‹ Journal de Jean de Roye: connu sous le nom de Chronique scandaleuse, 1460-1483Chapitre 134 sur 151 · Ibid., n · texte numérisé non relu

Ibid., n

404 APPBNDICS.

village de Montlhéry el s'établit dans la plaine c en une belle champaigne qui est illec^ > le visage tourné vers le moDt, adossé à des bois, ayant à sa droite la route de Paris à Orléans, et sur sa gauche Téglise de Longpont'.

Dès l*aube du 46 août, Gharolais, pressé par son lieutenant de se porter en avant, fait renforcer son avantrgarde par 2,000 archers du bâtard de Bourgogne, qui jusque-là a^ conunandé rarrière-garde et s'était logé à quatre lieues en arrière dans la direction de Paris. Le bâtard luinnéaie range son monde à droite de la route d'Orléans « dessus le comble de la montaigne et pays, » tandis que le comte de Gbarolais en personne vient vers sept heures du matin occuper, avec la «c bataille, » Tespace demeuré libre entre ses deux Ûeutenaots'.

Cependant, Louis XI tient conseil. D'Étréchy, qu*il avait quitté avant le jour, il s'était porté sur Châtres. Là, s'étant informé « du Mi et arroy du comte de Saint-Pol, > il venait d'apprendre qu'il Tavait devant lui. Le comte du Maine, Tamiral de Montauban, conseillers peu sincères, engagent le roi à éviter la rencontre et l'exhortent à filer directement sur Paris (par Corbeil sans doute). Brézé se prononce dans le même sens, et Louis XI, qui se méfie pourtant de sa fidélité, en reçoit une assurance si formelle, qu'il confie au grand sénéchal de Normandie son avant-garde et ses guides, convaincu qu'à tout événement il n'a point à craindre d'être engagé par son lieutenant au delà de ce qu'il souhaite lui-même.

C'était compter sans l'irritation que des soupçons injurieusèment exprimés avaient excitée dans le cœur du grand sénéchal, a Je les mettray aujourd*huy si près l'ung de l'aultre qu'il sera bien habille qui les pourra demesler, » dit-il à un de ses familiers^.

Brézé du moins allait prouver sa vaillance en se faisant taer l'un des premiers ce jour même ; mais un autre membre da conseil, le comte du Maine, le propre oncle du roi, devait

1. Continuateur de Monstrelet, éd. de 1572, in-fol., t. m, p. 115.

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