Montsaugeon, auj.dép. de la Haute-Marne, arr. de Langres
Bourbon depuis demoura à Paris par certain autre temps, pendant lequel fut festié de plusieurs notables gens de ladicte ville.
Endementiers ! la ville d'Alençon, qui estoit tenue par les Bretons, comme dit est devant, fut rendue et mise es mains du roy par le conte du Perche, filz du duc d'Alençon, qui tenoit le chasteau dudit Àlençon, et lesdiz Bretons tenoient la ville. Mais, durant ce, le roy ne parti point de ladicte ville du Mans. Et, durant qu'il y fut, envoya devers mondit seigneur Charles, oudit pays de Bretaigne, le légat du pape, dont parlé est devant 2 , et Ànthoine de Ghabannes, conte de Dampmartin, le trésorier de la Driesche et autres, pour cuider trouver aucun bon expédient 8 . Et enfin le roy se condescendi que les trois estas se tendraient et assembleraient ; et, pour ce faire, leur fut lieu assigné en la ville de Tours, pour ilec eulx y trouver au premier jour d'avril IIII C LXVII. Et s'en revint le roy dudit pays du Mans et ala aux Montiz lez Tours, à Âmboise et ilec environ 4 . Et puis fut l'assemblée des-
1 . C'est-à-dire pendant ce temps (Godefroy, Dictionnaire de V ancienne langue française), — Malmené par les Bretons, René, comte du Perche, entra en négociations avec le roi et s'entendit secrètement avec les bourgeois d'Alençon, qui se soulevèrent et chassèrent la garnison bretonne (2 janv. 1468).