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TENEUR EN AMMONIAQUE DES EAUX PLUVIALES

pas à sa volatilisation, mais à son absorption, du moins en partie, par la matière organique que ces eaux renferment. Une autre cause qui influe considérablemenl aussi sur la teneur en ammoniaque de l'eau pluviale, est la quantité d'eau tombée mensuellement. C'est ce qui résulte d'une façon générale de l'inspection du tableau qui précède, A part certains cas exceptionnels dont je rechercbe la cause, on voit que moins il tombe de pluie, plus celle-ci est riche en ammoniaque.

Auguste HouzEAU.

Il y a eu, depuis plusieurs années, peu de modifications importantes à signaler dans la construction des machines à battre. Les ingénieurs, aujourd'hui nombreux, qui se livrent à ia fabrication de ces engins, se sont surtout préoccupés des moyens à adopter pour obtenir un plus parfait nettoyage du grain battu, sans chercher, d'une manière spéciale, à réaliser des simplifications dans les transmissions de mouvement

Fig. 33. — Batteuse ordinaire de M. Cumming.

aux divers organes de la batteuse et, par suite, à diminuer le prix de revient.

L'exposition de Paris nous a apporté, à cet égard, une disposition absolument nouvelle. Elle est due à M. J. Cumming, ingénieur-constructeur à Orléans, dont le nom est connu des agriculteurs depuis près de trente ans, et dont les machines sont répandues dans un très grand nombre d'exploitations agricoles. Simplifier les organes des mouvements de la machine à battre, sans diminuer le travail obtenu, tel est le problème qu'il s'est posé, et dont il a obtenu une solution qui frappera l'esprit de tous les agriculteurs.

Dans les batteuses du système Cumming, comme dans celles qui sortent de la plupart des ateliers anglais et français, It; mouvement est donné au batteur, au secoueur, aux tarares, à l'élévateur, etc., par des arbres distincts, entraînant, par suite, un nombre considérable de coussinets et des frottements nombreux par les courroies ; on doit les surveiller sans relâche, les graisser souvent, pour en assurer U fonc* tionnement. Dans la nouvelle batteuse Cumminof, le nombre des arbres est réduit au strict nécessaire, et par des combinaisons ingénieuses, on obtient le même travail. Il n'y a plus que deux arbres, celui du

1. Voir le Journal, du 27 janvier et du 24 février, page loi et 293 de ce volume.

LES MAClilNES AU CONCOUHS GKNKl-'AJ. DE PARIS.

batteur, celui du secoueur; par conséquent, il n'y a que quatre coussinets à graisser; il en résulte que l'on a moins de dépense de maind'œuvre et d'huile pour le graissage.

La comparaison de la f1g. 33 qui montre l'ancienne iDatteuse du système Cumming, et de la fig. .'j'i qui en représente le nouveau

Fi;

iNuuvelle batteuse de M. Cumiauiy.

modèle, montre déjà comment celte simplification est apparente à Textérienr. Afin de faire saisir le mécanisme de ce nouveau type, la fig. 35 en montre la coupe intérieure. B est l'arbre qui donne le mouvement au batteur, (le batteur est en fer, de même que le contrebalteur; sa largeur est de P.GO, de sorte que l'on peut engrener les

Fig. 35. — Coupe de la nouvelle batteuse de M. Cuinniing.

tiges les plus longues. En A, b l'autre extrémité de la machine, est l'arbre coudé des secoueurs SS ; les secoueurs sont à persiennes, et leur longueur est de 2"'. 70. Le même arbre donne le mouvement aux augets TT'. Au-dessous, en G sont les grilles des trémies sur lesquelles souffle le ventilateur placé latéralement. Le grain vanné tombe en V, pour sortir par une buse où il est recueilli en sac. Quant aux déchets, balles, otons, etc., le tout sort au-dessus des trémies, par le large

orifice que la fif]çure 34 montre derrière la roue. Ainsi, le grain sort en arrière de la machine; la paille, purgée de tout grain, en avant; les déchets, latéralement. A la partie inférieure de la machine, il n'y a aucune ouverture.

La simplification apportée dans les transmissions de mouvement ])résente une première conséquence, c'est que, pour faire ni môme travail, il ne sera pas nécessaire de dépenser une force aussi considérables. A côté de l'économie de main-d'œuvre et d'huile de i^raissac-e, il faut donc inscrire une nouvelle économie, celle du charbon brûlé. Il en est encore une autre que nous ne devons pas omettre de signaler, c'est qu'une machine de ce genre peut être vendue moias cher; au lieu de 2,100 francs que coûtait la batteuse de M. Cumming, le nouveau modèle, pour la même force, ne coûte que 1 ,700 francs. Il y a donc là un ensemble de circonstances qui sont de nature à appeler vivement l'attention de tous les agriculteurs. Obtenir le même résultat avec moins de dépense, tel est un des principaux avantages que présente l'emploi des bonnes machines.

[La suite prochainement) , Henry Sagmer.

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