit |)()iir l'amende de Portier, et adviser ou on les pourroit nH'ouvrer; le s'' Didelot a dit avoir 2000 fr. de deniers extraordinaires, qui seront délivrés au s*" Maillot pour les porter aud. Chaumont.

Dénombrement : Bar. — Plus, a esté leu le dénonabrement présenté par la veuve du feu s"" président Vincent, et faut voir les lettres de reprise pour le moulin de la Gravière.

Moyeuvre. — Plus a esté leue la lettre de S. A. qui nous mande qu'elle a acquesté du s"" de Betainviller deux moulins proche de Moieuvre pour 4500 fr., et nous ordonne de visiter s'ils sont en bon estât. Le s^" Daurillot a dit qu'il le voiroit lorsqu'il iroit par delà. Nous n'estions d'advis d'en donner plus de 3000 fr., comme a dit le s"" Daurillot. — Drouin, Bournon, Maillet, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, Ph. de LégUse, Legrand et Didelot, présens.

Dénombrement : Bar, Neufville. — Le vendredy précédent fut présenté un dénombrement du s"" [Alexandre] Pechart, demeurant en ce Heu, pour ce qu'il a de fief acquesté au village de Neufville la sensé dit[e communément la censé de Vidampierre]. Le s^" Xaubourel a esté commis pour le vérifier pour ce nouvel acquest. — Preudhomme, Daurillot, Drouin, Xaubourel, Bournon, etc.

Francs vins. — Le mercredy, 2® septembre, a esté leu le raport que l'on faisoit à S. A. pour les frans vins des gruries. Nous luy mandons que par la taxe de leur finance lesd. frans vins ont esté taxés et sont de deux carolus pour fran. Aulcuns en ont le tiers , autres la moitié et autres le tout en considération de leurs charges, tellement que S. A. semble estre obligée à les en laisser jouir; quant au s' grand gruier, S. A. luy a accordé deux blans pour franc sur la vente de ses bois

Documents. — L 4

jusqu'à autre reiglement, mais sur les ventes extraordinaires ny le grand gruier ni les gruiers particuliers n'y ont jamais rien prétendu.

Dénombrement : Clermont. — Plus a esté vérifié le dénombrement présenté par dame Crestienne d'Augier, contesse de Sault, baronne de Vienne, bailliage de Clermont, pour lad. baronnie de Vienne le Chastel, bailliage dud. Clermont. L'on vouloit blasmer le droit d'aubaine qui est souverain, mais les autres précédents dénombrements portent led. droit, pareillement le droit de pontenage à Vienne la Ville qui est France, et si est augmenté pour le mouturage du moulin de Surion de lad. barronnie au précédent dénombrement est au 24^ et n'est moins, et ouis les tesmoins en déposent qu'il élève au 16^. Est adjouté ce qui n'est au désaventage de S. A. estant hors de ses pays. — Daurillot, Bournon, Drouin, Oriot, A. de Léglise. Mousin, Lescamousier, moy et Legrand, présens.

Gondrecourt. — Le mercredy, 16® septembre, ont esté leues les lettres de S. A. qui nous ordonnoit de mander le greffier de Gondrecourt et luy ordonner de se déporter des poursuites qu'il fait par saisie sur la ferme de l'impost des toiles dud. Gondrecourt pour le port d'un procès, montant à 18 livres parisis, et députer un d'entre nous pour recognoistre les registres dud. Gondrecourt, s'il prend la qualité de greffier au bailliage de Gondrecourt, que si lad. qualité se retienne de la faire bifer et raier et ordonner au juge et au greffier de ne plus prendre telle qualité à peine de n'estre mulctés ; le s"" Daurillot nous a dit avoir dès hier mandé led. greffier et escrit à mon frère qu'il eusse à nous envoier les mémoires des articles de la traicte foraine en leur originaux.

Dun. — Plus a esté resould sur la requeste présentée par le fermier du terrage de Dun à S. A. que l'on luy devoit quitter les deniers de sa ferme de la présente année, attendu la stérilité du vin et qu'il en doit donner au prebtre de la un

queue de ce qu'il doit pour la présente année , et quant à la précédente, d'autant qu'il a jà payé et que les deniers quœ ceci-

DE (i.VliKIKL LK MARI.ORAT. 51

(Icrunt in fiscuni non habcnt reijvesnum ne lui seront rendus (luc si la prochiiino annf;e estoit stérile de vin, il y aura sujcct de liiy desdnire c[uel([ue chose. — Preudhomme, Daurillot, Droiiin , Bourtion, Maillet, Oriot, A. de Légiise, Mousin, Lescamousier, nioy, Ph. de Léglise, Legrand, CoUiquet et Didelot, présens.

