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jusques au nombre de cinq ou six cens lances. Et, à la venue dudit duc d'Autriche, sortit ledit grant maistre aux champs, qui n*aToit lors de sa compaignie que envyron lx hommes d'armes, mais avoit avec luy de ceulx de la compaignie dadit mareschal de Gyé et dudit gouverneur de Lymosin. Et e& laditte saillie fut tué ledit seigneur de Bajaumont, et disoie&t aucuns que son cheval avoit esté tuésouhz luj d'un cop de hacquebute de ceulx de la ville dudit Quesnoy ^ Et, après que le duc d'Autriche eut faicte sa monstre, il se retira; et marcha sur sa queue ledit grant maistre et d^ct quelque nombre de ses gens. Et si le roy eust voulu croyre les lettres que ledit grant maistre et autres capitaines luy rescripvoient, c'est assavoir que se le roy, qui estoit à Valenciennes, Inj eust coppé le chemin entre ledit Valenciennes et Cambraj au lieu de Bochin', lesdits capitaines le eussent enclos de leur costé, et par ce moyen il eust esté du tout defiaict. Et tost après, ledit Maximien envoya ambassadeur au roy estant à Cambray...
CLXII. — (Qair. 481, fol. 487, 1. 30. Chron. scand., ci-dessus, p. 73.) — Et autres villes; lequel lieu du Quesnoy ledit grant maistre avoit faict reparer, mettre en valleur et très bien fortifier.
Et le vni* jour du moys de juing oudit an, le roy, estant à Cambray, envoya à mondit seigneur le grant maistre unes lettres missives touchant laditte place du Quesnoy pour la rendre et bailler es mains du sire du Lude, gouverneur du Daulphiné, avec lettres patentes d'icelluy seigneur, des-
1. C'est le samedi 6 juin 1478 que Maximilien se présenta devant le Quesnoy, à la tête de 7 à 8,000 hommes. Jacques Galiot attira les Français, qui avaient au Quesnoy quelque 800 lances, et les c rembarra • vigoureusement dans la ville. M. de Baugimont c vint en grande pompe sur les rens, monté comme un petit saint Georges • et s'engagea si avant qu'il fut tué. Son corps fut ramassé par ses gens, qui lui firent « notables obsèques i (Molinet, H} 150-152).