LE CONCOURS HIPPIQUE DE BORDEAUX
Le concours que la Société hippique française organise chaque année à Bordeaux pour encourager la production du cheval de service a eu lieu du 1 1 au 18 février.
Comme les années précédentes, les chevaux originaires de la circonscription du midi, c'est-à-dire des départements de l'Ariège, del'Aude, de l'Aveyron, de la Charente, de la Charente-Inférieure, de la Corrèze, de la Creuse, de la Dordogne, de la Haute-Garonne, du Gers, de la Gironde, de l'Hérault, des Landes, du Lot, de Lot-et-Garonne, des Basses-Pyrénées, des Hautes-Pyrénées, des Pyrénées -Orientales, du Tarn, de Tarn-et-Garonne et de la Haute- Vienne ont seuls été admis à concourir.
L'hippodrome placé au centre de la ville, sur l'esplanade des Quinconces, offrait les meilleures conditions pour une bonne réussite. Malheureusement le mauvais temps est venu contrarier cette fête pendant la majeure partie de la semaine.
Les inscriptions au catalogue du concours s'élevaient à 190 têtes ; l'année dernière ce même chiffre ne dépassait pas 169 déclarations. Cet effectif considérable était réparti en cinq classes et en diverses catégories de spécialités. Dans les cinq classes se trouvaient rangés : les grands carrossiers, les carrossiers légers, les chevaux de victorias ou de tilburys, les chevaux de selle et enfin les poneys de 5 à 6 ans. Les catégories de spécialités comprenaient, au contraire, les poulains et pouliches de 3 ans non dressés, les courses au trot monté, les chevaux sautant les obstacles, parmi lesquels figuraient des chevaux appartenant à l'armée, présentés par des oiliciers ou des sous-officiers en uniforme, les juments poulinières, les équipages et chevaux de maître, et, en dernier lieu, les épreuves de dressage et de manège.
Le programme des récompenses, qui a été augmenté cette année, contenait 260 prix représentant ensemble une somme de 48,21 2 francs. Il avait été mis, en outre, à la disposition du jury, une coupe d'une valeur de 1 ,000 francs, destinée à être offerte au cavalier ayant fourni