De la fin de juillet 1474 à la fin de juin
340 INTERPOLATIONS ET VARIANTIS
armée contreassiegier, et y eut entre lesditz BourgoignoDS et Empereur une grosse escarmouches où il y mourut hnyt ceus Âllemans, lesquelz ledit duc de Bourgoigne aUa yeoir tous mors après que les Âlemans furent retraictz, et, ks voyant ainsi, commença à dire à ses che£z et capitaines que Tabre de la guerre portoit tel firuit.
Si advint que, après ce faict, le duc appoincta avec l'Empereur, ala en son camp et parla à luy ; et disoient aucans que ledit Empereur luy avoit promis le couronner roy de Frise^. Et pria le Bourguignon l'Empereur de veoir son artillerie, ce qu'il flst, et la trouva merveilleusement belle, car il en y avoit beaucop de belle et aussi en grant nombra Et, quant ledit Empereur l'eut longuement regardée, ledac de Bourgoigne luy commença à dire ces paroUes : « Sacrie majesté, voyez vous bien ces fleustes icy ? Ce sont les dek de quoy je pense ouvrir les villes du royaulme de France. » Et Mons. le Glorieux, servant de fol ledit duc, dist et respondit à l'Empereur : « Sacrée majesté, faittez que monseigneur mon maistre vous monstre de quoy il a sceu ouvrir Beauvais. » Dont plusieurs, qui estoient presens, seprindrent à rire. Et disoit on que, après ledit appointement, l'Empereur et ledit duc s'estoient râliez ensemble pour taire guerre au roy de France, dont il ne fut riens.
CXm. — (Clair. 481, fol. 383, 1. 19. Chron. scand., t. I, p. 336.) — Gens tout nouveatUœ. Et partant fist mettre le duc de Bourgoigne en sa devise ces motz : « De par Dieu soit 3. »