Loiivier du duché de Bar. — Ce vendredy, 25 septembre, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. accordées à [Didier] Jacqiiemot, hostelier du Cheval blanc de Bar, de Testât de

louvier vacquant par la démission faite entre ses mains par

Vast, de Salmane, et a financé 300 fr. Le serment pris par Daurillot.

* Dénombrement. — Plus a esté enthériné le dénombrement du s*" Peschart du fief qu'il a au village de Neufville-sur-Orne.*

Dun. — Plus a esté leue la requeste présentée à S. A. par le s"" de Suène, capitaine de Dun, qui demandoit en admodiation ce que Sad. A. a au village de Milly, prévosté dud. Dun et distant de lad. ville d'environ 500 pas et est un des beaux et bons village de lad. prévosté et plus commode : et n'ont esté Mess, d'advis de luy accorder lad. admodiation , d'autant que par ce moien il tascheroit d'avoir en propre led. village. La requeste ayant esté présentée à S. A., le renvoyé en a esté fait par le s"" Marainville, président, et Preudhomme estans à Nancy, aux officiers dud. Dun, qui est le beau père dud. Suène et ne dit rien par son raport à son advantage. — Daurillot, Drouin, Bournon, Maillet, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy et Legrand, présens.

Foug. — Ce vendredy, 9 octobre, a esté leu le dénombrement présenté par le s"" de la Fosse de Toul le jeusne , pour la moitié du moulin de Sorcy, qu'il a acquesté du s"" d'Ernecourt, led. s"" de la Fosse a prié que le prévost de Foui ne fust son commissaire pour la vérification. Le s" Preudhomme l'a esté.

Colombey. — Led. jour, le s'' de Vapecourt a prié Mess, de faire raport à S. A. pour les bois de Merrey ou Colombe, liti-

1)2 JUUKNAl.

gieux entre S.A. et led. s'" de Vapecourt, et a présenté à Mess un certain qui a esté par cy devant forestier desd. bois.

Beurey. — Plus le procureur général de ce lieu nous a adverty que S. A. estoit mal fondée au procès contre la dame de Stainville, prétendant la moienne et basse justice au village de Burrey, veu les bons tittres qu'elle a produits au procès. — Preudhomme, Daurillot , Drouin , Xaubourel, Maillet, Bournon , Oriot, Mousin, moy, Ph. de Léglise, CoUiquel et Didelot, présens.

Longuyoyi. — Ce vendredy, 30 octobre, a esté leue larequeste présentée à S. A. par le prévost gruier et receveur de Longuion, afin que Messieurs luy laissent deux pièces de prey qu'il a par cy devant en appartenant à S.' A. à la somme de 30 fr. qu'est le plus hault pris qu'il ayt jamais esté laissé, le décret de S. A. nous donne pouvoir de luy laisser et sera veu ce qu'il peut valoir pour luy en faire bail.

Mandres. — Et sur la notte du compte de la grurie de Mandres aux amandes où il est ordonné à* l'officier de voir les

reprinses faites par le s''de delà moitié de l'étang finage

de Seicheprey, l'on luy a accordé la moitié de l'amende qui monte à 5 frans, encor que par son dénombrement qu'il a donné en la chambre des comptes de Lorraine , il ne prétende que le quart aux amendes et néantmoins la moitié aux fruits et profits dud. estang et lad. amende est un des profits, ce que je n'ay trouvé fort bon.

Notaire. — Plus ont esté leus la requeste présentée à S. A. par Joachin Loys, procureur es sièges de Bar, affin d'estre installé par S. A. nottaire, pour vacqueravec le greffier à la confection des inventaires. Le dire du s"" lieutenant général sur icelle, le reiglement obtenu par le s"" de Geniers, lors lieutenant général, sur ce fait, et les articles présents à mesd. s" par led. Loys qui ont esté mises es mains du s"^ A. de Léglise , pour les communiquer à son père et y dire ce que bon luy semblera.

Abbé cVÈcurey. — Plus, le s" procureur général a leu une lettre que l'abbé d'Ecuré lui escrivoit pour communiquer avec

I)K <;AHIilKI. LK MAKI.OKAT. 53

Mt^ss. loiicliaiil \() pi'ocrs (l"m('()iii|ti''l('iic(! (|in' li'sd. rdi^ifiix avoicnt au maiiusiii do Joiiivillo doiil y avoit afjpel, (-4 le prociii'ciir diid. .loinvillo a obtenu dellaidt contre lesd. religieux, estant uosLre prociu-fiu- à l^iris, et Iripajl procm-tMir d»; Joinville avoir asseuré nostre d. procureur général il ne renveroil rien, co qu'il n'a lait, et ont esté lesd. religieux contrains paier lad. amende, qu'il demande à S. A. sur la recepte de Morley, mais cela est de leur faute, n'aiant comparu encore que l'on leur eust promis de faire les frais, et au principal sera advisé pour en faire la poursuite.

