Ferme située à i kil. de Saint-Fargeau (Ibid
tal de laditte porte la femme de Jehan Cueur-de-Roy, natif de Bretaigne, boulengier, messire Jehan Marchaiz, prebstre, et Jehan le Fevre. Laquelle femme congnut ledit conte à son parler ; pourquoy elle descendit en bas et ouvrit la porte. Et ledit des Marchaiz et Fevre s'en fouyrent, voyant ledit conte ; et, laditte porte ouverte, entra dedans laditte ville, menant toujours ledit Cueur, et alla jusquez à la porte du chastel de Saint-Fergeau avec ses gens. Et, eulx estans devant la porte dudit chastel, ledit Yoyau vit Estienne d'Assigny qui avoit ouvert une des voirieres du portai dudit chastel ; et derrière icellui d'Assigny avoit deux ou trois grosses arbalestes bondées : pour laquelle cause ledit Yoyau se couvrit de son cheval et dist audit conte qu'il se couvrist dudit Cueur; ce qu'il flst, et [dist] à icelluy Cueur : « Faictes bien tost ouvrir la porte, ou, par la Vierge Marie, je vous feray pendre à ceste barrière. » Et incontinant ledit Geuffré Cueur crya h ses gens : « Ouvrez la porte, car il n'est pas temps de fermer l'estable quant les chevaulx sont perduz ! »
En laquelle place ledit conte entra, et n'y avoit aucuns biens meubles, synon ung pou de vins venuz du cru de Pffl^ reuseS dont ledit conte avoit fait planter la vigne. Et le reste des autrez biens ledit Cueur, peu de temps avant, avoit fait mener audit Bourges.
Et, ce fait^ bailla ledit conte son prisonnier en garde à Guynot Vigier, et puis, sur la nuyt, ledit Voyau s'en alla en laditte ville par devers ung nommé Thienon Gillet, qui avoit en garde les clefz de ladite ville, et luy ordona fermer les portes de laditte ville et mettre guect et garde sur les murailles d'icelle, et print les clefz et les aporta audit chastel. Et, ensoy départant dudit Gillet, icelluy dist audit Yoyau que, se ledit conte de Dampmartin estoit dilligent, il recouvreroit bien Saint-Morice*. Lequel Voyau s'en alla audit