‹ Journal de Jean Le Coullon, 1537-1587Chapitre 41 sur 45 · Indications ducs ù M. Ch. Abel · texte numérisé non relu

Indications ducs ù M. Ch. Abel

Page 57, ligne i3 : Claude Houdebr and.

Claude Houdebrand, aman de Saint-Gorgon, était d'une bonne bourgeoisie messine, déjà connue au xme siècle. Ses ascendants occupaient depuis bien des générations les amandelleries de Saint-Victor, de Saint-Hilaire, de Saint-Georges, de Saint-Maximin. Il avait épousé Jennon Dollée, dont il eut un fils et une fille, Esther, mariée à Jacob Bouton, marchand en Fournirue. De ce mariage naquit une fille, nommée Esther, qui épousa Jérémie Le Coullon, marchand, rue Mazelle. Ce Jérémie descendait-il de notre chroniqueur? Je l'ignore.

Page 57, ligne 19 : Guillaume le Maignien.

Guillaume le Maignien était un des plus anciens et des plus fidèles sectateurs du protestantisme à Metz. Il avait été banni de Metz en 1542, en vertu des ordres de l'Empereur, avec douze ou treize autres, pour s'être compromis dans les troubles amenés par la présence de Farel. On l'a vu également, en 072, obligé de quitter la ville par suite des édits contre les religionnaires. Il remplissait dans son église les fonctions de diacre, c'est-à-dire de visiteur des malades et des pauvres.

Page 59, ligne i3 : Retrancher 10 jours.

Le pape Grégoire XIII ordonna, par bulle du 24 février 082, la réforme du calendrier romain, suivant le système proposé par le docteur véronais Lilio. Le roi Henry III fit publier cette bulle à Metz, avec l'ordre de s'y conformer, et la réforme, déjà partiellement adoptée dans la Lorraine et l'évêché depuis trois ans, fut ainsi complète.

NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS 1 3g

Page 60, ligne 7 : M. Buffet.

François Buffet fut un des quatre pasteurs ordinaires de l'Eglise réformée de Metz, de i582à 161 1. Il eut pour successeur P. Ferry. Il avait précédemment appartenu à l'ordre des Carmes. M. Buffet était très laborieux et fort empressé à recueillir les faits historiques de son temps. Il a laissé de nombreux cahiers, dont la plupart paraissent perdus.

Paul Ferry lui a adressé une pièce de vers élogieuse sous le n° xvn de ses poésies (p. 1 5g).

Page 61, ligne 18 : Grandjam.be.

Henry Grand jambe, sieur de Sémécourt, était orfèvre; il avait épousé Jeanne Blanchard, fille de Claude Blanchard, aman de Saint-Vy, et était ainsi beau-frère deMangin Le Bachelé. Il était fils de Didier Grandjambe et d'Alison, fille de Jean Soultain et d'Isabelle de Gorze, et se trouvait par là neveu de Jean Soultain, aman deSaint-Eucaire, qui, nommé maître-échevin en 1 553, de la création du cardinal de Lénoncourt, et en i56o de celle de M. de Senneterre, fut le premier de ces magistrats dont l'élection fut faite en dehors de l'antique constitution de la cité.

Page 64, ligne 1 : Messire Jacques de Raigecourt.

Le Sr Jacques de Raigecourt, écuyer, seigneur de Marly, Ancerville, Pournoy, etc., était député de la noblesse. Il devint conseiller d'Etat et chambellan de S. A. de Lorraine, conseiller et maître d'hôtel ordinaire du cardinal de Lorraine, et mourut à Metz en 1619, à un âge avancé. Il était fils d'Antoine de Raigecourt et de

Philippe de Pappenhoven , et gendre de Nicolas de Gournay, seigneur de Villers.

Les Raigecourt, chefs du paraige de Port-Saillis, occupaient un rang essentiellement distingué dans la noblesse messine. Cette illustre famille existe encore en la personne de M. le marquis de Raigecourt, à Paris.

Page 64, ligne 1 : Un princier.

Le député du clergé était Antoine Fournier, chanoine régalien de Saint-Denis de Reims, chanoine et princier de la cathédrale de Metz; en i5j5, évêque de Basilée (in part, infid.) et suffragant, sur le siège épiscopal de Metz, des cardinaux de Lorraine et de Guise. Cetéminent ecclésiastique, à qui Metz doit la fondation des Capucins, mourut en cette ville le 25 novembre 1610.

Page 64, ligne 2 : Un certain Noblet.

M. Noblet était un catholique des plus ardents. Pendant la guerre de la Ligue, il fut arrêté le i3 janvier i5go, avec Didier et Jean de Villers, sous le soupçon de participation aux actes de cette association, dans une ville qui avait reconnu Henri IV pour roi légitime.

Page 67, ligne 16 : Michelet, gendre Joly.

Claude Michelet était, lui aussi, d'une famille de parvenus, dans la meilleure acception du mot. Petit-fils cFun simple paysan, maire de son village, il était fils de Jacques Michelet, escripvain en 1570. Entré dans l'administration, il avait été nommé commissaire des guerres à Metz; par son mariage avec Suzane, fille du notaire Joly, il était devenu beau-frère du célèbre procureur général.

Son fils, Abraham Michelet, devint receveur général de la ville de Metz; il abjura le protestantisme. Cette

famille occupait au xvmc siècle une haute position à Metz. Elle possédait les seigneuries de Hayes, de Méy et d'Avancy. Le célèbre numismate Michelet d'Ennery lui appartenait.

Page 67, ligne 18 : Michel de Flavigny.

Les Flavigny tenaient un rang fort honorable dans le monde messin. Michel de Flavigny fut treize et conseiller du maître échevin. Il possédait les seigneuries de la Horgne, Malroy, Mancourt, Verny et Vigny.

Quelques indications relatives à cette famille, recueillies dans les actes desxveetxvie siècles, permettent d'établir chez elle cette progression, remarquable dans la plupart des familles de Metz, qui donne aux notabilités de la noblesse des escripvains et des procureurs pour ancêtres.

Didier de Flavigny Vescripvain, 1493.

Jean de Flavigny le marchand, 1529.

Jacques de Flavigny le procureur, 1569.

Page 68, ligne 14 : monnaye barroyse.

Le duché de Bar possédait une monnaie de compte, le franc barrois, dont il fallait 7 pour valoir 3 livres de Lorraine. Or, 3 1 livres de Lorraine équivalaient à 24 livres de France. Le franc barrois valait donc à peu près un tiers de cette dernière valeur, soit 6 sous tournois ou i3 sous messins à peu près. Cette valeur le rapprochait assez du franc messin. Il se subdivisait en 12 gros, le gros en 4 blancs, le blanc en 4 deniers barrois.

UJ.2 JOURNAL DE JEAN LE COULLON

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