LE CONCOURS HIPPIQUE DE BORDEAUX
la meilleure course d'obstacles. Dans des concours semblables successivement tenus à Nantes, à Lille, à Lyon et à Paris, il sera distribué cette année, comme les années précédentes, une somme d'environ 300,000 francs par la Société bippique. Ce sont là des efforts dignes d'être signalés et dignes aussi de la reconnaissance des éleveurs. Et, nous n'en doutons pas, c'est grâce à de tels encouragements et grâce également aux importantes récompenses distribuées cbaque année par l'administration des haras que la population bippique de la France s'est accrue, depuis le recensement de 1878, de plus de 100,000 tèles. C'est surtout dans la région du midi, peu adonnée jusqu'à présent à l'élève du clieval et oii toute tradition et toute notion spéciale faisaient défaut, que les progrès ont été le plus sensibles.
La partie la plus remarquable du concours comme exposition était les groupes de chevaux présentés par les écoles de dressage de Rochefort, Bordeaux et Tarbes, placées sous l'habile direction de MM. de Cugnac, du Parc et Hourguès. Ces utiles auxiliaires viennent cependant, nousa-t-on assuré, d'être gravement atteints dans leur existence. Al'avenir, ilsnerecevrontplusla subvenlionde 40,000 Irancs qui leur était annuellement allouée par l'Etat. C'est là une mesure fâcheuse en ce que ces établissements avaient largement rontribuéaux progrès réalisés par la propagation des meilleures méthodes d'éducation pour le cheval.
La Section des poulains hongres et des pouliches non dressés renfermait au concours de cette année des sujets de forme élégante, ayant en général des aplombs irréprochables, mais ils ont paru manquer de taille. Il en a été de même pour la Section des grands carrossiers de V".G3 et au-dessus. Aussi le jury n"a-t-il pu distribuer toutes les récompenses réservées à cette dernière division.
Citons néanmoins parmi la magnifique collection de chevaux exposés : Kytouçhay à M. de Guillhemanson, Juliette à M. d'Archangue, Bète-à-chagrinàM. Champagne, Bonne à M. Muillier, Layrisse à M. Saint-Blancat, Caprice à M. Montouroy, Bail à M. Autant, Brillante à M. Targé, Pompon à M. Roques, Vagabond à M. Labordette, Féerie à M. Boutayon, Nina à M. Latour, Pélican à M. de Mauvezin, Kali à M. Dérat, Jouste et Bayard à M. Gacon, Artiste à M. Targé, Rigodon à M. de Sèvin, Rosette à M. Capdeville. qui ont chacun obtenu le premier prix de leur section.
Le concours des équipages consiste en un défdé auquel peuvent prendre part toutes les écuries. Il s'agit de s'y distinguer à la fois par la race des chevaux, la coupe de la voiture, le style du cocher.
Cette partie du concours a été fort brillante à Bordeaux. On a vu figuier dans l'enceinte de l'hippodrome des curricles, voitures anglaises à deux roues encore peu répandues en France, des landaus, des phaetons, des coupés élégamment tournés, pourvus d'organes souples et garnis des capitons les plus moelleux, des tilburys avec des suspensions aériennes et des roues à pattes d'araignées. A ces élégants véhicules étaient attelés des chevaux finement iiarnachés, au poitrail développé, aux membres puissants et souples, portant haut le front, à la fois impatients et disciplines.
Le succès de la journée a été pour les magnifiques équipages de MM. Carayon-Latour, Piganeau et Lawton de Bordeaux.
L'épreuve des chevaux montés a fait ressortir le mérite comme