Desannoises. — iNous avons receu la procuration que S. A. a fait pour affirmer les faits pertinens sur lesquels sera ouy le s' Desarmoise et ses comparsonnier, en la seigneurie de Neufville sur Orne, desquels il a le droit. — Drouin, Bournon, Xaubourel, Maillet, Oriot, A. de Léglise, Mousin , Lescamousier, moy, Ph. de Léglise, B. Preudhomme et Legrand , présens.

Saint-Mihiel. — Le vendredy, 6 novembre, le s"" Daurillot a leu le règlement que Mess^'s faisoient sur le diférent meu par procès contradictoire entre les officiers de Saint-Mihiel et les habitans de Dieue pour la levée des assises, que le mesnage plain aiant une charrue complète paiera un gros d'argent et !2 bichets d'avoine mesure de Saint-Mihiel ; pour demy charue, un gros et un bichet d'avoine. La veuve, pour charue complète et la demie, un gros et un bichet d'avoine.

Noblesse. — Plus, ont esté entérinées les lettres de S. A. de rétablissement de noblesse accordées à [Jean] de Riauville, commissaire de la munition des garnisons de Bourgongne et prendra sa noblesse du costé maternel de sa mère Marguerite Pierron, en renonsant à la succession paternelle, ainsi qu'elle estoit au temps du décès de son père, que Mons. Daurillot a fait remonter à 500 fr., quelque peu davantage ne faisant qu'un 7® en lad. succession qu'il délivrera es mains du recepveur général pour après endosser l'entérinement es dites lettres (Lesd. lettres dattéesdu 13 avril 1609).

Clermont. — Plus, a esté leue la requeste présentée à S. A. par le s"" procureur général de Clermont, tendante à ce qu'il

luy plaise agréer l'acquest par luy fait de la seigneurie haulte, moienne et basse au village de...., avec l'exercice d'icelle et le raport sur icelle du gruyer de Clermont, qui certifie que jamais les seigneurs and. village, comme feu monsieur de la Mothe, ny autres n'ont eu aucun exercice d'icelle, ains le prévost dud. Clermont seulement ont eu les amendes et profits en dépendant. Il peut valoir de rente 50 fr. etraporte plus de 4 pour 100. L'on donne advis à S. A. que si la commodité de ses affaires le permette de la retirer par puissance de fief pour son profit, sinon agréer lad® vendion, qui est en termes généraux l'exercice de la justice demeurant comme d'ancienneté. — Preudhomme, Daurillot, Drouin, Bournon, Xaubourel, Maillet, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, Ph. de Léglise, Legrand, CoUiquet, présens.

Neuville-su7'-0rne. — Desarmoises. — Colombey. — Bassigny. — Et vendredy, 13 novembre, ont esté leues les lettres de S. A. dattées du 10 d. mois, signée de Gleisenove , qui nous mandoit avoir commis le procureur général de ce lieu pour s'acheminer à Paris, afin de solliciter le procès de Neufville contre le s"" Desarmoises et autres procès pendant à la court et, par icelles, nous mandoit avoir ordonné au garde du trésor de Lorraine , de faire recherche des papiers que nous désirions avoir pour faire le raport pour les bois prétendus de Colombe, que le s'" de Vapecourt prétend estre demeurey, et nous en a envoyé quelques-uns et, par les mes!|>es, nous advertit que le lieutenant particulier de Chaumont avec quelque 20 hommes des courtes robes s'achemina à Vrecourt au chasteau du s"" Du Val, s^ dud. lieu, affin d'enlever la femme dud. s'" de Vrecourt, qu'il détenoit renfermée aud. chasteau, et ce, ensuite d'un arest obtenu par lad. dame de Vrecourt contre son mari avec provision de certaine somme de deniers, et led. s'" lieutenant particulier passa par Damblain ; lé lieutenant général du Bassigny l'alla trouver pour voir la commission en vertu de laquelle il exécutoit, ce qu'il ne luy voulut octroier, de quoy led. lieutenant général a adverty Sad. A., et avons veu les lettres qu'il luy escrit, mais S. A. n'a intérest en ce fait d'autant que c'est une

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exécution d\u\ arresl do la Cour dôvolii pur appol du bailliage de liassigny, ol le jugo de Cliaumonl conimis pour le mettre à exécution par la commission que nous avons veue. — l^reudhomme, Bournon , Maillet, Griot, A. de Léglise, Mousin , Lescamousier, moy, Legrand et CoUiquet, présens.

