‹ Journal de l'agriculture (volume 2)Chapitre 177 sur 683 · V. — Vins, spiritueux, vinaigres, cidres · texte numérisé non relu

V. — Vins, spiritueux, vinaigres, cidres

Vins. — La situation du commerce des vins ne varie pas beaucoup. Les affaires présentent une physionomie absolument difîerente suivant les régions. Ici elles sont assez calmes, tandis qu'ailleurs elles ont plus d'activité. Mais ce qui domine la situation, c'est que les vin^ nouveaux se relèvent peu à peu de la détestable situation qui leur a été faite. Les viticulteurs maintiennent partout les prix, et ils s'en trouvent bien. Quant aux travaux de la vigne, ils sont poussés partout avec vigueur; on craint, en effet, qu'en raison de la douceur de l'hiver qui va bientôt prendre fin, la végétation parle rapidement avec vigueur. Dans ces circonstances, on a toujours beaucoup à craindre de» gelées printanières. — Nous ne donnons pas de cours cette semaine ; car nous ne pourrions que répéter ceux que nous avons donnés dans nos précédents n-uméros.

Spiritueux. — Le commerce des alcools est dans le calme le plus complet. Que ce soit dans le Midi ou dans le Nord, les ventes sont peu importantes, et les prix demeurent sans changements et sans même que l'on puisse prévoir qu'ils se relèvent bientôt. On cote à Paris : 3/6 betteraves, 90 degrés, V" qualité, disponible, 50 fr.; mars, 50 fr. 75 ; mars et avril, 51 fr. 50; quatre mois de mai, 52 fr.50 à 52 fr. 75 ; le tout par hectolitre.

VI. — Sucres. — Mêlasses. — Fécules. — Glucoses. — Amidorvs. — Houblons.

Sucres. — C'est de la baisse que nous devons signaler dans les prix. Les affaires sont très lentes, et les prix sont faibles'. On cote à Paris par 100 kdog. : sucres bruts 88 degrés saccharimétriques, 49 fr. 75; les 99 degrés, 57 fr. ; sucres blancs, n** 3, 57 fr. à, 57 fr. 25; — à Lille, sucres bruts, 49 fr. 50; sucres blancs, 57 fr. 25; — à Saint-Quentin, sucres bruts, 49 fr. 25 à 49 fr. 50; sucres blancs, 57 fr. 50; à Valenciennes, sucres bruts 49 fr. 50. — A Paris, le stock de l'entrepôt réel des sucres e'tait, au 14 février, de 877,000 sacs, avec une augmentation de 18,000 sacs depuis huit jours. — Pour les sucres raffinés, ils valent de 105 à 106 fr. par 100 kilog, à la consommation, et de 64 fr. 75 à 67 fr. ; pour l'exportation. — Dans les ports les prix sont sans changements pour les sucres coloniaux.

Fécules. — Les cours ne varient pas. On paye à Paris 39 à 40 fr. par 100 kilog. pour les fécules premières du rayon ; à Compiègne, 38 fr. pour celles de l'Oise.

Amidons. — Prix faibles pour toutes les sortes. On paye à Paris : amidons de pur froment, 66 à 68 fr. ; amidons de province, 64 à 66 fr. ; amidons de maïs, 5.4 à 56 fr.; le tout par quintal métrique.

Houblons. — Les offres des cultivateurs sont partout extrêmement restreintes, par suite de la diminution des stocks. Les prix se maintiennent bien sur tous les marchés. On paye dans le Nord, 740 à 760 fr. par :00 kilog.; à Dijon, 900 à 1,000 fr. ; en Alsace, jusqu'à 1,100. En Angleterre, les atïairessont extrêmement calmes.

Page 1