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II. — Réceptions officielles au ministère de f agriculture

M. Méline, ministre de l'agriculture, a tenu, dès son arrivée aux affaires, à se mettre en rapport avec les corps constitués près de son ministère. Le 7 mars, il a reçu la Société nationale d'agriculture, et le 8 mars le Conseil supérieur de l'agriculture. Dans cette réunion, M. Méline a fait connaître son intention d'avoir souvent recours au Conseil supérieur, et il s'est enquis de l'état des travaux sur les ques-

N» 797. Tome 1" de 1883. — 17 Mars.

lions qui lui ont été précédemment soumises. Le rapport de M. Jametel sur les voies de communications et sur les dégrèvements étant préparé, il a été décidé que le conseil supérieur serait réuoi pour le discuter.

M. le ministre- de l'agriculture a reçu, d'un autre côté, les Conseils d'administration de la Société d'encouragement à l'agriculture et de la Société des agriculteurs de France.

Après avoir remercié la Société d'encouragement du concours qu'elle donne au gouvernement, M. Méline lui a demandé de signaler les questions qu'elle désirerait voir mettre à l'étude, M. Récipon, président, a insisté sur l'urgence d'une bonne organisation des concours hippiques. M. Jobard a demandé que le concours général agricole de Paris fût sous la direction exclusive du ministère de l'agriculture. M. Foucher de Careil a insisté sur la création du crédit agricole. M. Danelle-Bernardin a parlé de l'utilité qu'il y aurait pour l'agriculture à porter de quinze jours à vingt-huit la durée des congés qu'il est d'usage d'accorder aux militaires pour les travauîi de la moisson.

La délégation de la Société des agriculteurs de France qui a élé reçuepar M. leministrede l'agriculture était composée de MM. de Dampierre, président; Bertin, Josseau et de Monicault, vice-présidents: de Luçay, Blanchemain, Ameline de la Briselainne, secrétaires; de Galonné, archiviste, et Johanet, administrateur. M. Méline a dit, en substance, que l'agriculture avait beaucoup de sympathies dans les Chambres, qu'il était d'accord avec la plupart des membres du Parlement pour reconnaître qu'il était temps que les questions pendantes devant les pouvoirs fussent vidées. De ce nombre sont les projets relatifs au Code rural et notamment au régime des eaux et au Crédit agricole; il serait très désirable que ce dernier projet fût discuté, au moins par le Sénat qui en est saisi, pendant la session d'été. L'idée d'un retour à la loi de 1851 sur la représentation légale de l'agriculture a été sympathiqueœent accueillie par le ministre. L'entretien a roulé, à la fin, sur l'enseignement pratique proprement dit de l'agriculture, qui s'adresse à la culture moyenne.

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