Quittance. — Ce mardy, 24° novembre, a esté leue l'ordonnance de S. A. du 10 septembre 1609 an présent, par laquelle il nous ordonne d'advertir les officiers du duché de Bar qu'ils ayent à faire entendre à tous usuiniers de leurs receptes, prétendant réduction, de s'adresser à nous pour en avoir la radresse, que s'ils ne se trouvent bien fondés en leurs prétentions, que nous les renvoions, que s'il est raisonnable et juste de leur accorder ou quitter quelque chose de le faire , mais s'ils sont motivées de quelques considérations, de les renvoyer à Sad. A. avec nostre raport et advis; que si lesd. parties n'estant bien fondées ne délaissent de solliciter leur raport en nostre chambre, par importunité, de les en charger eux-mesmes sans frais à S. A.

Pension. — Plus a esté leue la missive de Sad. A. qu'il nous escrit que nous aions à faire deffence à tous oficiers dud. duché de paier aucune pension accordée par feu S. A., si S. A. à présent régnant ne les a renouvelée ou confirmée, dattée du 20 du présent mois et an.

Grand gruyer. — Plus a esté leu le mandement de S. A. accordé au s'^ grand gruyer pour la somme de dix-huit cens frans, assignés sur la recepte de la grurie de Souilli , et ce au lieu de 2 blans qu'il prenoit d'un chacun franc provenant de la vente des bois du duché de Bar, qui pouvoient monter à lad. somme, compris la vente des chesnes et moiennant lesd. 1800 fr., lesd. 2 blans demeurent estains et sans tirer en conséquence , pour lesd. 1800 fr., aux successeurs dud. s"" grand gruyer aud. estât.

Dénombrement : Bassigny. — Plus a esté présenté le dénombrement du s"" d'Ambounille de Lus et autres y dénommés pour la seigneurie de Basoille, mais il n'a esté vérifié, ni commissaires délégués à la vérification, n'ayant fait les reprises, bien qu'il y ait décret de S.A. sur la requeste que nous ayons à

recevoir ses dénombremens, ayant fait ses reprinses de feu S. A. — Daurillot, Drouin, Bournon, Oriot, Mousin, moy et Maulcervel, présens.

Traite foraine. — Ce mardy, premier décembre, a esté leu le raport que nous faisions à S. A. sur certains articles présentés par les officiers du duché de Bourgogne et comté de Chiny, qui se plaignent de ce que les officiers de S. A. les travaillent, passans et repassans par les détrois de ses pays , et notamment les chevaucheurs des salines qui saisisent le sel de France ou naline qu'ils trouvent esd. pays, bien que ce fustpour conduire esd. duchés de Bourgongne et conté de Chiny, suivant la permission qu'ils en ont des prédécesseurs de S. A., de l'an quinze cent trente-cinq ou six, et par un autre traité fait entre l'empereur archiduc et le roy René de Sicile, duc de Bar, de l'an 1501. Il est porté qu'ils peuvent passer et repasser par le pays de Barrois sans armes et sans danger, en paiant les passages et autres deus pour toutes marchandises; ils voudroient ensuite desdites patentes s'exempter du droit d'impost d'issue foraine, ce qui ne se doit permettre, et apert par lesd. patentes de l'an 1501, que si les passans sont dévahsés, le seigneur doit restituer le dommage, d'autant que les délinquans sont en sa jurisdiction. — Preudhomme, Daurillot, Bournon, Maillet, A. de Léglise, Mousin, moy, Ph. de LégUse.

Gondrecourt. — Le mercredy, 2^ dit mois de décembre, a esté leu le raport que nous faisons à S.A. de reachepter des engagères qui sont sur la terre de Gondrecourt, où est spécifié le tabellionage de Gondrecourt que mon frère a par engagère de 3000 fr., et est à la poursuite de nions, de Vaudémont, qui en veult faire le reachat.

Forfuyance. — Plus a esté Jeue la requeste présentée à S. A. par un certain demeurant à Verdun pour avoir permission de tenir certains biens qui luy sont escheus et ceux à escheoir au bailliage de Clermont et prévosté de Souilly, sur quoy sera veu le dernier raport qui a esté fait à S. A. touchant les surséance. — Preudhomme, Daurillot, Drouin, Bournon, Maillet, A. de Léglise, Mousin, moy, Legrand et CoUiquet.

