‹ Journal de Jean de Roye: connu sous le nom de Chronique scandaleuse, 1460-1483Chapitre 105 sur 151 · Odet d*Aydie · texte numérisé non relu

Odet d*Aydie

2. Cette ironie du comte de Dammartin vise la trop fameuse entrevue de Montereau (10 sept. 1419), où le duc de Bourgogne Jean Sans-Peur fut assassiné par les gens du dauphin Charles.

yoult et ordonna certain aide estre £aict et mis sus, c'est assavoir, sur chascune queue de vin qui seroit menée et traicte du royaulme es pays que tenoit et occupe le duc de Bourgoigne et autres pays hors dudit royaulme, ung eaca d'or. Et aussi sur le prix d'une queue de vin [ou] de qudque marchandise que ce soit qui seroit amenée desditz pays dudit duc de Bourgoigne ou royaulme et pays de l'obéissance du roy ou qui seroit traicte hors du royaulme et obéyssance da roy et menée esdits pays du duc de Bourgoigne, ung escu d'or sur chascune queue de vin, ou le prix d'icelle en aultre marchandise qui seroit traicte du dit royaulme et menée en Angleterre, ou du dit pays d'Angleterre menée ou royaulme de France, ung escu d'or, le tout passant tant par eaue qœ par terre par les fins et mettes des prevostés et vicomtes de Paris, bailliages de Yermandois, Sens, Troyes, Chaumoat, Yictry, Meleum et Senlis, et par les rivières de Sqrne, Yonne et autres rivières desoendans desdittes prevostés et bailliages en la mer.

Et par la ditte ordonnance, le roy, par ses lettres patentes, ordonna maistre Pierre Jouvelin, conseillier et auditeur en la Chambre des Comptes S auquel il donna pouvoir de commettre et ordonner telz gens que bon luy sembleroit pour cueillir et lever ledit ayde pour le roy et de donner congé aux marcha ns de venir seurement ou royaulme ^ Pourquoy ledit Jouvelin voulut empescher ledit grant maistre en la joyssance dudit povoir à luy donné. Mais le roy, non oteh tant lesdittes lettres patentes et commission donnée audit Jouvelin, voult, ordonna et declaira que ledit grant maistre joyroit dudit povoir à luy donné par les lettres dont cy devant est faicte mencion, es lieux de Creihl, le Pont Sainte- Maxence et Compiengne, et qu'il prandroit et auroit à eon prouffit singulier lesdits prouffitz d'ung escu d'or pour chaecune queue de vin ou autres marchandises, ainsi que cy dsar

1. Gf. une lettre de Pierre Jouvelin au roi relative à cet impôt. Bibi. nat., ms. fr. 15540, fol. 56.

SOS sont déclarés, ainsi que par avant il avoit esté fait. Et de ce le roy Inj bailla ses lettres missives adressans audit JouveUn, avec ses lettres patentes donnéez à Haubervillier, le xx* jour de novembre, ranmilIIirLXXIIII. Signé sur le reply : Legouz.

CVII. — (Qair. 481, foL 377, 1. 22. Chron. scand., 1. 1, p. 328.) — D'autour de luy^ non obstant que le roy n'oblia point l'ancienne cautelle de leur pays et n'y fist chose qui fust au desavantaige de son royaulme.

CVIII. — (Clair. 481, fol. 379, 1. 4. Chron. scand., 1. 1, p. 331.) — Réservé ung nommé Honorot Gautier, capitaine du dit Tronquoy, que le roy donna au conte de Dampmartin, grant maistre d'ostel de France, dont il eut pour sa rançon cinq cens escus ; et depuis le roy le mist en sa maison et luy donna xx escus pour moys de pension.

CIX. — (Clair. 481, fol. 379, 1. 26. Chron. scand., 1. 1, p. 331.) — La ville de Raye enl'obéyssance de Mons. l'admirai comme lieutenant du roy...

ex. — (Clair. 481, fol. 379, 1. 31. Chron. scand., 1. 1, p. 332.) -^Ceulœ de Roye; et disoient aucuns que ce fut la lascheté de ceulx de dedans.

CXI. — (Clair. 481, fol. 380, 1. 28. Chron. scand., 1. 1, p. 332.) — Monseigneur V admirai, homme très renommé et hardi sur la mer et qui fist de très grans services et honneur au roy et au royaulme.

CXn. — (Clair. 481, fol. 381, 1. 1. Chron. scand., 1. 1, p. 333.) — Devant NiuCy où il avoit mis le siège pour bien peu de raison à ce le meuvent, et mist toutallement l'Empereur contre luy. Et ledit duc de Bourgoigne, estant devant Nuz, fist faire une bastide appellée Fortune ^ ; et disoient lesditz Bourguignons que contre Fortune nulx ne peult. Et y eut ledit duc de Bourgoigne beaucop de ses gens et chevaulx perduz pour le froict, pour ce qu'il y furent douze moys^. Et là vint l'Empereur à tout grosse et puissante

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