SUR LA SURVEILLANCE DES ÉTALONS ET DES JUMENTS
Monsieur le directeur, M. le ministrede l'agriculture vient de présenter au Sénat un projet de loi ayant pour but d'éloigner de la reproduction les étalons atteints de deux maladies transmissibles nuisibles à un bon service : le cornage et la fluxion périodique des yeux.
Tout le monde applaudira à cette sage mesure, mais pourquoi ne concernera- t-elle que les étalons? Pourquoi n'exercera-t-on pis la même surveillance sur les juments?
Tout le monde sait que le poulain est susceptible d'hériter des maladies de sa mère tout aussi bien que de celles de son père.
Alors, la loi présentée sera absolument imparfaite, car elle ne produira bien évidemment que la moitié des bons elïets que l'on est en droit d'en attendre.
Dans une étude sur la Pousse que j'ai, il y a déjà longtemps, publiée dans votre excellent ./oft/'/ia/ (1882, tome II, 22 avril, n" OSOj, je d isais :
« La pousse est amenée par des causes diverses dont la principale est la débilité congénitale. Car comme la phtisie chez l homme, elle se transmet par l'héredidé. On est tout surpris qu'un cheval acheté pou-