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Notaire. — El si a este Icii le nipoil (\[iv. nous lUisons à S. A. sur la rcquoste présentée par Jacques Louys, procureur et nottaire de ce lieu, afin d'estre commis notlaire à la facture des inventaires mortuaires; oiiy le liciilciiaiit général ({ui amis son dire \ydv escrit, le procureur général et les nottaires, nous donnons advis à S. A. de laisser la liberté [comme du passé|. — Les susnommés présens fors led. Bournon et A. de Léglise.

Étal d'audUeur. — Ce mercredy, 1 6 décembre IDOO {sic pour ■lt)09) ont esté leues les lettres patentes de S. A. accordées à Nicolas Camus, advocat au bailliage de Bar, de Testât de conseiller et auditeur en nostre chambre, suivant la démission que luy en avoit fait le s^ de Marainville, président de lad. chambre, qui avoit faculté de résigner en paiant le gros denier qui monte à 500 fr., et qu'il a fait lesd. lettres entérinées, et le serment prins dud. Camus par Preudhomme plus ancien. — Preudhomme, Daurillot, Drouin, Bournon, Maillet, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, Ph. de Léglise, Legrand, CoUiquet, Didelot, présens.

Varennes. — Ce ^i^ décembre a esté leu le raport que nous faisions à S. A. sur la requeste à elle présentée par un certain héritier du feu s^" de Ville, "prévost, gruier et receveur de Varennes, qui estoit recherché d'une vente extraordinaire de bois faite à Sébastien Baillet et consors, par feu S. A. pour la somme de quatorze mils trois cens tant de frans, paiables à deux termes entre les mains dud. gruier pour le raporter en son prochain compte, ce qu'il n'auroit fait, et led. héritier y a esté condamné par arrest des grands jours en qualité d'héritier par bénéfice d'inventaire, mais nous n'avons voulu ouyrson compte en lad. qualité par bénéfice d'inventaire, d'autant que les héritiers des comptables n'y sont receus, ne les acquit du feu s"" Vincent, lors trésorier général, pour n'avoir esté raporté dedans l'an et pendant le temps que led. trésorier estoit en charge, de quoy nous advertissons Sad. A., et y a eu deux sortes d'advis aud. raport, datte du jour d'hier, et ne fut à la résolution le ë"* Daurillot, Preudhomme, Bournon, Maillet, Mousin, Colhquet et Camus; sont d'un advis et Drouin, de Léglise, Lescamou-

sier; d'un autre, les présens sont : Preudhomme, Daurillot, Bournon, Maillet, A. de Léglise, Mousin, moy, Ph. de Léglise, Colliquet et Camus.

Êtain. — Ce 28 de décembre, jour des Innocents, a esté leu le raport des officiers d'Estain touchant l'outrée faite du tabellionage dud. lieu à neuf cens frans sans y avoir compris le remont de la Crois, d'autant que les officiers disoient n'avoir veu l'ordonnance qui admet led. remont, lad. outrée faite au fermier précédent et certains autres qui ne sont amis des officiers aians advertis messieurs de nostre chambre et fait la mise [à pris] à mil frans y auroient esté receus par nous et mandement aux officiers d'en faire nouvelle outrée, déclarant la précédente nulle, et qu'entendu par led. fermier, demande d'estre préférée à lad. mise de mil frans et ny est receu par les officiers, et voyant ce refus le met à mille dix frans, remontés de 2 fr. par ceux qui nous avoient donné led. advertissement et oultrée à eux faite à lad. somme de mille deux frans; maintenant le fermier précédent demande les petits vins de sa mise à pris qui luy appartiennent pour les avoir paies à son prédécesseur, ou des 900 fr., ou des 1010 fr.; led. raport est sans advis, a esté résould que les présens fermiers auxquels la dernière outrée a esté faite doivent les petits vins des 900 fr. Le s"" Mousin n'estoit de cet advis. — Preudhomme, Bonnet, prévost; Oriot, A. de Léglise, Mousin, moy, Ph. de Léglise, présens.

Pour le receveur général. — Ce mardy, 12 janvier 1610, ont esté leues les lettres de S. A. du 9 dit mois et an, signée N. Gleisenove, qui nous mande que nous aions à mulcter les receveurs qui ont esté délayans, de payer à mons. de Vaudémont, suivant l'assignation qu'il en a de S. A., les deniers provenant de la vente des grains et de mulcter lesd. officiers comme dessus au quadruple délayans de paier notables sommes dont ils sont reliquataires pour le domaine entre les mains du receveur général. — Preudhomme, Daurillot, Drouin, Daudenet, Bournon, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, moy, Ph. de Léglise, Legrand et Camus, présens.

Ordonnance pour la cire. — Ce vendredy, 28 janvier 1610,

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